Projet en cours…

Je vous en parlais sur Facebook avant mes petites vacances – délicieuses et apaisées – il y a un petit projet qui me tient à cœur en ce moment et…
J’ai besoin de VOUS !
Oui, VOUS!

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L’écriture est à la fois ma passion et une partie de mon métier.
Il me semblait donc naturel, maintenant que je suis arrivée à une certaine « maturité affective », même si ce terme me donne l’impression de ressembler à une tomme de fromage qui attendait son heure au fond d’une cave sombre, de me lancer dans un projet d’écriture sur les relations toxiques. Et encore plus particulièrement, dans un deuxième temps, sur les pervers narcissiques.
Quel est votre rôle à jouer là-dedans, me direz-vous ?
J’ai déjà concocté une proto-table des matières, opéré une première sélection d’articles à retravailler pour le livre, décidé de quoi j’allais traiter point par point,…
MAIS
Ce que j’aimerais inclure dans ce travail, c’est aussi :

  • Des témoignages portant sur les relations toxiques ou, plus spécifiquement, sur les pervers narcissiques dans les relations amoureuses MAIS AUSSI en amitié, dans la famille ou au travail. J’ai dans l’idée d’illustrer chaque propos par un petit encadré (anonyme, évidemment) plus personnel.
  • Des témoignages masculins ! Oui… Ils se font rares.
  • Des poèmes ou pourquoi pas des dessins, créations graphiques ou autres liés aux relations toxiques…

En bref, tout ce qui pourrait contribuer à en faire un ouvrage « vivant », en collaboration avec les « acteurs » de cette communauté soudée et empathique que nous formons presque malgré nous…

Alors, si vous vous sentez concerné ou que vous connaissez quelqu’un susceptible de l’être, n’hésitez pas à me contacter via Facebook ou à l’adresse du blog : callmeseraphine@gmail.com

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Se sauver n’est pas une fuite !

Cela fait un petit moment, déjà, que je cherchais cette citation :

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La honte… La culpabilité… La vengeance…
Ce sont certainement les sentiments qui reviennent le plus souvent après une rupture avec une personne toxique.
Ça serait oublier trop facilement qu’il faut du COURAGE pour partir, de la FORCE de CARACTÈRE pour tenir ses bonnes résolutions et de la CONFIANCE en SOI pour faire repasser ses besoins avant ceux de son mythomane préféré.

Je vous link un post plein d’amour et de bon sens : https://leperversnarcissique.wordpress.com/2016/09/09/une-mauvaise-decision-ne-fait-pas-de-vous-une-mauvaise-personne-battez-vous-pour-votre-identite-apres-labus/

Et vous fait un-bisou-qui-console
😉

PS : MAIS OUI ! On peut s’en sortir… J’ai d’ailleurs reçu un message de l’une d’entre vous qui fait bien plaisir… Un pas de plus sur le « bon chemin ». C’est sympa de recevoir de bonnes nouvelles 😉

Trois petits bonheurs par jour

RougeOh qu’il serait facile de se laisser aller à la déprime…
Se laisser glisser de la falaise
Couler au fond de l’eau
S’enfoncer dans le sable
Percer la croûte terrestre
Et cramer dans le noyau de la terre
* Soupir de satisfaction*
MAIS NON !
On est des guerrières, des warriors, des spartiates !
On va s’en sortir !
On va briller à nouveau !
Tant et si bien qu’on lui brulera la rétine jusqu’aux pointes de ses cheveux.
Alors si toi aussi – pour le moment – tu te sens misérable à manger tes chipitos trempés dans un milkshake banane emmitouflée dans ton vieux pyjama en pilou du dimanche…
Concentre-toi sur un truc tout simple : trois petits bonheurs par jour.

Sors du positif de ta journée

Même si c’est pas grand chose

Même si c’est rien

Trois petites choses qui t’ont fait sourire (même si t’avais pas envie), qui t’ont fait penser à autre chose (même si tu t’accroches à ton objet de torture), qui t’ont donner envie de faire autre chose que de te morfondre,…

Ce café du matin
Oh… Mon… Dieu…
Je ne fume pas, je ne me drogue pas mais, retirez-moi ma première tasse, et je mords.
J’aime TOUT dans le café.
Le petit cérémonial du matin… Je plie le filtre du bout de l’ongle. Admire ma manucure. Le dépose soigneusement dans le réceptacle et – instant béni entre tous – j’ouvre la boîte à café.
Rhoooo, les amis…
L’odeur du café le matin…
Ça me rappelle tous les matins du monde. Ma maman qui prépare les petits dej’ familiaux quand tout le monde dort encore, l’usine de torréfaction qu’on dépassait très tôt le matin quand on rendait visite à mamy le week-end.
Ça me rappelle aussi ce jour où je « suis devenue une grande » et que j’ai eu droit à ma tasse à moi. Fini les fonds de tasse volés chez tout le monde ! J’avais enfin le droit de finir mon repas avec les grands.
J’en respire une grande bouffée. A chaque fois.
Mon amoureux sourit. A chaque fois.
Je frissonne d’enfouir ma cuillère dans le bocal et de l’écouter frétiller sous le métal.
Une, deux, trois.
12 mesures d’eau et la magie opère !
Mon perco ronronne comme un chat, le balai des petites cuillères et des bols à céréales commence dans cette douce musique.
Je sirote ma première tasse que, déjà, ma cafetière qui sifflote m’appelle déjà aux tasses à venir…
Le café.
C’est mon « je t’aime » du matin.

Le bateau pirate
Ça m’a pris comme ça…
L’instant d’avant, c’était un tas de cubes disparates. Celui d’après, un magnifique bateau pirate !
Un fameux « un mât », fin comme un oiseau, hissez haut !
Équipé d’une pente douce pour faire entre les voitures, d’un jardinet, d’un tuyau pour arroser les poissons et d’une coupe de la « piston cup » en guise de proue.
J’ai fait deux heureux (cela va sans dire).
Mais… Pendant un moment… Mes seules pensées étaient d’accorder les cubes et de trouver de quoi fixer ma voile imaginaire…
D’imaginer leur sourire quand ils s’éveilleraient de la sieste.
Un moment hors du temps.

La découverte de la semaine
Pokémon…
Ouais…
POKEMON
On les dessine, on s’amuse à les reconnaître, on chante au karaoké, on regarde la série en sirotant du cécémel.
OU l’art d’effacer tes problèmes d’adultes en te rappelant comment c’était d’être enfant…

Et vous ?
Quels seront vos trois petits plaisirs d’aujourd’hui ?
🙂

Pourquoi je reste ?

RoseLe problème à la racine
Ce qui sert de terreau aux relations toxiques est – bien souvent – une dépendance affective qui dort loin loin loin du soleil, bien caché sous l’humus.
Une précédente relation douloureuse ? Un sentiment d’abandon passé ? Une famille dysfonctionnelle ? …
A un moment ou à un autre de votre vie, vous avez cru que pour être aimé, il fallait plaire. Et plaire activement. Séduire. Être conforme à l’image, à l’idée, au fantasme qu’une tierce personne avait de vous.

Je pense que, très jeune déjà, j’ai accepté (et adhéré!) à cette étiquette lisse et confortable de « bonne élève » que mes parents m’ont collé sur le front.
A la question « Comment va Séraphine? », ils répondaient « Très bien, elle a brillé en histoire. 20/20. Encore ». Le statut d’élève modèle me définissait. Me faisait exister.
En effet, en dehors des périodes d’interros, je redevenais anonyme. Je faisais partie du groupe : « Oui, les enfants vont bien ».
Pour être regardée, remarquée ou, tout simplement, vue, il fallait être brillante.
Soit.
Je fus, durant toute ma scolarité, excellente.
Puis vint la période redoutée de l’adolescence (bien qu’elle fut relativement tardive chez moi). Je devins « une fille ».
(Ne riez pas)
Une vraie fille (selon le terme légèrement péjoratif employé par ma mère).
Et avec tout l’attirail, en plus !
Jupes, talons hauts, maquillage, minauderies,…
A peine, ai-je mis un pied hors du cadre que je dégringolai de la cimaise.
Plus jamais je ne mériterai alors l’attention parentale.
Pour être acceptée, pour être aimée, il me fallait les applaudissements du jury. Malheureusement, une fois sortie du moule, je n’ai plus jamais pu me résoudre à y retourner… Et malgré tout, je souffrais ! Libre d’être moi-même, oui, mais sevrée trop tôt de l’amour de mes parents (et à cet âge, pense-t-on, d’Amour tout court).
Non pas que j’ai arrêté d’exceller dans tout ce que je faisais (oui, j’y ai mis assez de sueur et de larmes pour me permettre d’utiliser ce terme) mais mes efforts étaient à présent mal dirigé… Je me « trompais de voie », selon eux.
De critiques, ils sont finalement devenus indifférents, m’inculquant ainsi la plus brutale des leçons :  » Être toi-même ne suffit pas pour être aimée, si tu ne veux pas laisser indifférent alors conforme-toi à l’idée qu’on se fait de toi« .

Les bases du chantage affectif sont posées : Je vais t’aimer, si tu agis ou tu fais ce que je te dis de faire. C’est sur ce mode que viendront fleurir vos futures relations toxiques, qu’elles soient professionnelles, amicales ou amoureuses.
Du coup, quand je lis sur certains blogs un peu virulents que « la personne qui se laisse entrainer dans une relation est à moitié responsable de sa situation »…
Je dis oui… Mais non.
On est pas responsable dans le mode « Oh oui, essuie tes chaussures sales sur ma tronche que je les lessive de mes larmes », mais plutôt dans le sens où on constitue un foyer de choix pour que ce genre de vermines prolifèrent.
Un peu d’indulgence avec soi-même. Please !

De la racine aux pétales
De petite graine, je suis devenue une splendide passiflore.
(Les roses, c’est pour les nuls).
J’ai construit ma vie sur ce mode de pensée. J’ai été élevée avec ça. J’ai grandi avec ça (pour autant que je devienne grande un jour). J’ai aimé avec ça…
Jusqu’au jour où je me suis rendue compte – disons plutôt que j’ai lentement commencé à sentir, au fil de ma vie misérable et triste, qu’un truc ne tournait pas rond chez moi – que j’avais essayé de me construire sur du vide, sur du rien.
Je ne vivais pas… J’attendais.

De la même manière que j’avais toujours, en vain, attendu l’approbation de mes parents, j’attendais qu’on m’aime.
Exclusivement. Sans concession. Sans compromis. Sans condition.
C’est pour cela que c’est si dur de se sortir d’une relation toxique…
C’est parce que c’est notre « enfant intérieur » qui est encore en attente.
Attention ! Ce n’est pas parce que, émotionnellement, c’est ambiance fête foraine que nous sommes immature. Pas du tout. Et même, au contraire ! J’ai toujours adoré les responsabilités professionnelles (parce que je me sais excellente – encore – et donc utile), je suis une maman dévouée et ne suis pas dénuée de sang-froid quand les circonstances l’exigent.
Mais oui… Affectivement… Je ne gère rien.

Enfants, la tâche de remplir ces besoins affectifs est dévolue aux parents : « Tout enfant est sensé être aimé de ses parents (même si ça me fait bizarre de l’écrire) ».
Mais en tant qu’adulte… On ne dépend plus de personne ! Les oisillons sont boutés hors du nid et les petits poissons lâchés dans le grand bain. Ce n’est pas le rôle de l’autre de combler vos besoins. On est le seul artisan de son propre bonheur.
CQFD
Pour sortir de ce genre de relation,donc, il faut faire le deuil de ces attentes.
Faire une croix sur tout ce que vous aurez aimé recevoir, tout ce que vous attendez , tout ce que vous attendez de cette personne pour le prendre tel qu’il est.
Parce que oui. On ne peut pas exiger d’être aimée telle qu’on est si on exige quoique ce soit de celui qu’on aime.
Et ça, c’est moche quand on a pas été élevée comme ça…
Mais ça se soigne…

Ce qui nous freine ? Pourquoi on retarde la rupture ?

  • La peur d’être seul(e)
  • La peur de se sentir abandonné(e)
  • Peur de prendre sa place – d’être autonome dans sa vie
  • Le manque d’estime de soi
  • L’impression d’être vulnérable
  • La culpabilité

Ces sentiments ont le même tronc commun : il immobilise. Il nous garde dans l’attente.
On stagne. On a l’impression de ne pas avancer. De ne pas être entendue. On tourne en rond. On évolue pas. On ne s’épanouit pas. On ne se réalise pas.
Comme si être seul était le mal du siècle.
L’erreur à ne pas commettre.
Le faux pas à éviter.
Parce que « être seul » pèse plus lourd au cœur qu' »être bien« .
TOUT semble retarder ce moment où vous ouvrirez les yeux et déciderez de voler de vos propres ailes.
Et pourtant… C’est vous que vous laissez mourir à petit feu dans une relation toxique. Votre temps que vous perdez alors que vous pourriez dessiner, peindre, écrire des poèmes, faire du sport, du trombone à coulisse, sortir avec des copines,… BREF vivre votre vie.
Si vous ne vous occupez pas de vous, qui le fera à votre place ?

Hauts les cœurs, sortez les pinceaux (ou le trombone à coulisse),
il est temps de changer de vie…
MAINTENANT !

A lire également : http://www.madeleinelamarre.com/faire-le-deuil-dune-personne-toxique/

 

 

Halte à l’autoflagellation !

Rouge(Je savoure d’avance la nouvelle audience de ce blog qui aura atterri ici au hasard d’un tag douteux…)

Je plante le décor : Vous avez quitté (de force ou de gré) votre objet de supplice préféré et  – quelques semaines de no contact plus tard – vous sentez poindre les premiers symptômes du manque : perte d’appétit et de sommeil, soudaine chute de confiance en soi, doutes, perte de ce délicieux sentiment de liberté retrouvée, chouinouilles, larmes, envie constante de s’excuser et de « tout reprendre à zéro »,…
NON !
NON NON NON et NON !
Vous vous êtes donné du mal. Vous avez souffert. Vous n’allez pas vous re-tartiner une couche de malheur sur votre pain quotidien.
Le passé est le passé.
Vous aviez de bonnes et d’excellentes raisons d’agir.
La personne que vous voulez retrouver (et que vous aimez encore certainement) est partie depuis longtemps. Idéalisée et présentée sous son meilleur jour par votre esprit saturé de larmes et de misère, vous courez après un fantasme.
* C’est le moment de respirer bien à fond *

Mais vous savez quoi ?
Ce n’est pas si grave…
Vous avez le droit d’être en colère, de pleurer, de rager,… Cette histoire a eu du sens à VOS YEUX, elle a été importante et vous y avez consacré du temps et de l’énergie.
Alors gardez les bons moments dans un coin tout doux et moelleux de votre cœur… Ils vous appartiennent.
La seule chose que vous ne devriez pas vous autoriser à faire (pas pour moi, pas pour les apparences, pas pour la famille mais POUR VOUS), c’est craquer !

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Et, dans ces circonstances, il faut bien l’avouer, la source principale de notre malheur est à un seul endroit : dans notre tête.
– Est ce qu’il pense à moi ?
– Est ce qu’il est triste ?
– Est ce que ça a compté pour lui ?
– Est ce qu’il m’a pris pour un jambon ?
– Pourquoi a-t-il dit ça ?
– Que fait-il ?
– …
Wow wow wooow…
Chacun son espace. Chacun sa tête. Chacun ses pensées.
La seule personne dont l’opinion, la vie, les émotions, etc devrait vous intéresser, c’est vous-même.
C’est illusoire de croire que vous avez quelconque prise sur les émotions d’autrui. C’est inutile de lui prêter telle ou telle intention. C’est vain de vouloir lire entre les lignes…
Il n’y a que deux options :
– Vous vous êtes quitté. Et c’est mieux comme ça.
– Il y a une erreur dans le cosmos et vous finirez par vous retrouver au moment du happy end quand le film sera fini.

Acceptez de laisser partir ce qui est – effectivement – parti
Comment ?
Le premier pas en avant, c’est encore accepter de rester dans ses propres chaussures.
A sa place.
Réinvestissez votre propre vie.
Vous savez (ou avez déjà du mal à savoir vous-même) ce qu’il en est de cette relation, de vos sentiments, de votre état d’esprit, de votre avenir…
Alors n’essayez pas de chausser ses converses usées et dépareillées que vous avez toujours imputées à son manque de style sans jamais comprendre son goût pour la chaussure grunge. Au fond… Vous savez que vous êtes faites pour marcher en stilettos…

Si vous n’êtes pas convaincus par les métaphores en semelle (ce que je déplore, évidemment), je vous invite à prendre une situation lambda et à apprécier l’éventail des possibilités qui s’offrent à vous.
Exemple classique : La dispute et le « de toute façon, je m’en fous »
– Il est sincère
– Il ment
– Ses mots ont dépassé sa pensée sur le moment
– Il cherche à vous blesser
– Il est blessé et le camoufle sous couvert de machisme
– C’est un macho
– C’est un hypersensible
– Il veut vous faire réagir
– Il veut vous faire du mal
– Il vous adresse un raisonnement par l’absurde
– Il renverse la vapeur pour sauver ses miches
– C’est un con
– C’est un incompris
– Oh… Après tout, c’est de ma faute
– Oh le *****
– Il me laisse le choix
– Quel était le ton de sa réponse encore ? Posé ? énervé ? Indifférent ?
– Non mais… Avait-il passé une bonne journée ? Etait-il en de bonnes dispositions pour discuter avec moi ?

(Liste non exhaustive)

La seule et unique réponse aux questions que vous vous posez est la suivante : LA vérité vous échappera toujours.
Le revoir une dernière dernière fois pour « mettre les choses à plat » ne vous apportera aucune paix. Aucune réponse satisfaisante.
Il faut être deux dans une relation et le seul rôle qu’on peut y jouer, c’est encore le sien.
Extrapoler, chercher le coupable, la raison-qui-a-fait-que,…
C’est déjà être hors limite.
C’est déjà se faire du mal pour rien…

Alors faites un pas de plus vers la résilience.
Il y a quelqu’un derrière cet écran qui a cruellement besoin de vous-même et il est probablement appuyé, une main sur le menton, à lire ces lignes…
😉

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A bon entendeur…
PS : Souriez… Demain, ça ira mieux !
Courage, c’est l’heure de la pause café

Et t’oublier…

RougeJ’ai eu, récemment, une looongue discussion avec l’une (et l’un ?! Oui, ça arrive…) d’entre vous sur les différentes manières de se reconstruire, d’oublier et de repartir du bon pied après une relation toxique.
On a déjà parlé de deux ou trois choses ici (écrire, s’informer, prendre conscience, s’entourer,…) mais, à la lumière de ma dernière « relation »,  je pense que ça pourrait être sympa de revenir sur quelques points de la reconstruction post-rupture.
Mon dieu que ce préambule est sérieux…

Phase 1 : Cry baby, cry baby
Vous avez cru à ses belles paroles, vous avez aimé être à son bras, vous avez une bibliothèque rose de souvenirs tous aussi roses bien fournie et PAF. Tout se casse la gueule.

Alors soyons clairs. Que la rupture se soit bien ou mal passée. Qu’elle soit passive ou active (et si vous vous débarrassez de votre relation toxique en ce moment-même, GG à vous !). Qu’elle se fasse d’un « commun accord » ou dans les cris. Dans le sang ou dans le chamallow. Romantique ou roman de gare…
UNE RUPTURE FAIT MAL
Oui
Elle blesse les sentiments, elle prive d’un futur fantasmé (et évidemment idéal), elle brise l’égo, stoppe nette les possibilités,… BREF c’est la loose.
Vous avez donc le droit de pleurer, de rester au lit, de crier, de casser des tasses (mais pensez à l’après… Visez les plus moches), de maudire, de médire, de mendier,…
Pendant un certain temps.
Il sera long pour certains. Moins long pour d’autres. Peu importe. On ne se fixe pas d’objectif.
On se prend un 36 tonnes dans la tronche… On ne peut pas vous demander d’arrêter de saigner.

Phase 2 : On se recentre sur soi-même
Vous vous êtes lancée de bonne foi dans une relation que vous ne saviez pas toxique.
Les débuts ont été hauts en couleurs. Intenses. Passionnés.
Mais ne nous voilons pas la face. Ces derniers mois, vous avez passé votre temps à l’attendre, à faire des compromis, des concessions, à pleurer, à souffrir,… C’en était trop.
Aucun bon souvenir, fut-il excellent (Ah ah futil… Jeu de mot… Ok… Je sors), ne cautionne ces loooongs jours passés à attendre que votre téléphone sonne, qu’il vous adresse « le regard »ou qu’il vous dise un petit mot gentil.
AUCUN.
Pour qu’il y ait relation, il faut deux personnes sur le même pied d’égalité.
Hé oui.
Il est donc probable que vous ayez rompu bien avant la rupture officielle.
Respirez un grand coup, il est temps de penser à vous.
Oui… A vous… Vous vous souvenez? Votre petit moi?

Par curiosité, faites le calcul et rendez-vous compte
– du temps de qualité passé avec lui
– du temps bien bien pourri passé avec lui (engueulades, reproches, concours de lancer d’assiettes, dissertations sur la meilleure manière de prendre un castor en photo (true story), problème de plomberie, sa mère, …)
– du temps où vous avez pensé à lui
– du temps passé à faire des choses pour lui (cuisiner, confectionner un cadeau, trouver un bon plan,…)
– du temps où vous avez pleuré pour lui
– du temps où vous l’avez attendu
– du temps dépensé en vain pour maintenir la relation
– du temps où vous avez fait des efforts pour lui être agréable (choisir de la lingerie, le caresser dans le sens du poil, écouter ses problèmes,…)
– …
Mais vous êtes où vous là-dedans ?

Alors, c’est le moment. Sorties entre copines. Thalasso. Faire la fête. Un nouveau livre. Une nouvelle série. Peu importe !
Vous avez retrouvé le loisir d’avoir des loisirs.
Alors oui, je sais, tout cette liberté d’un coup… C’est… Effrayant.
Mais vous verrez, il n’est jamais trop tard pour se découvrir de nouvelles passions.

Phase 3 : Faites des listes – Écrivez – Prenez de la distance – Oubliez
Qui n’a jamais écrit cette bonne vieille liste exutoire des 1001 choses que je déteste chez lui ? Sale. Vilaine. Pas toujours très objective mais ô combien jouissive…
Le principe est le même ici mais on va aller chercher la petite bête. On pousse plus loin les revendication personnelle pour étendre le concept à la relation elle-même.
Exemple : Je déteste :
– Son accent de paysan.
– Le fait que mes histoires perdent tous leurs intérêts si un faisan déboule sur le bas-côté (Oh un faisan ! … ).
– Que tu ne fasses pas la différence entre suffisance et confiance en soi.
– La photo… Je m’en fous, je m’en fous, je m’en fous mais je m’en fous tellement (Et c’est tellement bon de le dire). J’ai pas d’avis objectif à te donner parce que je m’en fous. J’y connais rien en photo. Je m’en tamponne de la photo.
– Cette obsession pour tes cheveux. Quand ton implantation capillaire commence à la moitié de ton crane, rase tout et arrête de saouler les gens avec ça. Please.
Sale et vilaine vous disais-je… C’est tout moi…

Mais allons plus loin encore : Je déteste :
– Que tu ais pu penser que j’étais « à disposition ».
– Que tu ais systématiquement minimisé mes ressentis pour ne pas te sentir trop coupable.
– T’avoir excusé quand tu me manquais clairement de respect. Oui. Même si tu souffrais, même si la situation était compliquée. Près de toi, je suis un être une humain. Loin de toi, je reste ce même être humain. Les blessures en plus.
– T’avoir trop longtemps laissé penser que je ne me respectais pas assez pour te permettre de me traiter de cette manière.
– Avoir été faible devant toi.
– M’être sentie responsable de l’échec de cette relation (pas assez bien, jolie, intelligente,…) alors que tu n’étais pas disposé à nous accorder une vraie chance de renverser la vapeur.
– Chaque promesse non tenue, chaque parole en l’air, chaque mot doux que tu as sciemment « oublié » de me dire pour préserver ta conscience.
– Ta lâcheté. Dans absolument tous les sens du termes.
Je t’en veux d’être trop lâche pour me dire que tu m’aimes si tu le penses (ainsi que tu me l’as si souvent répété),
Je t’en veux de t’être laissé quitter comme un chien,
Je t’en veux d’être trop lâche pour espérer autre chose de l’existence qu’une vie rangée (métro – boulot – photo -dodo). Qu’elle ne soit rien d’autre qu’une check-list dont tu coches consciencieusement tous les points, peu importe les circonstances,
Je t’en veux d’avoir été assez faible pour ne pas refuser mes avances avant de te draper d’hypocrite culpabilité par la suite,
Je t’en veux d’être aussi lâchement conformiste et sensible à l’opinion que les gens ont de toi,
Je t’en veux pour n’avoir JAMAIS eu les couilles de me dire que c’était fini, … Parce que oui… Niveau couilles, on dirait bien que je suis bien plus pourvue que toi.
Enfin,
– Je t’en veux pour « l’espoir ».
Même à la toute fin. Incapable de me quitter. Incapable de me dire que c’était fini. Tu préfères me laisser dans le doute… Tu refuses de rompre le contact sur les réseaux sociaux. tu refuses de « me perdre ».
La vérité, mon cœur, c’est que je suis incapable de trancher pour savoir si tu me donnes cet espoir parce que je suis ton amour perdu ou ta roue de secours…

Phase 4 – Éloignez les tentations

Même si tu revenais
Je crois bien que rien n’y ferait
Notre amour est mort à jamais
Je souffrirais trop si tu revenais

Bien sûr… Tout n’a pas été noir.
Vous pourrez vous rappeler des bons moments. Quand ça ira mieux.
Mais ne vous leurrez pas… Les bons moments font partie du passé.
(Je parle en connaissance de cause, je l’ai quitté 3 fois)
On connait mille et une métaphore pour illustrer ce problème : le papier plié ne redevient jamais plat, ce qui a été vu ne peut pas être… euh… dévu ? (je vous l’accord, elle marche mieux en anglais celle-là), un verre cassé laisse passer l’eau…
Non les filles, non les gars. C’est fini.
Reprendre cette histoire, ça serait renouer avec le côté nul de cette histoire (doutes, engueulades,…) et cautionner le mal que vous vous êtes faits. Vous ne voulez pas de ça. Croyez-moi.
On est dans la vraie vie, pas dans un roman. On ne revient pas sur les pages que l’on tourne…

Alors comme avec nos bons vieux PN, ça sera NO CONTACT !
Pas de téléphone, pas de réseaux sociaux, pas de « dernière discussion », rien…
Et, j’irai plus loin encore, ce téléphone… Rangez-le loin… Loin..
telephone

 

 

Un petit coup de boost ?

Et si on se libérait de nos relations toxiques ?
^^

Et si je vous proposais la traduction de la version anglaise ? Let it go ?

Le neige est d’une blancheur éclatante dans la montagne ce soir
Aucune trace de pas visible
Un royaume d’isolement
Et il semble que je sois la Reine
Le vent hurle comme cette tempête qui tourbillonne en moi
Je ne peux plus la maîtriser, Dieu sait que j’ai essayé

Qu’ils n’entrent pas, qu’ils ne voient pas
Sois la gentille fille que tu as toujours dû être
Dissimule, ne ressens rien, qu’ils ne sachent pas,
Eh bien maintenant ils savent

Vas-y ! Laisse-toi aller !
Je ne peux plus me retenir
Vas-y ! Laisse-toi aller !
Pars et claque la porte
Je me fiche de ce qu’ils diront
Que la tempête se déchaîne
Le froid ne m’a jamais dérangée de toute manière

C’est drôle de voir comment la distance,
Peut tout rendre plus petit,
Et les peurs qui autrefois me contrôlaient,
Ne m’atteignent plus du tout

Il est temps de voir ce que je peux faire
De tester les limites et les dépasser
Ni de bien, ni de mal, pas de règles pour moi
Je suis libre
Vas-y ! Laisse-toi aller !
Je ne fais qu’un avec le vent et le ciel
Vas-y ! Laisse-toi aller !
Vous ne me verrez jamais pleurer
Je suis ici et j’y resterai
Que la tempête se déchaîne

Mes pouvoirs résonnent à travers l’air et dans le sol
Mon âme virevolte en fractales de glace tout autour
Et une pensée cristallise comme une explosion de glace
Je ne reviendrai jamais
Le passé, c’est le passé

Vas-y ! Laisse-toi aller !
Et je m’élèverai comme le soleil à l’aube
Vas-y ! Laisse-toi aller !
La jeune fille parfaite n’est plus
Je me tiens ici à la lumière du jour
Que la tempête se déchaîne
Le froid ne m’a de toute façon jamais dérangée

Plus jamais ça

Bleu(Suite de l’article Du bon usage de vos relations toxiques)

Il y a eu ce mardi.
J’avais mis du temps à trouver le cadeau idéal pour ton anniversaire.
Commandé. Attendu. Reçu.
Je trépignais de voir ce demi-sourire sur ton visage. De t’entendre dire que j’étais vraiment impossible…
J’ai pris congé.
Je suis allée le chercher. J’ai laissé la vendeuse l’emballer de 1001 coccinelles parce que je suis incapable de faire un paquet décent.
Bricoler, par contre, ça me connaît. J’ai confectionné deux petits marque-pages en forme de renard pour garder tes pages. J’ai écrit deux lettres sur mon plus beau papier. J’ai laissé l’empreinte de mes lèvres rouges sur l’une d’entre elles. Il y avait du « je t’aime » et du « reviens-moi, tu me manques déjà » dans mes mots…

La journée avance… L’impatience grimpe même si il est doux-amer. C’est une dernière soirée avant une plus ou moins longue séparation.
Et un message anodin.
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Vient tout balayer…
Encore…

« Je n’aurai pas le temps de tout terminer »
« Mais si enfin… C’est notre dernière soirée »
« Mais non lol »

Il y a des jours où je me balancerais des bulots dans la tronche pour être aussi conne.
[Crudité inside OFF]
Quand je rejoue la partition de notre « amour », c’est moi que je vois planifier, anticiper, me faire jolie, faire des gâteaux, préparer de petites attentions,… C’est encore moi que j’entends consoler, rassurer, recueillir les confidences, motiver et encourager…
Comment ai-je pu accepter aussi longtemps cette relation à sens unique ?
« Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »
Rien de plus faux…
Je porte au cœur chacune des blessures qu’il m’a infligée.
Chaque incompréhension de ma part qu’il a balayé d’un rire moqueur,
Chaque heure de retard pour un message ou un rendez-vous,
Chaque « je t’aime » oublié,
Chaque sourire triste quand « il ne pouvait pas me dire ce que je voulais »,
Chaque retournement de vestes,
Chaque fausses excuses,
Chaque abandon,
Chaque baiser qu’il manque…

Et pourtant, j’ai trouvé des excuses à sa distance, à son indifférence et à sa méchanceté même parfois…
Comment aurais-je pu accepter d’être – encore une fois – retombée dans ce même piège ?
Moi qui ai les yeux ouverts depuis un an ?
Est ce qu’on peut vraiment guérir de ce type de blessure où suis-je condamnée à voir s’engouffrer tous les connards de la terre dans cette plaie béante qui semble ouverte sur mon cœur ?

Mais heureusement…
HEUREUSEMENT
Je suis riche de cette expérience.
Plus jamais ça. Je ne laisserai plus jamais ce genre de situation toxique s’installer.
Même si, encore une fois, je ne connais le salut que dans la fuite…
Au moins, cette fois-ci, le respect de moi-même prend un peu plus vite la raison sur quelques vieux souvenirs que j’ai dû édulcorer avec le temps…

Si vous me lisez, ne désespérez pas…
Oui, on peut trébucher.
Encore.
Mais la véritable chute, ça serait encore de rester à terre.

Je te déteste pour avoir semblé m’aimer si fort avant de me laisser partir sans un regard.
De notre « histoire » il ne restera qu’un paquet jamais offert et qu’un « chaton » écrit dans le sable qui s’efface sur une plage du bout du monde…
Mais si je te laisse en arrière, moi… Je continue d’avancer