Le syndrôme « Edward Cullen »

RoseOn a beaucoup parlé de ce qu’il y avait dans la tête des bourreaux ces derniers jours, parlons un peu de ce qui se passe chez les victimes (je m’appuie, entre autres, sur l’article de Scarlett sur https://leperversnarcissique.wordpress.com/2014/10/12/le-portrait-type-de-la-victime/ et sur mes recherches de la semaine).

J’ai dit, dans un précédent article, que le PN cherchait « une victime facile, un animal blessé », ce n’est qu’à moitié vrai, ou à moitié faux (ça dépend de vous). Après quelques recherches plus poussées, et que vous pouvez consulter dans la review de la semaine passée, je vais nuancer un peu mon propos.
Le manipulateur ne recherche pas une fille faible, déprimée ou mal dans ses baskets, non. Ce qu’il cherche chez vous, c’est de la joie de vivre, de l’intelligence, un faire-valoir, une vitrine (parfois), un trophée,… BREF de la nourriture pour son ego insatiable.
Par contre, il va rechercher dans cette personne forte, dans ce petit soleil, une faille narcissique.

Kesako ? Ça peut être un manque, une blessure profonde, infligée la plupart du temps dans sa plus tendre enfance : abandon, maltraitances, meurtrissures, inconforts,…
Et avec moi, il avait l’embarras du choix
Ou, plus pragmatique, un « coup de mou » dû à une perte d’emploi, prise de poids subite, deuil, déception amoureuse ou autre.
Des failles, des blessures dont le pervers va se servir pour se faire une place dans notre cœur, se faire passer pou un sauveur ou « la personne qui vous comprend » ou votre alter ego, peu importe, pourvu qu’il puisse vous envahir à la discrète.
Genre cheval de Troie
Contrairement aux idées reçues, donc, les manipulateurs narcissiques ne s’en prennent pas aux femmes qu’ils jugent faibles puisque leur objectif est de vider sa proie de ses forces vives, vous mettre à terre, vous vampiriser.

Quelques points communs entre les victimes :

  • une forte empathie : le point d’ancre du manipulateur pour étendre ensuite son emprise.
    L’empathie est la capacité à comprendre les sentiments et les émotions des autres.
    A ce niveau, le PN est une ardoise blanche. Pas de sentiment. Pas d’affect.
    Ça va être la toile vierge sur laquelle la victime va projeter ses propres sentiments car il est IMPENSABLE pour ce type de personne de concevoir un tel niveau d’indifférence et d’immoralité.
    Finalement, armée des meilleures attentions en voulant sauver son PN, la victime tente de se sauver elle-même en s’attendant à des réactions qui lui sont personnelles !
    Un vrai cercle vicieux.
  •  une certaine naïveté : ou un manque d’esprit critique.
    Aveuglée par le souvenir d’une période bénie, celle de la séduction, ce moment de love bombing intense – entendez par là, ce doux rêve où les attentions et les mots doux pleuvent, où vous êtes unique, essentielle et merveilleuse à ses yeux – vous serez vraiment dans le flou. Vous allez chercher des excuses à ses défections, vous allez adoucir ses paroles, atténuer ses remarques.
    Vous aurez la foi.
    Et vous vous serez trompée.
  • une dépendance affective latente ou assumée : les victimes souffrent souvent d’une dépendance affective (et c’est mon cas) ou d’une détresse momentanée (deuil, rupture, perte d’emploi,… La fameuse faille narcissique) et préfèrent s’accrocher à une relation destructrice plutôt que d’être seules.
    Personnellement, le fait d’être aimée – d’un amour vrai – par une personne vraie – honnête, tout simplement – m’a littéralement sauvée de l’enlisement. Il faut avoir vécu cette situation pour comprendre « celles qui restent », « celles qui ne peuvent pas partir ».
  • une mémoire traumatique chez certaines : chez de nombreuses victimes, le « traumatisme » causé par le pervers narcissique rappelle d’anciennes blessures, d’anciens schémas comme un parent lui-même pervers par exemple.
    J’étudie un peu plus sérieusement cette hypothèse depuis quelques jours…
    On m’a récemment fait remarqué que mon PN avait non seulement le même âge que mon père mais aussi la même pathologie…
    Je ne suis plus de celles qui croient aux coincidences.
  • un manque d’estime de soi : elle s’exprime soit par la croyance que l’on ne « vaut pas grand-chose » ou par celle qu’on ne retrouvera jamais mieux que ce bel Apollon.
    Malheureusement… Bien souvent… C’est le manipulateur lui-même qui se place en séducteur irrésistible et courtisé…
    Il si il doit, pour vous le faire croire, mentir et manipuler des informations… Tant pis pour votre ego !
  • Une absence totale de limites : parfois, les victimes ne savent même pas ce que signifie le mot « limite ». Souvent, elles ne se demandent même pas jusqu’où elles sont prêtes à supporter les abus. Elles ne savent pas dire « non » au bon moment et sont plutôt dans l’envie d’être la « petite fille sage » ou le « petit garçon idéal » pour les hommes.
  • Des adultes qui sont restés enfants : les victimes de PN qui restent sur le long terme et qui sont ensuite incapables de rebondir longtemps après le départ de leur compagnon (compagne pour les hommes), ont cette particularité d’être dans la position de « l’enfant » face au PN qui joue le rôle du « parent ».
    On assiste donc à la formation d’un couple d’enfants, à l’union de deux êtres profondément immatures mais qui donnent l’impression d’être adultes physiquement.
    Alors que le PN passe aisément d’une personne à une autre, la victime s’accroche à l’idée de ce parent sévère et critique parce qu’elle a du mal à savoir qui elle est réellement, elle n’a peut-être jamais pris le temps de se demander quelle est son identité de femme. D’où la difficulté à se prendre en charge et l’attente du retour du pervers narcissique pour reprendre le contrôle de l’esprit de sa victime.

Ce qui rend les pervers narcissiques particulièrement difficiles à repérer est qu’en phase de séduction, ils ne laissent rien transparaître.
Tout est contrôlé et maîtrisé pour offrir le masque de la perfection.
Mais une fois la toile tissée, il est très difficile de se détacher de cette « addiction », car il s’agit bien de cela et non d’amour.
D’ailleurs, la rupture d’avec un PN s’apparente à un sevrage affectif.
Ce qui m’amène à un dernier point qui n’a pas encore été soulevé et que j’appelais, en titre : le syndrome Edward Cullen.
Alors, oui, je me base sur mon expérience personnelle pour développer ce point mais c’est quelquechose qui semble transpirer dans beaucoup d’autres témoignages…
Que vous croyiez en un Christian Grey, un Lancelot du lac, un Mr Darcy, un Edward Cullen ou un Prince Charmant (même si je lui préfère le capitaine Crochet), l’idée est la même !
Vous avez une vision biaisée, édulcorée, idéalisée, de ce que devrais être l’Amour, le True Love.


Vous voulez d’un homme qui anticipe tous vos désirs,
qui vous connaît mieux que vous-même,
d’un amour qui durerait 1000 ans,
d’une fidélité indéfectible,
de quelqu’un qui mourrait d’amour pour vous,
qui pourfendrait des dragons,
qui serait à la fois votre sauveur, votre amant et votre meilleur ami gay,

HELLO ? C’est la vraie vie ici !
On est pas dans un roman, pas dans un poème et certainement pas dans un Disney.
La seule personne capable de vous aimer comme vous avez envie d’être aimée et au moment où vous avez envie d’être aimée de cette façon là… C’est vous-même.

Aimez-vous, vous-même, comme vous le méritez.
Soyez-en comblée…
Et puis laissez l’autre vous aimer comme lui aime Aimer…

Pourquoi cela a-t-il si bien marché avec moi?
Tout simplement parce que, durant la période de séduction, il a été mon Mr Darcy, mon Edward Cullen, mon Prince,…
Mais ce n’était pas lui,
ce n’était pas vrai,
et ça n’a pas duré…

Capture d’écran 2015-06-29 à 19.10.49

Épilogue
M’aimer moi-même, j’essaie chaque jour.
Ça lui laisse -à mon mari, mon TrueLove- plus de liberté pour m’aimer comme il le souhaite (et non comme j’attends qu’il m’aime).
Je découvre de nouvelles choses. Des choses qui me plaisent. Me plaisent moins. On en discute.
Il ne m’aime pas parce que je suis merveilleuse ou parfaite.
Il m’aime parce que j’ai 1001 défauts qui me rendent VRAIMENT unique.
Et je sais que ça, ce n’est pas un mensonge.
Rien ne pourra nous le retirer.
Je t’aime.

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Appel à témoignages

RoseCher lecteurs, cher lectrices,

je relaie un beau projet lancé par une amie journaliste.
(« We need you », comme on dit…)
Dans le cadre d’une étude journalistique, nous recueillons des témoignages de personnes qui ont été confrontées à un manipulateur ou qui cheminent encore pour s’en débarrasser, de proches de victimes ou de manipulateurs ou toutes personnes qui peuvent apporter un éclairage nouveau sur ce phénomène en pleine expansion.
Il s’agit ici de manipulation au sens large : harcèlement moral, relations toxiques, abus affectifs, manipulation et perversion narcissique,…

Les témoignages (anonymes, bien entendu) sont recueillis ici : https://tumestoxique.wordpress.com/

Capture d’écran 2015-06-29 à 11.19.04N’hésitez pas à partager !

La review de la semaine

RosePetite review sur mes « articles phares » de la semaine :

Sur les manipulateurs :
https://tarotpsychologique.wordpress.com/2014/08/01/comprendre-les-manipulateurs-et-sen-preserver/ sur TarotPsychologique

Un manipulateur est indéniablement un rongeur d’énergie. La victime dira : « Il me pompe toute mon énergie » ou « Il me rend malade par son attitude, ses remarques désobligeantes ». Un contact prolongé avec un manipulateur engendre un sentiment de culpabilité, d’anxiété, de peur ou de détresse.

Comprendre (ou en tous cas, s’informer) pour s’en préserver !
Le conseil number one.


De nouveaux témoignages poignants
:
https://leperversnarcissique.wordpress.com/category/temoignages/ sur LePerversNarcissique
Parce qu’il sévissent dans vos amours mais aussi dans vos familles !
Je vous conseille de garder vos kleenex à proximité…

Pour toutes celles qui se demandent encore « pourquoi » :
http://www.liberezvotrevie.com/les-personnes-fragiles-ninteressent-pas-les-pervers-narcissiques/ sur LibérezVotreVie
OU comment une « crise psychologique » passagère ouvre la porte aux visiteurs indésirables.
Et en complément : http://www.unadfi.org/system/files/articles/La%20manipulation%20mentale.pdf sur les personnes susceptibles de se laisser séduire par ce type de manipulation (ou plutôt, de manipulateurs).
Et : http://www.magneticobonheur.com/magneacutetico-blog/pourquoi-les-femmes-dependantes-affectives-attirent-des-partenaires-pervers-narcissiques
Oui, je sais… Mais la question m’a longtemps torturée.
Par contre… Ne manquerait-il pas un point de vue masculin dans ces articles ?
La manipulation n’a pas de sexe, pourtant.

Si vous sentez que vous avez besoin de faire le tri dans vos amis :
http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20131206.OBS8650/vos-amis-sont-ils-toxiques-10-indices-pour-les-demasquer.html sur le NouvelObs

Dans son ouvrage « la Fabrique de l’homme pervers » (Odile Jacob, 2012), le psychanalyste Dominique Barbier analyse pourquoi notre époque est propice à l’épanouissement des personnalités toxiques. Sans vouloir « cultiver une paranoïa sociale généralisée », il nous explique ici en dix points comment les reconnaître.

Une mini consultation :
http://www.lexpress.fr/styles/psycho/pervers-narcissiques-le-point-de-vue-de-quatre-experts_1234635.html sur L’express
L’avis de Chantale Paoli-Texier, Jean-Charles Bouchoux, Dominique Barbier, Isabelle Nazare-Aga, psychiatres et thérapeutes pour se protéger des pervers narcissiques.

Parce que le pire n’est pas le désamour, ni le mensonge :
http://lasolutionestenvous.com/trahison/ sur LaSolutionEstEnVous
La trahison, ça c’est le pire !
https://ameconscience.wordpress.com/2014/09/21/empathes-ou-extra-hyper-sensibles/ sur ALaDecouverteDeSoiM’aime
Surtout quand vous êtes particulièrement empathique.

Un guide de survie :
http://fr.wikihow.com/%C3%A9chapper-%C3%A0-l%27emprise-des-gens-malsains sur WikiHow
Même si je ne suis pas très fan des illus, j’aime assez les WikiHow !
Ils me donnent toujours cette impression décalée.

Et on finit sur un petit conte qui fait plaisir :
https://lalumiereeffraielesvampires.wordpress.com/2015/06/24/le-conte-de-lamour-qui-setait-fourvoye-dans-le-monde-des-hommes/ sur LaLumièreEffraieLesVampires
😉

Kaiser chiefs – Everyday I Love You Less And Less

RougeLe coup de pouce du jour : une chanson qui donne la pêche !
Quoi de plus facile de se morfondre et de se lamenter sur ce qui est parti et ne reviendra plus ?
On se met « en veille »,
On ressasse de bons moments (en oubliant subtilement ceux qui nous ont fait souffrir et qui font pourtant l’essentiel de cette relation toxique),
On se pose des questions sur nous-même, sur ce qu’on aurait pu faire de mieux, sur ce qu’on aurait du voir et qu’on a pas vu,…
NON !

  • De un, ça lui ferait trop plaisir.
  • De deux, tout ça est derrière nous. L’avenir, par contre, nous appartient !
  • De trois, il n’y a qu’une seule façon de gagner contre un PN : être heureux (je dirais même être heureux sans lui/elle).
    Et, parce que la vie est bien faite, c’est précisément ce dont j’ai envie : être heureuse \o/

ALORS, lecteurs, lectrices,
on va ranger nos sombres idées, on va monter le son et on va danser ! Chanter ! Et profiter du soleil !
A chaque coup de mou, je vous invite à vous trouver une chanson-plaisir, une chanson-pansement,…
Et à VOUS faire plaisir !

Simple.
Rapide.
Efficace.

Kaiser chiefs – Everyday I Love You Less And Less

Everyday I love you less and less
It’s clear to see that you’ve become obsessed
I’ve got to get this message to the press
That everyday I love you less and less
And everyday I love you less and less
I’ve got to get this feeling off my chest
The Doctor says all I needs pills and rest
Since everyday I love you less and less
And less and less,
I know, I feel it in my bones
I’m sick, I’m tired of staying in control
Oh yes, I feel a rat upon a wheel
I’ve got to know what’s not and what is real
Oh yes I’m stressed, I’m sorry I digressed
Impressed you’re dressed to SOS
Oh, and my parents love me
Oh, and my girlfriend loves me
Everyday I love you less and less
I can’t believe once you and me did sex
It makes me sick to think of you undressed
Since everyday I love you less and less
And everyday I love you less and less
You’re turning into something I detest
And everybody says that your a mess
Since everyday I love you less and less
And less, and less
I know, I feel it in my bones
I’m sick, I’m tired of staying in control
Oh yes, I feel a rat upon a wheel
I’ve got to know what’s not and what is real
Oh yes I’m stressed, I’m sorry I digressed
Impressed you’re dressed to SOS
Oh, and my parents love me
Oh, and my girlfriend loves me
Oh, they keep photos of me
Oh, that’s enough love for me
Oh, and my parents love me
Oh, and my girlfriend loves me
Oh, they keep photos of me
Oh, that’s enough love for me
Vous aussi dites « non ».
Je n’ai pas le temps de penser à toi aujourd’hui, je suis trop occupée à vivre ma vie.
Je n’ai pas le temps de me souvenir de toi aujourd’hui, je suis trop occupée à être heureuse.
Dans le NO CONTACT, chaque jour où le manque est absent est une victoire !
Arrêtez d’essayer de ne pas penser à votre PN (vous voyez, vous y repensez déjà ;p ), mais occupez-vous.
Faites de votre vie, un éternel moment de fête !

Hauts les cœurs !
Nous sommes anonymes, nous sommes légion MAIS, nous, nous oublions.
Et JE vais t’oublier comme on ne t’a jamais oublié de ta vie…
Redoutez-nous.

Lettre ouverte n°2 – A ta future victime

RoseBonjour,

Je ne sais pas du tout si tu as envie de te lancer dans une histoire avec lui mais, si c’est le cas, je ne peux te conseiller que de faire machine arrière immédiatement et d’être très prudente à partir de maintenant.
J’en parle en connaissance de cause, je suis sortie avec lui pendant un an, on a rompu il y a un mois.

Alors oui tu peux te dire que c’est l’ex-copine aigrie qui parle, et quand j’ai été à ta place, je n’ai pas écouté, essaie juste de ne pas faire la même erreur que moi.

Le début va être grandiose jusqu’à ce que tu le regrettes amèrement.
Ce type n’apporte rien de bon. C’est un malade mental, il a déjà eu une liaison avec de nombreuses filles, le scénario est toujours le même : il se rapproche, les séduit, leur promet beaucoup de choses avant de leur faire du mal.
J’ai été imprudente, je lui ai confié mes craintes et mes faiblesses, et il les a retournées contre moi.
L’une après l’autre.
Son ancienne copine m’a prévenue de tous les risques, elle m’a raconté ce qui s’était passé pendant qu’ils étaient ensemble, et bien sûr j’ai pensé que c’était la jalousie qui parlait (et il m’a bien assuré qu’elle était folle et qu’il subissait son harcèlement permanent)
J’avais toutes les cartes en main et, malgré tout, quand les mêmes mots doux qu’avec elle revenaient, les mêmes situations qu’avec elle se reproduisaient, je me suis quand-même mis la tête dans le sable en pensant qu’avec moi c’était différent, qu’avec les autres il s’était mal conduit, mais que je serais celle qui le sortirait de cette vie.
Cruelle erreur.

Il ne faut pas que tu laisses ça arriver, il va te prendre ta famille, tes amis, ton énergie, tes passions dans la vie… et il ne te laissera que quand tu n’auras plus rien.

Maintenant, si tu veux l’écarter de ta vie, fais attention aussi, prépare toi à ce qu’il se montre agressif. Il m’a menacé de tout : passer chez moi « foutre le bordel », prévenir mon mari, détruire ma famille, révéler des photos de moi que je lui avais envoyé ou qu’il avait prises de moi dans des situations « équivoques ».

Bref, je ne veux pas m’immiscer plus que ça dans ta vie privée, je ne sais même pas s’il y a quelque chose entre vous hormis de la séduction, mais… je ne peux pas supporter l’idée que cette situation puisse arriver à quelqu’un d’autre.
Personnellement j’ai eu de la chance, j’ai traversé quelques mois difficiles avant de le quitter, quand j’ai commencé à comprendre son manège.
Maintenant je suis une thérapie pour me remettre de l’état de stress et de déprime dans lequel il m’a laissée. Si il parle de moi, sa version sera sûrement différente… bien entendu
La plus grosse des différences étant que j’ai des centaines de SMS, des photos, des messages facebook et même une plainte que j’ai déposée contre lui à la police pour prouver ce que je raconte.
Alors non je ne fais pas des dossiers contre tout le monde, mais c’était mon seul moyen de me protéger contre lui, les gens lui font toujours tellement confiance, personne ne m’aurait crue.
Après, bien évidemment, c’est ta vie.
Il y a des moments où on se sent un peu seule, un peu plus fragile, où on a envie d’autres choses et, après tout, on est des êtres humains. Moi j’ai eu envie de vivre une deuxième jeunesse après la naissance de mes enfants, et lui semblait prêt à me donner ça. Et en réalité, il m’a juste manipulée, a joué avec mes sentiments, j’ai perdu beaucoup de poids, il m’a retournée contre ceux qui me mettaient en garde contre lui… sans parler de mon couple que j’ai failli perdre corps et biens.

Alors peut être que de l’air frais, c’est ce dont tu as besoin, je ne sais pas, c’est ta vie, mais de grâce, pas avec lui.
N’importe qui plutôt que lui.
C’est un pervers narcissique (si tu n’en as jamais entendu parler, tu peux regarder sur Internet), il se nourrit de l’énergie des autres, et peu importe ce qu’il a dit à toutes ses précédentes conquêtes (je suis encore en contact avec certaines), il n’a pas donné une once en retour, il a pris tout ce qu’elles avaient à offrir, avant de les laisser comme des coquilles vides.

Donc méfie toi de lui, c’est un prof sympa, mais ne crois pas que ça soit miraculeusement l’homme de ta vie, même si il te fait aussi le jeu du petit garçon incompris qui ne se révèle qu’avec toi…
On a toutes été « sa vie », « son tout », « son oxygène », et ils nous a toutes « aimées jusqu’aux étoiles »

Alice in Wonderland

BleuMais, hélas, je fais tout le contraire
C’est pourquoi j’ai tant d’ennuis sur cette terre
Je me dis « surtout sois bien sérieuse
Ne fais pas de choses dangereuses »
Mais j’ai un défaut
Hélas, je suis curieuse

Voilà, j’ai parcouru ma route heureuse
Sans être jamais raisonnable
J’ai oublié que les erreurs se paient
Un jour ou l’autre

Je sais très bien ce que je dois faire
Mais je fais hélas tout le contraire
C’est pourquoi j’ai tant d’ennuis sur terre

674904-alice_18
Comme une petite huître trop curieuse…

Ouverture de la boîte « Séraphine »

RougeSuite à plusieurs demandes de la part de lectrices (et même un lecteur!),
j’ouvre une boîte de messagerie pour Séraphine Starbucks!
😉

Vous pouvez à présent me contacter ici
Ou via le lien « Contact » dans la colonne de droite !

Un tout grand merci à vous toutes et tous de faire vivre ce blog avec vos gentils commentaires, vos expériences instructives et vos partages sur Facebook.
Ça me touche beaucoup !

Témoigner pour informer

RoseAujourd’hui, j’ai sauté le pas (encore un) et ai laissé mon témoignage sur https://leperversnarcissique.wordpress.com/

Pourquoi ?

Parce que je pense que, parfois, on se sent bien seule, démunie et, souvent, complètement perdue.
Je l’ai longtemps été.
Je me suis demandé ce qui clochait chez moi ? Pourquoi il semblait pendre plaisir à me tourmenter? Comment il pouvait arriver à se passer de moi aussi facilement alors qu’il prétendait m’aimer « jusqu’aux étoiles » ? Qu’est ce qui faisait que je ne semblais jamais à la hauteur de ses attentes ou, au contraire, que j’étais idolâtrée pour des choses importantes ? …

Je me suis posée de mauvaises questions.
Pas une seule fois je n’ai envisagé que le problème venait de lui avant de te lire…

La situation de départ
Je suis une fille pleine de vie. J’ai le contact facile. Je mène une belle carrière avec beaucoup d’énergie. J’ai deux adorables jumeaux en bas âge. Un mari aimant. Je parle beaucoup. Je ris. Je chante. Je danse. Je suis une fille bien dans ma peau. A priori.
Seulement voilà, avec cette double grossesse, je décide de perdre mes derniers kilos disgracieux dans un club de sport.
Je choisis un cours au hasard.
Je ne sais pas encore à quels dangers je m’expose.
Dès le début, je trouve le prof charmant.
Ok, il en fait des caisses, Ok il s’y croit à fond, Ok, il flirtouille avec tout ce qui bouge mais je mets ça sur son côté méditerranéen. Après tout, je suis mariée, maman et j’ai 5kg de trop. Je me crois intouchable.

Sauf que…

Sauf que, insidieusement, les contacts se multiplient. On discute de choses et d’autres et bientôt, QUELLE COÏNCIDENCE ! Il se trouve que c’est un passionné d’Égypte antique, tout comme moi (ça sera le premier mensonge d’une longue, longue, loooongue série). Ses « bonjours » sont plus joyeux et ses « au revoirs » s’éternisent.
On finit par s’ajouter sur les réseaux sociaux et tous s’accélère encore : chansons, compliments frisant parfois le ridicule (j’étais son tout, sa vie, son oxygène… après à peine quelques semaines de contacts plus poussés).
Je deviens très vite la femme de sa vie.

Il en vient très vite aux « je t’aime ».

Moi, je ne sais plus où en donner de la tête. Alors oui, il est charmant voire même vraiment torride (et vu qu’il a tout misé là-dessus, j’ai presque envie de dire : heureusement ! Ou il n’aurait vraiment rien pour lui), il est très présent (presque 150 messages/sms/commentaires/likes par jour) alors que mon mari travaille beaucoup, il est intarissable sur mes innombrables qualités, etc.

BREF

Arrive un moment où le doute va commencer à s’installer.

Tout bascule

A partir de ce moment-là, je ne sais pas si il a un sixième sens pour cela mais c’était vraiment presque magique, il va s’engouffrer dans TOUTES les failles que je vais pouvoir laisser paraître.

– Si je laisse sous-entendre que je m’occupe des petits seule pour une journée, il va me plaindre que je ne sois pas plus soutenue par ce dernier. Il se dira lui-même « toujours là pour moi »

– Je me confie un peu sur mon enfance « difficile », il se prétendra lui-même victime d’abus en tous genres (ce que j’ai encore beaucoup de mal à lui pardonner tellement je trouve le procédé répugnant)

– Il va calquer ses intérêts et goûts (de mes simples goûts musicaux jusqu’à des convictions plus personnelles) sur les miens jusqu’à reprendre à son compte des phrases ou des expressions que j’emploie couramment… Une dépersonnalisation presque…

– Il me maintient dans un contact constant, une attente permanente de ses messages, de ses likes, de son attention en somme.

Non seulement, il appuie sur toutes mes propres blessures narcissiques mais, en plus, il commence à me créer des besoins (besoin de lui, besoin de son avis, besoin de son regard,…).
Il nous crée une relation de toutes pièces en insistant sur le fait qu’on est « très intimes », « sur la même longueur d’onde », etc. alors, qu’avec le recul, on avait rien de tout cela. ABSOLUMENT RIEN.

Et pourtant… ça a marché.

Les masques tombent
Je me laisse entraîner dans une amourette d’ado.
Je trouve toujours qu’il en fait des caisses mais, à présent, je m’en moque.
C’est l’euphorie des débuts.
Un instant de grâce.
Jusqu’à ce que, sans crier gare… Il me plante.
Une bête histoire de rdv annulé (alors qu’il l’avait lui-même programmé) et moi qui exprime mon mécontentement.
En une fraction de seconde, on passe de « Je t’aime à la folie. Tu es essentielle à ma vie » à « les mots ont du dépasser mes pensées ».
Honnêtement, je connais à ce moment-là, une intense sensation de vide, de tristesse, de colère et de dépression.
Pas d’explication.
C’est fini.

« Restons amis »

Je me sens mourir.
Je me suis investie, j’ai pris des risques pour lui, ai menti à mon mari, ma famille, mes meilleures amies et je ne peux pas concevoir que j’ai fait tout cela pour lui.
Mais qu’importe.
Le jeudi suivant (on continue à faire du sport ensemble), j’accroche mon plus beau sourire et, tant pis, j’affronte son regard.
Incompréhension.
Je n’arrive pas à déchiffrer son regarde, je sais aujourd’hui que c’était du calcul.
Dès la fin de la séance, il fait mine de m’embrasser « comme si de rien n’était ».
Mon égo ne devait pas être assez brisé. En tous cas, mon sang ne fait qu’un tour.
C’est NON.
A partir de ce moment là, je vais m’en prendre plein la tronche. Harcèlement, menaces, colères noires, démonstrations d’agressivité,…
Le monstre montre enfin son vrai visage.

Rebelote !
Malheureusement, ce que j’ai fait sur un coup de tête, je vais également le défaire de la même manière. Après deux mois de rupture, la relation reprend exactement au même point qu’on l’avait laissée.
Malgré les insultes, les sms dévalorisation, le mépris, etc.
Pour un court moment, je suis à nouveau « tout ce qu’un homme peut désirer ».
Et puis, à nouveau sont revenues les longues périodes de silence, les rendez-vous que lui-même commandait pour décommander à la dernière minute, les mensonges (les petits, les gros et les impardonnables).
Je me devais d’être disponible pour lui alors qu’il était perpétuellement occupé ailleurs, je devais compatir et comprendre alors qu’il ne se souciait jamais de moi, je devais faire attention à mes photos de profil et ma façon de mon comporter alors qu’il flirtait ouvertement devant moi.
Et j’en passe tellement d’autres.

Tous ces affronts, ces chantages affectifs, ces mensonges pour tout et pour rien.

Je ne lui avais rien demandé et il voulait pourtant tout m’offrir.
Il a fait en sorte que j’ai besoin de lui pour mieux m’abandonner.
Il s’est saisi de tout ce qui faisait ma vie pour le retourner contre moi ou pour m’atteindre (que ce soient de simples chansons que j’aimais avant ou de l’amour que je porte à mes enfants).
Je me suis vidée de mon énergie à force de vouloir contenter l’incontentable…
J’ai perdu d’abord le sommeil en vaines questions puis l’appétit à force de culpabiliser.
Il m’a isolée des amis qui ont voulu me mettre en garde contre lui.
Il s’est déchargé de tous ses défauts sur moi. Moi qui était auparavant la « super maman », cette « fille exceptionnelle », je devenais une « allumeuse » qui devait presque le remercier d’être toujours avec moi.

Et se relever…
D’amourette en fausse histoire d’amour, de fausse histoire d’amour en drame imminent, je suis tombée sur ce site.
Et ça m’a fait un bien fou.
On ne soupçonnera jamais l’effet bénéfique que cela fait de se tenir informée.
Plus je lis à ce sujet, plus je me sens libre de lui. Détachée.
Je peux dire aujourd’hui que je suis victime de ma « positive attitude » ou de mon « réflexe d’infirmière ».
Même si ma situation est contre moi, et bien sûr j’aurai encore à me faire pardonner par mon époux, j’ai été entraînée presque malgré moi dans une relation truquée où il s’est posé en enfant blessé, enfant que j’ai voulu consoler.
Cela m’a appris beaucoup sur moi.
Sur les blessures que j’ai voulu panser chez et qui étaient en fait les miennes.
Je veux que de ce moment de noir intense jaillisse une étincelle positive.
Je veux transformer cette année de gâchis sans nom avec cette ordure innommable en leçon.
Cette expérience m’a permis d’être plus consciente de ces failles et je prendrai soin que plus personne ne puissent plus jamais s’y infiltrer.
BREF
J’ai compris, disséqué, digéré cette non-histoire et même, commencé à l’écrire,…
Et j’ai rompu.
Il y a tout juste un mois.
Aujourd’hui, je me prépare pour la dernière étape de ma guérison : le No contact.
Je sais qu’il n’y a que ça pour me préserver de lui et de sa noirceur.

Et, même si cela paraît insurmontable parfois (à cause de ce vide qu’il a laissé dans ma vie), je veux m’en sortir. Je peux m’en sortir.

Que ce témoignage soit un témoignage d’espoir les filles/les gars.
Continuons à aller de l’avant !
Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. (Mark Twain)

Pour entrer dans l’univers de Scarlett (et ça en vaut la peine, croyez-moi), suivez le lien : https://leperversnarcissique.wordpress.com/2015/06/23/temoignage-seraphine-que-ce-temoignage-soit-un-temoignage-despoir/

Lettre ouverte n°1 – Même si tu revenais (air connu)

RoseParfois, dans le No contact, ce qu’il y a de plus difficile, c’est de se dire que
nos questions resteront sans réponse,
que nos plaintes ne seront pas entendues,
que nous ne serons pas comprise,
pas prise au sérieux.

Ok.
S’en rendre compte, c’est déjà bien.

Mais je pense qu’on peut encore faire mieux !
Pourquoi garder sur le cœur quelque chose dont on peut aisément se débarrasser…
Ces scénarios qui nous polluent la tête ?
Ces cris que l’on a trop longtemps réprimés ?
Ces bonnes réparties qui nous ont manquées le jour J, l’heure H ?

Oui, écrire, pour les autres, c’est les informer.
Écrire pour soi, c’est se débarasser d’un poids.

Je me lance :

Lettre ouverte n°1 – Et même si tu revenais
Je suis assez surprise que tu me recontactes alors que j’ai été très claire la dernière fois.
Dois-je être plus explicite ?
J’ai bien aimé l’image que tu me proposais, la relation telle que tu la présentais.
Tu m’as vraiment vendu du rêve.
Et ça a été sympa le temps du sommeil.
Mais là, je me réveille et tout ce que je trouve devant moi, c’est toi.
Et, ce dont je suis sûre, c’est que JE NE VEUX PAS d’un type comme toi.
J’ai goûte peu le mensonge, les petites bassesses et la manipulation gratuite.
J’ai peut-être eu trop longtemps l’apparence de la fille qui avalait tes salades…
Ou est ce que ton ego t’a aveuglé pour cela aussi ?
Pourtant même toi… Au bout d’un moment… Tu aurais pu te poser des questions sur ma résignation, non ?
L’avantage, quand les gens te prennent pour une parfaite idiote, c’est que tu as encore le loisir de les surprendre.

Bien sûr que j’ai eu de la peine… Le temps de la désillusion.
Mais, il faut se rendre à l’évidence, l’emballage a toujours été ce que tu avais de mieux à présenter.
Tu n’as rien à offrir de plus, le cadeau est vide.
Je suis restée quand-même.
J’ai mis du temps à croire que tu étais finalement aussi noir qu’on avait pu te décrire.
Que, dénudé de tous ces mensonges qui t’auréolent, tu n’as vraiment rien pour toi.
Toi qui te plaignais qu’on ne te dépeignait que sous ton plus triste aspect, tu vaux encore bien moins que ça.

Cependant, même les meilleures comédies ont une fin.
La farce a été amère mais c’est plus mon ego que mon cœur qui a été blessé.
Je n’ai perdu que du temps avec toi…
Si certaines ont perdu mariage, argent, espoir,… Je pense que je m’en tire à bon compte !
Je t’ai donc quitté sans regret.
Et non, si tu te poses la question, tu ne me manques pas.
Tu as un peu vite pensé que je n’étais « pas assez aimée », « que je n’étais pas à ma place dans ma vie »,…
L’idée m’a peut-être traversé l’esprit.
Un court instant.
Mais, en fait, à côtoyer la fange, on se rend mieux compte à quel point on pouvait être chanceuse, à quel point ce que l’on avait était merveilleux.
Je te remercie pour ça : si tu ne m’avais pas autant baladée, je ne me serais peut-être jamais rendue compte à quel point mon mari tenait à moi, essayait de me combler dans tout ce qu’il faisait, pensait à moi, … m’Aimait tout simplement.
L’amour vrai… Je regrette que tu ne puisse jamais connaître ce que c’est.
Et en même temps, considère ça comme un retour de karma.

Alors non, c’est impossible de garder le moindre contact avec toi.
Non pas que ta vision m’est trop dure à supporter, loin de là.
Mais tu t’embourbes dans une vase dans laquelle je ne veux pas tomber.
Je ne suis pas comme toi.
Je n’en ai pas la moindre envie.
Si je pouvais citer Valmont, je te dirai : « Adieu, mon ange, je t’ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret ».
Oui. Ce sont les liaisons dangereuses.
Ca te surprendra peut-être, mais moi, je connais et apprécie les livres que je prétends avoir lus…