Si seulement…

RoseÇa doit être le bout de phrase qui tourne et retourne le plus souvent dans ma tête depuis cette histoire.
Si seulement j’avais eu un peu plus de volonté…
Si seulement je ne m’étais pas laissée aveuglée par son beau visage et ses belles paroles…
Si seulement je n’avais pas été aussi égocentrique…
Si seulement je n’étais pas aussi sensible à la flatterie…
Si seulement j’avais pu le défigurer à coups de parpaing dans la tronche…
Je pourrais faire tellement de choses avec ces « si ».
Mais arrêtons de nous flageller.
Si j’avais su à quoi m’attendre de prime abord, je ne serai JAMAIS là en train de vous parler.
J’aurais pris mes jambes à mon cou.
Il n’y aurait ni histoire à raconter, ni expérience à partager.
Et le point crucial de l’affaire est bien là : dès le début de la relation, on ne joue pas avec les mêmes règles.
Vous vous présentez avec votre amour sincère, votre douce compassion dans l’attente d’une belle histoire et d’un amour réciproque dont on vous fait miroiter l’éclat…
Pour finalement abuser de tout ce que vous avez de meilleur et jouer avec votre personne…
Le tout, sous un masque de parfaite sainteté et de non-dits.
Si seulement j’avais pu penser qu’il existait des être d’une telle perversion, qui aimaient se vautrer dans leur propre pourriture et noirceur, je ne serai simplement pas la fille que je suis aujourd’hui.

Scarlett, l’auteure de https://leperversnarcissique.wordpress.com/ dénombre 7 points qui semblent amener le pervers narcissique à s’intéresser à vous :

1. No limit !

Effectivement… Qu’on se connaisse depuis une heure, un mois, un an, dix ans, vous serez logé à la même enseigne chez moi.
Je ne suis pas quelqu’un de très secret. J’aime les gens. J’aime être proche d’eux. J’aime parler. J’aime échanger.
Pour peu qu’on s’y prenne sur le ton de la confidence, je me transformerai en bisounours. Quitte à échanger sur des sujets un peu intimes de ma vie.
Je suis « sans barrières », je pose peu de limites (physique, morale ou affective). J’aime me sentir proche des gens.
Non pas que je sois une gourdasse (en tous cas, je ne me considère pas comme telle) mais c’est ma conception de la gentillesse.
Si je voulais pousser un peu plus loin mon auto-analyse, je dirais que je traite les gens comme j’aimerais être traitée : être écoutée, apaisée, proche et rassurée qu’on prenne soin de moi, tout simplement.
Un besoin maladif d’affection et d’attention que je rendrai aux autres sans compter…

2. La soif d’amour

Objectivement. J’ai du être une proie facile.
J’ai tellement à donner. Tellement envie d’être aimée. Quitte à être aimée par n’importe qui.
Quoi de plus facile après, pour lui, de se jeter dans le trou béant que j’avais dans le cœur ?

Les PN ne sont pas des lions, ce sont des charognards.
Il profiteront des animaux blessés, en souffrance, momentanément trop épuisés pour résister.
J’ai eu un moment de faiblesse.
J’ai choisi le mauvais endroit.
J’y étais au pire instant qu’il soit.
Ça a suffit.

3. Trop bon, trop…

Les pervers narcissiques recherchent des cibles qui présentent une compassion et un altruisme particulièrement prononcés.
Parce qu’ils ont de gros besoins à combler, certes, mais aussi parce que ce sont des qualités qu’ils exècrent (puisqu’ils en sont dépourvus). Ils vont donc vampiriser leurs victimes, les vider de leur énergie et de leur bonne volonté pour rebooster leur égo et panser leurs propres blessures affectives.
De plus, la personne trop gentille mettra du temps à réaliser et donc, à se plaindre, de la relation complètement abusive que le manipulateur propose.
J’ai personnellement trouvé 1001 excuses à mon prince avant de me résoudre à cette simplissime évidence : CE MEC EST UN FOUTU MYTHO !
Tout simplement parce que j’ai des principes. Principes parmi lesquels :

  • même après une Xième annulation de rdv, je ne remets pas la parole de mon prince en doute si il me parle du cancer de sa mère mourante (excuse qui a, a priori servi à d’autres, j’en conclu que sa mère agonise depuis plus d’un an […],
  • idem si son frère a un accident de voiture, même si ça tombe, comme par hasard à un moment où on devait se voir,
  • je ne remets pas en cause l’enfance difficile des gens et des rapports conflictuels avec leur père (même si les prétendues cicatrices laissées par son enfance ressemble diablement à des vergetures et que, à côté de ça, il fait tout une histoire de l’anniversaire de sa mort),
  • j’en passe des meilleures mais je m’énerve peu à peu…

Je suis peut être vieux-jeu mais, moi, en tant que personne normale, je ne mens pas sur la potentielle maladie des gens que j’aime, sur des accidents graves pouvant survenir à mes proches ou sur mon enfance difficile.
SURTOUT quand la personne en face de moi a rencontré ces problèmes.
Oui, parce que ça ferait de moi une personne amorale, un sous-humain, une raclure de bas-fond, une vile personne, un être exécrable et haïssable à qui on ne pourrait souhaiter que le pire.

Mais rassurez-vous, je devais vraiment lui porter la poisse parce que, depuis que je l’ai quitté, les évènements funestes semblent s’être raréfiés…

4. Vous êtes confiante de nature

Les personnes qui ont une grande confiance en leur gentillesse, en la vie et aux autres ne peuvent pas imaginer qu’il puisse exister des êtres aussi vils et cruels que les pervers narcissiques. Ces personnes confiantes de nature ne se méfient pas assez des belles paroles et n’écoutent pas suffisamment leur intuition.

Et là, j’ai aucune excuse.
On m’a prévenue. Dissuadée. Mise en garde.
J’ai eu la prétention ou la bêtise, de me croire différente.
De penser que je voyais en lui ce que personne d’autre n’avait vu avant.
Qu’il était comme moi… Quelqu’un à soigner et, qu’étant passée par là (petite naïve), je pourrai faire qu’il se sente mieux.
La vérité est bien amère.
Le seul vrai problème que ce mec a – selon moi – c’est qu’il est amoureux de la seule personne qu’il ne pourra jamais avoir : lui-même. Donc il se reporte sur l’amour qu’on lui porte, pas sur nous en tant qu’êtres humains.
Nous sommes des faire-valoirs, des miroirs dans lesquels il se mire, des reflets de son propre génie ou de sa propre image.
Il n’y avait rien à réparer chez ce mec.
Rien à sauver.
Rien à aimer.
En tous cas, au final, je n’y ai vu que MON propre reflet.
Mon plus grand regret serait celui-là : avoir vu en lui un potentiel, un quelque-chose de touchant, avoir voulu l’aider,…
Avoir cru, ne serait-ce qu’un instant, que ce mec valait plus que le portrait sordide qu’on m’avait fait de lui.
Mais non.
Il est bel et bien ce connard qu’il se défendait d’être…

5. Vous êtes seule ou vous vous sentez seule

Encore une faille dans laquelle s’engouffrer.
Mon « état psychique », ma qualité « d’éponge émotionnelle » me prédisposait surement à passer par ses griffes.
Encore une fois, je ne lui trouve aucune gloire à cela…

6. Vous avez le sens du sacrifice

Son objectif de départ étant l’exploitation d’autrui dans le seul but de prouver sa supériorité, c’était encore une fois BINGO !
C’est un peu mon syndrome de l’infirmière qui ressort (après, je ne suis pas une sainte, c’est moi que je voulais réparer à travers son âme en peine).
J’y ai laissé du temps, de l’énergie, de l’espoir et me suis faite une belle frayeur (mais on y reviendra plus tard).
Si j’en crois la rumeur, il en aurait « plumé » d’autres, financièrement parlant.
Je ne peux que m’estimer heureuse.
Je pense.

7. Vous êtes idéaliste (trop)


Quand je vous parlais de côté bisounours…

NON !
Ce mec ne changera pas ma vision du monde.
NON !
Je n’arrêterai ni de chanter, ni de danser.
NON !
Il n’est pas question que je perde le sourire pour un médiocre.
OUI !
J’ai tout de même foi en l’univers.
Simplement, je prends garde à poser des limites plus claire et prendre de la distance – chose malaisée pour moi mais j’y travaille 😉 – avec autrui.
Ce n’est pas parce que je suis tombée sur une ordure que le monde est peuplé de rebuts.
Si je n’avais qu’un conseil, ça serait : continuez à croire aux contes de fées MAIS quand vous en ouvrirez le livre, prenez garde d’en lire toutes les pages, de la première à la dernière ligne, ne vous contentez jamais d’une belle couverture.

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