La croisée des chemins

RoseNotre « relation » a été une succession de tensions, d’espoirs déçus et d’incompréhension.
Toujours dans le double discours ou dans le non-dit, je me serais laissée couler si je n’avais pas eu des secours formidables.
Des points d’appui.
Des mains secourables.
Je pense que c’est ce qui m’a sauvé de la dépression.
D’entendre d’autres personnes me dire « est ce que tu te rends compte que c’est mec est taré? », « Tu n’es plus toi », « Tu as l’air malade », « Est ce que tu te sens déprimée », « Tu n’as pas besoin de ce minable »,…
Je comprends que, dans ma situation, d’autres à ma place aurait pu se dire que la situation était assez honteuse pour ne pas en parler.

Et quoi ?
Est ce que ma naïveté autorise tous les connards de la terre à me séduire et à me faire du mal ?
Est ce que ma juste punition pour « avoir fauté » est de me faire mettre à terre jusqu’à ce que je demande grâce ?
Tu aimerais bien… Mais non.
J’ai fait une erreur.
Je dois l’admettre et l’assumer.
Je vivrai toute ma vie avec son poids.
ET C’EST UNE « PUNITION » SUFFISANTE.
Je n’ai pas à me taire, à me cacher ou à mentir pour ce gars.
Je suis humaine, j’ai mes défauts. Et je ne laisserai plus ces défauts faire de moi une proie pour ce genre de vautour.
Point.

Rebelote
J’ai déjà essayé une fois de mettre un terme à cette histoire.
La première rupture n’a pas fonctionné.
Je n’avais pas encore toutes les cartes en main. Je n’étais pas encore 100% sûre que ce mec était aussi noir, dégueulasse et pourri que je ne le pensais.
C’est chose faite.

La deuxième partie de relation a été pire que la première.
Avec elle, sont venus

  • les reproches déguisés : pour une photo de profil trop sexy ou un sourire envers un autre homme,
  • la possessivité : au point de me donner mes mdp facebook et de messagerie quand on serait effectivement ensemble. Cerise sur le gâteau, installer sur mon téléphone le même traceur qu’il avait installé sur le téléphone de sa femme, pour suivre chacun de nos mouvements… Pour plus de transparence, disait-il,
  • les demandes incongrues : petits services en passant,
  • des mensonges encore plus gros,
  • le fait de susciter ma jalousie en flirtant devant moi avec d’autres alors qu’il me répétait à chaque photo sur mon mur que j’étais une allumeuse (projection de ses propres défaut sur moi),
  • BREF tout ce qu’il SAVAIT susceptible de me faire du mal.
Capture d’écran 2015-06-10 à 18.16.41
Euh… Non. Je suis pas dévouée à ta gloire.

Cette fois-ci, je n’ai plus d’excuse.
Je suis informée.
J’ai des soutiens encore plus nombreux.
Je suis déterminée à ne pas laisser ce moins-que-rien gâcher mon temps précieux.
Je suis prête pour le NO CONTACT.

Même dans la rupture, il reste décevant
J’avais imaginé faire cela en douceur.
Sans encore l’avoir supprimé de facebook, je m’étais désabonnée de ses notifs, ne commentais/likais plus les publications de son mur (même si ça m’a fait mal de ne pas lui souhaiter son anniversaire, je suis une fille bien, l’impolitesse me coûte) et donc, ne le voyais plus qu’au sport où je lui adressais à peine la parole.
Le sport étant une activité importante pour moi, j’ai « planifié mon départ » pour une certaine date.
Ce jeudi, il n’est pas venu.
HOURRA !
Dans la mesure où je pense que sa blessure est totalement bidon et qu’il n’avait simplement pas envie de venir (c’est pas vraiment un modèle de volonté…), je n’ai même pas eu un gramme de compassion pour lui.
Hors de son influence, que d’aucun appellerait emprise, je vais de mieux en mieux… Suis de plus en plus détachée
Je passe donc un cours super cool avec son remplaçant.
En rentrant à la maison, je constate qu’il s’est réabonné à mon Instagram ?!
Stupéfaction.
On ne se parle plus depuis un mois.
J’ai été très claire en le quittant sur le fait que je ne voulais plus rien savoir de lui.
J’ai ré-enfoncé le clou quand il a tenté de me recontacté 2 semaines plus tard.
Et là… ça recommence?
NON
NON NON NON

Exit le plan initial bien préparé.
Ce mec joue sans règles.
Plan B : blocage Instagram.
Je serai allée, le jour-même, jusqu’au blocage Facebook si il n’avait pas pris les devant et ne m’avait pas bloquée/supprimée avant que je ne le fasse.
Honnêtement, j’éprouve une presque-joie sadique à me dire qu’il s’est tiré une balle dans le pied tout seul.
Il a lui même appuyé sur le bouton NO CONTACT alors que la chose la plus nocive et toxique qu’il pouvait faire…
C’est, précisément, d’être en contact avec moi.
Je vous l’avais dit… L’intelligence, c’est pas non plus son domaine de prédilection…

Le mot de la fin ?
Ce sera difficile car après une rupture, les personnes veulent une vraie conclusion. Elles veulent être entendues par le pervers narcissique, elles veulent que l’autre sache quelle douleur les ressentent mais un PN n’écoutera pas et même s’il le fait, il n’a pas l’empathie nécessaire pour comprendre la signification émotionnelle de ce que la victime pourrait énoncer.
La beauté du « no contact » réside finalement dans le fait que la victime dise « ça suffit, stop ». La victime s’exprime sans les mots et le PN l’entend aussi bien que si elle le criait.

Le « no contact » signifie clairement que la victime rejette le pervers narcissique, c’est même la vengeance ultime. Cela redonne du pouvoir à la victime, c’est son dernier mot, sa conclusion. L’une des plus terribles blessures narcissiques qu’elle puisse infliger à son bourreau. Le PN comprend alors que la victime sait qui il est et quel est son fonctionnement. Elle lui indique que ses astuces ne marchent plus avec elle. Le bourreau réalise que la victime ne peut plus en être une, le jeu est terminé.

(Source : https://leperversnarcissique.wordpress.com/2015/04/02/)

La suite des évènements
Mon dernier cours de la saison est pour bientôt.
Je sais que, dans une semaine, plus ou moins, tout sera terminé.
Évidemment, j’ai la boule au ventre.
Bien sûr qu’il manquera à la partie masochiste de mon cœur qui a cru voir en lui un petit garçon à consoler (n’était ce pas moi-même dont je voulais qu’on prenne soin à travers lui?).
J’entrevis des jours difficiles. Des moments de doutes.
MAIS PAS DE REGRET.
Plus de stress, plus de tension, plus de questions creuses et stériles sur ma personnalité, plus de peur, plus de manipulation.
Je redeviens moi-même et, selon mes proches, ça me va plutôt bien !
Je repense par moi-même et redécouvre mes centres d’intérêt (son ego difficilement contentable et son besoin d’attention permanent rendait impossible le fait de se plonger dans quelque chose d’autre que lui).
Je refais des choses pour moi-même et ça, ça fait du bien …
J’ai tout à gagner à le mettre hors de ma vie, de ma sphère privée, et surtout loin de mes enfants !
(Parce que oui, même l’amour que je leur porte à eux… Il l’a utilisé… Un déchet, vous dis-je)

« Je vais tellement t’ignorer que tu va douter de ta propre existence. »

JE suis une guerrière, une valkyrie
JE sais ce que tu es, JE sais ce que tu vaux
JE peux le faire
JE vais le faire

PS : L’histoire continue ! Cet article est une suite de celui-ci : https://callmeseraphine.wordpress.com/2015/06/11/suis-je-vraiment-une-salope-infidele/

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Une réflexion sur “La croisée des chemins

  1. Le jour où tu te rends compte que tu ne peux plus écrire, chanter, danser, que ton talent se fane, que ta flamme s’éteint et que c’est le PN qui a aspiré toute ton énergie vitale, c’est à ce moment-là souvent que tu te rends compte à quel point il t’a détruite. Parfois pendant des mois, parfois pendant des années… Un lent travail de sape, savamment orchestré, par petites touches, presque insignifiantes puis de plus en plus violents, psychologiquement, parfois physiquement. Jusqu’à ce que tu fuie ou qu’il te tue (parfois au sens propre, parfois au figuré, il te tue moralement, après avoir pris de toi tout ce qu’il pouvait prendre).

    Il est important d’en parler, de ne pas garder cela pour soi car on croit que c’est honteux, que c’est de notre faute. Le PN adore jouer sur la culpabilisation et le jour où ça ne marche plus, on a gagné. Mais le fuir est, effectivement, la seule solution.

    Et même avec cela, il continue parfois à te poursuivre, à te traquer, pendant des semaines, des mois, des années… Il faut être forte, courageuse et surtout soutenue par son entourage, pour se relever et apprendre à lui résister, à ne plus tomber dans le panneau, à mettre fin au jeu pervers. Et quand enfin on parvient à ne plus réagir à ses basses manoeuvres, à ne plus être blessée par ses mots et son venin, alors on revis, on danse, on chante, on écris, on aime à nouveau. On fait confiance à nouveau. Game over.

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