De la culpabilité à la résilience

BleuRésilience
Du verbe latin resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d’où « rebondir, résister » (au choc, à la déformation).
Phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un évènement douloureux, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression, la peine ou l’attente et de se reconstruire.

Si je devais mettre le doigt sur ce qui a du « mal à passer » dans cette histoire, je vous parlerais de culpabilité et de honte.

Comme une envie de me fouetter avec des orties
De la honte, parce que je suis une fille intelligente, informée, qui ne manque pas d’esprit critique dans son travail et dans sa vie en général, cultivée, éduquée,… (Vous comprenez ce que je veux dire).
J’avais une vie confortable financièrement, une famille bien posée, un mari réellement aimant.
BREF la fille qui a tout.
Et malgré tout ça, il a fallu que je tombe dans un piège aussi grossier.
Aussi navrant.
Aussi pathétique.
Aussi pitoyable.
SHAME ON ME
Je suis mortifiée.
Évidemment, c’est facile de se jeter des cailloux quand on se repasse l’histoire à l’envers.
Je suis forcément plus sage et plus informée à présent.
La moi-de-maintenant ne se laisserait certainement plus tenter d’autant que, chez lui, l’emballage avait plus d’intérêt que le cadeau.
C’est la force de ces individus-là, avoir si peu de scrupules et d’empathie que tout semble permis pour arriver à leurs fins.
Aurais-je du penser à l’impensable pour me préserver ?

Capture d’écran 2015-06-10 à 18.02.50
Le roi des cons… effectivement…

Comme une envie de me rouler dans le verre pilé
Le problème de ce genre d’erreur, c’est que ça te marque au fer.
Ça te suit partout.
La culpabilité que le pervers a installé dans ta vie ne te quitte plus.
Le sort de mon pseudo-prince met parfaitement égal (pis encore… J’irai même jusqu’à lui souhaiter la galle et des petits bras) mais celle que j’ai envers mes proches est énorme.
Certains font l’expérience de la mort imminente, pour ma part, ça a plutôt été le désastre imminent.
Que ce serait-il passé si j’étais resté sous son emprise ?
Quelle genre de personne serais-je devenue ?
La réponse à cette question me rend malade.

J’ai déjà l’impression d’avoir tant perdu en « vertu » en le côtoyant…
Comme si il avait pu me faire passer un peu de sa noirceur à force de l’entendre cracher son venin sur des personnes admirables, démonter des gens qui faisaient preuve de volonté hors du commun malgré un défaut physique ou autre, casser autrui pour un oui ou un non,…
Sa simple présence, son ombre-même, fait ressortir ce qu’il y a de pire en moi.
Ce mec a le « don » de pourrir les gens. Dans tous les sens du terme : il les fait mourir de l’intérieur.

Comment quelqu’un que j’ai pu tellement admirer m’inspire un tel dégoût (et non, le mot n’est pas trop fort) à présent ?
Si je veux me poser honnêtement la question, je répondrai sans trop hésiter que c’est parce que, au fond, je n’avais pas encore pris le temps de le connaître.
Pourrais-je, un jour, me pardonner cette superficialité ?

BlackSpot
Comme marquée par The black Spot… Attention au kraken! Et non, je n’ai pas choisi une image de tache velue parce qu’il est portugais… D’ailleurs, il avait une conception bien à lui de la pilosité masculine… Et de la virilité en général

Comme une envie de lui arracher les ongles un par un
Bien sûr que je lui en veux… Je ne voulais pas d’un « autre » dans ma vie.
J’aurais aimé continuer mon existence tranquille, sans ce boulet à trainer.
Sans être celle qui a fauté.
Lui, apparemment, s’en porte bien… Il n’a pas ce genre de considération. Sa femme est plus utile qu’aimable.
On aurait été au XVIIIème siècle, j’aurais appris à broder et ça m’aurait certainement garder la pensée plus pieuse.
Malheureusement, les travaux de couture m’intéressent moyen.
J’en veux à l’univers, de m’avoir mis sur son chemin pire moment de ma vie…
Je m’en veux de ne pas avoir été assez forte pour détourner les yeux.

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4 réflexions sur “De la culpabilité à la résilience

  1. Bonsoir,

    Par certains passages, je me suis beaucoup reconnue dans tes mots … du moins il y a quelques temps. Je pense que toutes les victimes de pn passent fatalement par la honte et la culpabilité.

    Aujourd’hui, je n’en suis plus à cette phase-là, car j’ai fini par me dire que je n’avais pas à en avoir honte ni me sentir coupable, mais plutôt à assumer ce lourd passé et parler. Dénoncer, et clamer haut et fort qu’une femme, ça se respecte. Mon blog me sert beaucoup à cela, parce que je peux y aborder ce qui est essentiel pour moi, dénoncer avec des mots, tout en partageant mon expérience avec d’autres lecteurs qui ont besoin de se sentir moins seuls dans ce cas.

    Je vais te dire quelque chose, que j’ai compris il y a peu de temps en discutant avec quelqu’un. Tous les ressentis négatifs si pesants que l’on traverse vis-à-vis de ce passé-là, c’est à pn que ça appartient. C’est juste qu’un pn étant très restreint dans ses émotions, il ne sait pas les ressentir, et du coup il nous fait porter SON PROPRE FARDEAU à nous-mêmes.
    Ainsi, la honte et la culpabilité que tu ressens, ce sont les SIENNES. C’est lui qui devrait avoir honte et culpabiliser, dans l’histoire, pas toi. Rends-les lui de façon symbolique, pas besoin d’aller lui dire « Je te rends cette honte et cette culpabilité », trouve un objet qui symbolise cela ou écris pour toi ; mais ne porte plus ces sentiments négatifs qui pèsent bien trop lourd.

    Je voulais partager ça, parce que ton article m’y a fait penser.

    PS : le roi des cons, il écrit les mêmes sms que celui que j’ai connu, avec le même vocabulaire ; ils ont peut-être un recueil de phrases toute faites pour séduire et manipuler ^^ Pathétiques, ils parlent d’amour, des « Je t’aime » et des « Je suis dingue de toi », mais ils ne savent même pas le ressentir, ils ne savent pas ce que c’est. Ils sont dingues tout court. Le « mais je serais le roi des cons … » était un avertissement caché, un genre de lapsus révélateur. C’est tout ce qu’il faut retenir de ce sms.

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  2. Ton commentaire me fait beaucoup de bien !
    Ça me fait voir les choses de manière totalement différente et je suis sûre que tu es dans le bon quand tu dis que, encore une fois, c’est la projection de ses défauts qui rejaillit sur moi.
    Je trouve l’interprétation brillante. Vraiment…
    BREF Je suis encore au début du chemin 😉
    Mais je retiens l’idée de la culpabilité à rendre… Et j’ai une idée très précise de ce dont je vais me débarrasser d’ailleurs.
    Je n’en ai pas vraiment parler ouvertement bien que, c’est un peu ce qui se lit en filigrane dans ce post, mais j’ai vraiment un sentiment d’injustice du type : on est de bonnes personnes et on est « bien équipées » pour en souffrir VS ce sont les salauds mais de toute façon, ils ne ressentent rien.
    C’est injuste…
    Vraiment injuste…
    Je sais que je me sentirai mieux quand j’aurai dépassé ça mais pour le moment, ça me trotte dans la tête…

    PS : Il a écrit les mêmes SMS d’une copine à une autre… Voire à sa femme.
    Un type vraiment classe… Et dénué d’imagination, en plus.
    Une de mes copines a émis l’hypothèse qu’il se servait d’un manuel de drague…
    Un peu dans le style de Barney dans How I met your mother
    :p

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  3. Je vais aller dans le sens du commentaire de « la lumière ».
    Et retenir une de tes phrases: « Sa simple présence, son ombre-même, fait ressortir ce qu’il y a de pire en moi. Ce mec a le « don » de pourrir les gens. Dans tous les sens du terme : il les fait mourir de l’intérieur. »
    Oui, car c’est ta destruction qui le fait jouir. C’est le seul truc qu’il aime. La séduction n’a pour but que de parvenir à cette étape-là. Car la coquille vide c’est lui. Il m’a reproché ça, sur le thème « je transfère mes défauts sur toi ». J’ai mis longtemps à le comprendre mais la vérité est là : ces personnes sont des vampires, qui sucent ton énergie vitale, ton sang, ta beauté, ton intelligence, car ils n’en ont pas le quart de la moitié par rapport à toi mais ils le jalousent. Et s’ils parviennent à te les retirer, à te voler ta beauté, ta jeunesse, ta créativité, ils ont gagné.

    La culpabilisation n’est qu’un des nombreux ressorts qu’ils utilisent pour te manipuler: ils savent que ça marchera sur toi, car tu es une fille avec des scrupules. Pas eux. Tu es une fille bien. Pas eux.
    C’est normal d’avoir des scrupules. C’est humain. Eux n’en ont pas… Je ne ferai pas la conclusion.
    La seule qu’il faut retenir c’est celle-ci: tu ne pourras pas changer le passé. Tu es tombée dans le piège. Et alors? Tu t’en es sortie. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.

    Tu as survécu à un pervers narcissique. Tu te bats pour remonter la pente. Comme disais Lumière dans un poste précédent: le jour où tu arriveras à tourner tout ça en dérision. A rire de ses messages ridicules, à rire de ses tentatives pour te repourrir la vie même après ta fuite, à rire de lui, de ses absurdités, ce jour-là il aura perdu. Définitivement.

    Et crois-moi, le plus malheureux c’est lui. Tu n’as pas à avoir honte. Certes tu as fauté, mais nous sommes humains. Errare humanum est. Tu n’as pas à te fouetter avec des orties. Et pas à la fouetter lui d’ailleurs, (il pourrait aimer ça :p). Juste à l’ignorer. Car il ne mérite que ça: ton indifférence.

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