Halte à l’autoflagellation !

Rouge(Je savoure d’avance la nouvelle audience de ce blog qui aura atterri ici au hasard d’un tag douteux…)

Je plante le décor : Vous avez quitté (de force ou de gré) votre objet de supplice préféré et  – quelques semaines de no contact plus tard – vous sentez poindre les premiers symptômes du manque : perte d’appétit et de sommeil, soudaine chute de confiance en soi, doutes, perte de ce délicieux sentiment de liberté retrouvée, chouinouilles, larmes, envie constante de s’excuser et de « tout reprendre à zéro »,…
NON !
NON NON NON et NON !
Vous vous êtes donné du mal. Vous avez souffert. Vous n’allez pas vous re-tartiner une couche de malheur sur votre pain quotidien.
Le passé est le passé.
Vous aviez de bonnes et d’excellentes raisons d’agir.
La personne que vous voulez retrouver (et que vous aimez encore certainement) est partie depuis longtemps. Idéalisée et présentée sous son meilleur jour par votre esprit saturé de larmes et de misère, vous courez après un fantasme.
* C’est le moment de respirer bien à fond *

Mais vous savez quoi ?
Ce n’est pas si grave…
Vous avez le droit d’être en colère, de pleurer, de rager,… Cette histoire a eu du sens à VOS YEUX, elle a été importante et vous y avez consacré du temps et de l’énergie.
Alors gardez les bons moments dans un coin tout doux et moelleux de votre cœur… Ils vous appartiennent.
La seule chose que vous ne devriez pas vous autoriser à faire (pas pour moi, pas pour les apparences, pas pour la famille mais POUR VOUS), c’est craquer !

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Et, dans ces circonstances, il faut bien l’avouer, la source principale de notre malheur est à un seul endroit : dans notre tête.
– Est ce qu’il pense à moi ?
– Est ce qu’il est triste ?
– Est ce que ça a compté pour lui ?
– Est ce qu’il m’a pris pour un jambon ?
– Pourquoi a-t-il dit ça ?
– Que fait-il ?
– …
Wow wow wooow…
Chacun son espace. Chacun sa tête. Chacun ses pensées.
La seule personne dont l’opinion, la vie, les émotions, etc devrait vous intéresser, c’est vous-même.
C’est illusoire de croire que vous avez quelconque prise sur les émotions d’autrui. C’est inutile de lui prêter telle ou telle intention. C’est vain de vouloir lire entre les lignes…
Il n’y a que deux options :
– Vous vous êtes quitté. Et c’est mieux comme ça.
– Il y a une erreur dans le cosmos et vous finirez par vous retrouver au moment du happy end quand le film sera fini.

Acceptez de laisser partir ce qui est – effectivement – parti
Comment ?
Le premier pas en avant, c’est encore accepter de rester dans ses propres chaussures.
A sa place.
Réinvestissez votre propre vie.
Vous savez (ou avez déjà du mal à savoir vous-même) ce qu’il en est de cette relation, de vos sentiments, de votre état d’esprit, de votre avenir…
Alors n’essayez pas de chausser ses converses usées et dépareillées que vous avez toujours imputées à son manque de style sans jamais comprendre son goût pour la chaussure grunge. Au fond… Vous savez que vous êtes faites pour marcher en stilettos…

Si vous n’êtes pas convaincus par les métaphores en semelle (ce que je déplore, évidemment), je vous invite à prendre une situation lambda et à apprécier l’éventail des possibilités qui s’offrent à vous.
Exemple classique : La dispute et le « de toute façon, je m’en fous »
– Il est sincère
– Il ment
– Ses mots ont dépassé sa pensée sur le moment
– Il cherche à vous blesser
– Il est blessé et le camoufle sous couvert de machisme
– C’est un macho
– C’est un hypersensible
– Il veut vous faire réagir
– Il veut vous faire du mal
– Il vous adresse un raisonnement par l’absurde
– Il renverse la vapeur pour sauver ses miches
– C’est un con
– C’est un incompris
– Oh… Après tout, c’est de ma faute
– Oh le *****
– Il me laisse le choix
– Quel était le ton de sa réponse encore ? Posé ? énervé ? Indifférent ?
– Non mais… Avait-il passé une bonne journée ? Etait-il en de bonnes dispositions pour discuter avec moi ?

(Liste non exhaustive)

La seule et unique réponse aux questions que vous vous posez est la suivante : LA vérité vous échappera toujours.
Le revoir une dernière dernière fois pour « mettre les choses à plat » ne vous apportera aucune paix. Aucune réponse satisfaisante.
Il faut être deux dans une relation et le seul rôle qu’on peut y jouer, c’est encore le sien.
Extrapoler, chercher le coupable, la raison-qui-a-fait-que,…
C’est déjà être hors limite.
C’est déjà se faire du mal pour rien…

Alors faites un pas de plus vers la résilience.
Il y a quelqu’un derrière cet écran qui a cruellement besoin de vous-même et il est probablement appuyé, une main sur le menton, à lire ces lignes…
😉

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A bon entendeur…
PS : Souriez… Demain, ça ira mieux !
Courage, c’est l’heure de la pause café

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