L’amitié est pavée de bonnes intentions

A toi, lectrice (mais aussi lecteur) qui voudrait débuter sereinement ton NO CONTACT, tout d’abord je te dis bravo.
BRAVO
Parce que nous savons tous que la décision est difficile à prendre et combien il est compliqué d’ouvrir les yeux quand le confort du rêve est tellement plus séduisant.
Si tu as parcouru ce blog, tu auras certainement vu que c’est un parcours, certes libérateur, mais semé d’embuches.
Et embuches, il y en aura même posées par ton « propre camp ».

Exemple :
« Oh, j’ai vu machin, t’en fais pas pour lui, il pète la forme »
OU sa variante
« Oh, j’ai vu machin, il est dévasté »

« Comment tu as pu te laisser avoir par un looser pareil? »

« Tiens… Je sais que tu l’as bloqué mais… Tu as vu sa nouvelle photo de profil ? Son nouveau statut? »

Les amis, il en faut.
Ça fait du bien. Ça soutient.
Les boulets… Ben… Ils sont aussi bien là où on les pose.En leur prêtant oreille, vous ne faites pas du NO CONTACT, vous changez juste de dealer.

2 solutions :
– L’érémitisme. Une grotte isolée. Un désert bien sec. Une chambre en haut d’une tour sans porte, ni fenêtre.
Efficace. Mais d’un ennui mortel.
– La communication. Expliquez-vous sans pour autant vous justifier !
Ce sont vos amis. Des personnes qui vous veulent du bien. Elles n’ont pas à juger vos méthodes. Si vous deviez porter un pull over rouge chaque jeudi pour conjurer le sort, elles seraient déjà en train d’apprendre à tricoter…
C’est quoi le no contact ? Quelles sont vos attentes ? Vos limites ? Que peuvent-elles vous dire ou non ? Comment vous soutenir ?
Reposez-vous sur des personnes qui ne sont pas nécessairement plus fortes ou mieux que vous (vous n’êtes pas une loque, vous êtes juste manipulé(e)) mais qui, en tous cas, sont en dehors de l’envoutement.
Déléguez affectivement.
On s’en porte bien mieux !

Laissez passer du temps.
Un peu.
Beaucoup.
Juste assez pour être bien.
Et je vous promets… Qu’un jour… Très loin… Mais très proche à la fois…
Vous en rigolerez ensemble.

Parce que, oui, un jour, VOUS, vous aurez tourné la page.
Vous ne penserez plus à lui.
Les automatismes d’autres fois (le sms du matin, du soir, le facebook en mode spion…) vous les oublierez.
Vous vous serez débarrassé du poids de sa seule présence… Alors que lui…

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Alors que lui, il en sera réduit à VOUS spionner à la discrète et à se consoler de messages envieux…

N’oubliez jamais que…
VOUS êtes la plus forte des deux.
Vous avancez.
Il reste en arrière.
CQFD

PS : Ne répondez JAMAIS à ce genre de « provocation interposée »
Remerciez votre ami.
Souriez.
Gaussez-vous intérieurement.
Et…
Oubliez
🙂

 

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Va, je ne te hais point

On pourrait dire que l’eau a coulé sous les ponts, n’empêche…
C’est la première fois que je le revoyais ce week-end.
La première fois depuis… Presque un an ?

Il y a des occasions sportives qui ne se refuse pas.
Je me sentais prête.
Je n’ai donc pas refusé celle-là.

Ce soir là, il y avait 250 emplacements à pourvoir… J’avais peut-être une chance de ne même pas croiser son regard…
QUE NENNI !
Le destin te met à l’épreuve, il est comme ça, le salaud.
La place qui lui est attribuée est juste devant moi.
JUSTE DEVANT MOI…
C’est « facile », le no contact, quand la personne est loin. Quand elle est à 2m… C’est un peu plus tricky.

Malgré cela, en fait, j’ai pas envie.
Fut un temps où j’aurais TOUT FAIT pour le croiser par hasard au détour d’une rue, où j’aurais pleuré pour un regard… J’ai l’impression qu’il ne reste rien de tout ça.
Oh, attention…
Le pincement au cœur est là.
La honte, surtout, domine chez moi.
La terrible angoisse de sentir dans chacun de ses gestes, chacun des regards qu’il adresse autours de lui toute la fausseté de son être.
Une phrase tourne dans ma tête : « Mais qu’est ce qui t’a pris ma pauv’ fille? ».
Honnêtement, « mon ange », tu t’es laissé allé.
Tu es bouffi (et pas seulement d’orgueil pour une fois),
Ça doit faire quelques semaines que tu aurais du te re-colorer les cheveux,
Ton coup de pédale est mou, lent, poussif,
Tes prétentions sont revues à la baisse (2h de pédalage ? Sérieux ?)…

Où est mon guerrier ? L’homme qui me faisait rêver ?
C’est vraiment à ça que tu ressembles sans tes mirages ?

Les premières notes de musique s’égrènent et je suis déjà dans ma bulle.
Je me surprends à ne plus penser à toi, à ne plus te chercher du regard…
On est jamais vraiment guérie. Je le sais.
Et pourtant, l’espace d’un instant, tu m’as été si complètement INDIFFÉRENT

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(Ce n’est pas vraiment une victoire… Simplement ma vie qui reprend…)
Adieu Mon Amour…
Tu n’auras, décidément, jamais été à la hauteur…

Petit conseil en passant.
Ne vous sentez pas coupable si vous avez un coup de mou à faire pleurer un caillou ou, au contraire, des envies de meurtre bien sales incluant des tortures médiévales.
Notre moral ne dépend pas que de nous.
Non.
Vous vous sentirez mieux si vous êtes rassasiés, bien reposés et si vous avez passé une journée sympa.

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Et là,
je suis fatiguée et j’ai faim…

« Non, ce n’est pas ta faute » – Réponse à la lettre CXLI

Rouge« On s’ennuie de tout, mon Ange, c’est une loi de la Nature ; ce n’est pas ma faute.

« Si donc je m’ennuie aujourd’hui d’une aventure qui m’a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n’est pas ma faute.

« Si, par exemple, j’ai eu juste autant d’amour que toi de vertu, et c’est sûrement beaucoup dire, il n’est pas étonnant que l’un ait fini en même temps que l’autre. Ce n’est pas ma faute.

« Il suit de là, que depuis quelque temps je t’ai trompée : mais aussi, ton impitoyable tendresse m’y forçait en quelque sorte ! Ce n’est pas ma faute.

« Aujourd’hui, une femme que j’aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n’est pas ma faute.

« Je sens bien que te voilà une belle occasion de crier au parjure : mais si la nature n’a accordé aux hommes que la constance, tandis qu’elle donnait aux femmes l’obstination, ce n’est pas ma faute.

« Crois-moi, choisis un autre amant, comme j’ai fait une autre maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n’est pas ma faute.

« Adieu, mon ange, je t’ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n’est pas ma faute. »
Lettre CXLI – De la marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont (à l’attention de Madame de Tourvel)

« Qui crois-tu donc duper, mon cœur avec cette missive ? Vas-tu donc t’attribuer tous mes mérites, même quand il s’agit de notre propre rupture ? N’auras-tu donc pas le moindre succès personnel dont on ne pourrait te reprocher le vol ?  »

« Ceci dit, je ne puis me dire aussi surprise que toi. Ce n’est pas de ta faute. Quand on est trop lâche pour s’aventurer dans le Verbe, on se rabat sur les mots. Tu mettras peut-être moins de temps à les chercher, au bout de ta plume… en tous cas, tu m’épargneras les babillements de ton langage incertain. Je ne me savais pas si intimidante mais j’accepte avec plaisir le piédestal que tu me proposes.  »

« Non, ce n’est pas de ta faute si je me suis lassée de toi… Simplement, mes exigences sont d’une autre sphère. Tu es condamné à fouler la vase et la boue. Je ne puis m’élever avec toi, il me faut donc t’abandonner à terre. Si seulement j’avais pu prendre autant de plaisir que toi à flatter cet ego que tu cultives alors que d’autres préfèrent s’occuper de leur jardin (oh, excuse-moi par avance de cette référence que tu ne comprendras point), il est certain que nous aurions pu couler de jours heureux à te regarder dans le reflet d’une mare.  »

« Il n’est de vertu que dans les amours vertueux. Ce n’est pas de ta faute si tu n’as pu proposer qu’une minable amourette d’adolescents. C’est un concept pur et grand que l’Amour. De même qu’on ne parle pas de Raison avec les fous, je ne parlerai pas d’Amour avec toi. Pour la même raison, on ne trompe que les gens qui sont ignorants. J’aurais pu prendre ombrage d’autres favorites mais c’eut été trop d’énergie mal employée. Si j’avais su que tu aurais besoin de me donner des rivales pour que je te reste attachée, mon cœur, je t’aurais de suite exhortée à plus de confiance en toi. Hélas… On ne raisonne pas plus les fous que les enfants…  »

« Tu as du mal à comprendre que c’est moi qui te laisse et comment pourrait-il en être autrement ? On t’a tellement conforté dans l’idée que tu étais bon. Ce n’est pas de ta faute, mon cœur. Il y aurait un moyen très simple pour que tu puisses apprécier la réelle opinion que les gens ont de toi : mets fin à tes mensonges. Et voilà, qu’enfin, les gens pourraient voir la vérité de ton âme. Si on pouvait retourner les gens comme des gants et exposer au grand jour ce qu’ils ont à l’intérieur… On ne pourrait plus t’affubler que de hardes et d’une crécelle… Ainsi les gens s’écarteraient sur ton passage afin de ne pas être contaminé par ta pourriture. »
«Adieu, mon cœur, et crois-moi bien que je ne m’abaisserai pas à t’envoyer des messages comme j’ai eu le déplaisir d’en recevoir de toi. J’ai peu de souvenirs à garder de toi, à peine l’écho d’un rire ou d’un compliment éculé, mais c’est assez pour me dire que tu ne valais encore moins que rien. Je te quitte à jamais. A dire vrai, je repose cette plume que je t’oublie déjà…  »

Les liaisons dangereuses

RoseLes Liaisons dangereuses, sous-titré Lettres recueillies dans une société et publiées pour l’instruction de quelques autres, est un roman épistolaire écrit par Pierre Choderlos de Laclos et publié en 1782. Cette œuvre littéraire majeure du XVIIIe siècle, narre le duel pervers de deux nobles manipulateurs et libertins du siècle des Lumières.
Comble de l’ironie…
Il se trouve que c’est l’un de mes romans préférés.
Il n’y a pas de hasard dans l’univers.

Trame – Il était une fois (attention spoilers!)
La marquise de Merteuil demande à son ancien amant, le vicomte de Valmont, de séduire la très jeune fille de sa cousine, Madame de Volanges. Elle veut ainsi se venger d’un autre ancien amant à qui on a promis en mariage la jeune Cécile de Volanges. Au début, Valmont refuse cette proposition : celle qu’il choisit de séduire est la prude Madame de Tourvel qui séjourne chez la tante du vicomte, pendant que son mari préside un procès en Bourgogne.
Ayant découvert que Madame de Volanges a écrit en secret à Madame de Tourvel pour lui faire savoir le fourbe qu’il est, Valmont change d’avis et décide de suivre le projet de la marquise de Merteuil.
Il profite du fait que la jeune Cécile est amoureuse de son maître de musique, le chevalier Danceny, qui, aux yeux de la mère, n’a pas les qualités requises pour être accepté comme prétendant.

Chez sa tante, Valmont séduit facilement Cécile qui devient enceinte de ses œuvres, mais une fausse couche évite le scandale. Valmont, pendant ce temps, revient auprès de la femme qu’il convoitait principalement, Madame de Tourvel, qui finit par céder à ses avances infatigables. Contre ses attentes, l’amour qu’il voue à madame de Tourvel le fait trembler jusqu’au plus profond de lui-même. Trop tard pour lui cependant pour s’arrêter et d’autres tombent dans le sombre tourbillon des plans diaboliques que Madame de Merteuil et lui avaient mis au point.

Madame de Merteuil avait promis au vicomte une nuit avec elle s’il réussissait. Malgré tout, elle lui refuse sa récompense à moins qu’il ne rompe complètement avec Madame de Tourvel, au risque de gâcher sa réputation de débauché. Valmont accepte cette exigence et abandonne Madame de Tourvel, qui en tombe mortellement malade. Valmont retourne auprès de Madame de Merteuil, qui en attendant a pris comme amant le chevalier Danceny, et lui demande d’honorer immédiatement sa promesse. La marquise refuse et c’est la guerre entre les deux.

La marquise révèle à Danceny que Valmont a séduit Cécile. Danceny le provoque en duel et Valmont, qui meurt d’amour et ne tient plus à rien, permet à Danceny de le blesser mortellement. Avant de mourir, il demande à Danceny de rendre visite à Madame de Tourvel et de l’assurer de son amour, et il lui remet une collection de lettres de Merteuil. Après avoir entendu le message de Valmont de la bouche de Danceny, Madame de Tourvel meurt. Danceny publie les lettres de madame de Merteuil qui tombe en disgrâce dans la bonne société. Elle finira défigurée par la maladie (la petite vérole) et son image sociale définitivement brisée…
(Source : Wikipédia)

Si on creusait un peu plus loin …
La marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont sont deux libertins sans foi, ni loi. Se livrant à la débauche – et plus que ça encore, à la destruction pure et simple d’autrui – ils ne cessent, tout au long du livre, de se narrer leurs exploits au travers des lettres qu’ils s’envoient…
Toute la force du roman réside dans la double narration de ces deux intrigues entremêlées. Le récit de leurs aventures libertines respectives, de leurs stratégies et de leurs péripéties mais aussi… le combat qu’ils se livrent l’un contre l’autre !
Un combat qui apparaît tout d’abord comme un jeu de séduction pour ensuite se transformer en rivalité destructrice.

En définitive, les deux combattants se prendront mutuellement ce qu’ils ont de plus précieux :

  • Le vicomte mourra en duel après avoir succombé à l’amour de madame de Tourvel dont il aura pourtant causé la perte. Le brillant libertin agonisera en amoureux désespéré d’avoir détruit celle qu’il aimait.
  • La marquise de Merteuil perdra sa réputation, que toute sa vie elle s’était attachée à préserver, sa fortune, en perdant un procès et sa féminité qu’une petite vérole flétrira en la défigurant.

J’ai souvent lu que Valmont était la figure type du pervers narcissique.
Que nenni !
Il ne faudrait pas confondre « manipulateur narcissique » et « juste être un connard ».
Vous me pardonnerez mon langage…Alors, évidemment, c’est un type peu recommandable, fourbe et manipulateur MAIS il me semble posséder deux caractéristiques essentielles qui trouble un peu ce « diagnostic » : non seulement, il tombe réellement et sincèrement amoureux de madame de Tourvel (chose impossible pour le PN) mais, en plus, il se contrefiche de son image « sociale » de libertin (sauf quand cela touche au succès qu’il pourrait avoir avec sa future conquête).

A mon humble avis, la vraie perversion narcissique s’exprime bien mieux chez la marquise !

La marquise, perverse et narcissique

  • Elle est d’un narcissisme exacerbé (plus encore que Valmont puisqu’elle s’auto-proclame supérieure à lui)
  • Détail intéressant, la Lettre 81 dresse une superbe autobiographie d’elle-même dans laquelle elle raconte la manière dont « déjà à l’orée de l’enfance et de l’adolescence, elle possédait une intelligence désarmante pour pénétrer les secrets qu’on cherchait à lui dissimuler et à saisir sans en comprendre encore toutes les ficelles, tous les ressorts hypocrites de la mondanité ». Et on sait maintenant que la perversion narcissique se joue dès l’enfance…
  • Sa relation avec Valmont – ou plutôt, sa non-relation –  est l’illustration d’une espèce de complicité/rivalité intellectuelle, narcissique et séductrice malsaine mais, en aucun cas, une histoire d’amour… La marquise n’aime PERSONNE autant qu’elle-même.
  •  Son intelligence, son esprit froid et calculateur et ses actes de séduction sont dirigés vers sa gloire personnelle et la destruction de l’autre. Son libertinage à elle n’est pas un jeu gratuit, c’est une façon froide et calculée de devenir « égale aux hommes ».
  • Elle exècre l’amour car cela permet aux hommes d’exercer un pouvoir sur les femmes et tire un certain plaisir de sa supériorité : celui de faire souffrir, mais surtout celui de jouir, de sa chair et de son machiavélisme.
  • Sa « mort sociale » et « la destruction de son image » cause la véritable mort du personnage. On en parlera plus. On en entendra plus parler.

Je suis sûre que si j’avais le bon esprit de le quitter à présent, il en serait au désespoir ; et rien ne m’amuse comme un désespoir amoureux. Il m’appellerait perfide, et ce mot de perfide m’a toujours fait plaisir ; c’est, après celui de cruelle, le plus doux à l’oreille d’une femme.
Les Liaisons dangereuses (1782), Pierre Choderlos de Laclos, éd. Folio plus classiques, 2005, partie Lettre V.

La petite note féministe et ambiguë à la fois
Pour rivaux qu’ils soient, ils n’en sont pas pour autant à égalité.
Le vicomte de Valmont est un homme et, à ce titre, il peut se montrer un libertin flamboyant au grand jour et sans retenue. Les lettres qu’il écrit à la marquise de Merteuil ne sont que le récit triomphant de ses aventures.

Il n’en va pas de même pour cette dernière. Si elle se doit de rivaliser avec le vicomte sur le terrain des aventures d’alcôve, la marquise de Merteuil, de plus, est contrainte à la dissimulation.
Son statut social (elle est marquise), matrimonial (elle est veuve) et SURTOUT son sexe (elle est une femme dans un monde dominé par les hommes) l’obligent à la duplicité et à la tromperie.
Si le vicomte use aussi de ces armes, ce n’est que pour séduire puis pour perdre, en les déshonorant, les femmes dont il fait la conquête. Il ne fait que prendre un chemin aisé qui ne transgresse que la morale de son époque.

Pour être son égale, donc, la marquise de Merteuil doit, en plus, réussir à s’extraire du rôle qui lui est dévolu.
Elle a déclaré la guerre aux hommes et, se voulant « née pour venger [son] sexe » (lettre LXXXI), elle utilise toute son intelligence pour conserver son indépendance, ses amants et sa réputation.

La fin du roman est énigmatique, car aucun des personnages ne la revoit. Après son déshonneur et sa mort sociale, « On dit qu’elle », « On dit que »… Mais personne ne peut confirmer les rumeurs. Son ambition de s’élever à l’égal de l’homme échoue lamentablement (société de l’époque oblige)… Il y a donc un mystère encore plus grand autour d’elle et elle devient presque un mythe. « On dit qu’elle » a été défigurée par la petite vérole, « On dit qu’elle » s’est enfuie en Hollande. Or, à cette époque, la Hollande est le pays des sorcières et des contes… Elle devient donc presque un personnage légendaire.
(Source : Wikipédia)

BREF
Je vous invite à vous faire votre propre opinion en vous offrant le livre ou en jetant un coup d’œil ici :
https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Liaisons_dangereuses

Il n’avait pas que de bons pinceaux…

Laisse de côté tous les chiffres non indispensables à ta survie.
Ceci inclut l’âge, le poids, la taille.
Que cela préoccupe seulement le médecin, il est payé pour ça.
Fréquente de préférence des amis joyeux, les pessimistes ne te conviennent pas.

Continue de t’instruire…
Apprend sur les ordinateurs, l’artisanat, le jardinage, etc…
Ne laisse pas ton cerveau innoccupé, un mental inutilisé est l’officine du diable.
Et le nom du diable est Alzheimer !

Ris le plus souvent possible, et surtout de toi-même !
Quand viennent les larmes, accepte, souffre et …
continue d’avancer.

Accueille chaque jour qui se lève comme une opportunité, et pour celà, ose entreprendre.
Laisse tomber la routine, préfère les nouvelles routes aux chemins mille fois empruntés !

Efface le gris de ta vie et allume les couleurs que tu possèdes à l’intérieur.

Exprime tes sentiments pour ne jamais rien perdre des beautés qui t’entourent.
Que ta joie rejaillisse sur ton entourage et abat les frontières personnelles que le passé t’a imposé.

Mais, rappelle-toi : l’unique personne qui t’accompagne toute la vie, c’est toi-même.
Sois vivant dans tout ce que tu fais !
Entoure-toi de tout ce que tu aimes : famille, animaux, souvenirs, musique, plantes, un hobbie…
tout ce que tu veux…

Ton foyer est ton refuge, mais n’en deviens pas prisonnier.

Ton meilleur capital, la santé.
Profites-en, si elle est bonne ne la détruis pas, si elle ne l’est pas, ne l’abîme pas davantage.

Sors dans la rue, visite une ville ou un pays étranger, mais ne t’attarde pas sur les mauvais souvenirs.

Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune, un véritable soleil.

– Pablo Picasso –

Dieu que cette fille a l’air triste, amoureuse d’un égoïste… (Air connu)

RosePourquoi l’amour avec le PN est-il impossible ?
Parce que, dès le début de la relation, son cœur est déjà pris…
Vous n’aurez pas de pire rivales,
vous ne lutterez jamais à armes égales,
vous ne le contenterez jamais mieux que cette « autre »,
et vous ne trouverez jamais votre place dans ce trio amoureux qu’il vous propose…
Le premier et le seul amour du PN, c’est encore et toujours LUI-MÊME.

Narcisse et Echo

Narcisse est l’enfant que Liriope a eu avec le fleuve Céphise. Il est doté d’une beauté rare, digne d’être aimé des nymphes. A sa naissance, Liriope va consulter le devin Tirésias qui lui prédit que Narcisse vivra vieux s’il ne voit jamais sa beauté.

La beauté exceptionnelle de Narcisse fait naître le désir. Nombreux jeunes gens en sont épris. Mais derrière cette beauté tendre se cache une indifférence si dure que ni jeunes hommes ni jeunes filles ne peuvent s’approcher.

La nymphe Echo, démunie de parole, répète la fin des phrases qu’elle entend ; elle éprouve une muette adoration pour Narcisse, le suit partout espérant un signe d’amour, d’affection, mais il la rejette avec mépris. Triste, pleine de honte, elle se cache au fond d’un bois et se laisse dépérir : son corps devient pierre, ne laissant d’elle que sa voix intacte. Pleine d’amour et de ressentiment, Echo continue inlassablement à renvoyer la fin des phrases de Narcisse jusqu’à la mort de ce dernier.

Une des victimes du dédain et de l’indifférence de Narcisse se plaint à la déesse de la vengeance. Le verdict est prononcé. Au cours d’une chasse, la déesse pousse le jeune homme à se désaltérer au bord d’un étang situé dans un magnifique endroit. Narcisse s’éprend alors d’amour pour le reflet de son visage que lui renvoie l’eau, pour cette image qu’il ne peut atteindre et dont il est incapable de se détacher. Plus il se regarde, plus folle est sa passion, il soupire, il pleure, il se frappe devant son reflet. Narcisse oublie de boire et de manger. Prenant racine au bord de l’étang, il se transforme peu à peu en la fleur qui porte son nom et qui, depuis, se reflète dans l’eau à la belle saison, pour dépérir à l’été.

Ovide, Les métamorphoses, livre III, 339-510

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John William Waterhouse, Echo et Narcisse (1903), Walker Art Galleryn Liverpool

« On ne se console pas des chagrins, on s’en distrait »

L’écrit appelle l’écrit…
Ça me semble une évidence.
Aussi, je n’aurais peut-être pas dû tant m’étonner que le fait de raconter mon histoire pousse mes amies (et même, mes excellentes amies) à me raconter la leur.
C’est donc avec beaucoup de plaisir que je me fais l’intermédiaire entre elle et vous.

Je vous invite à parcourir attentivement ses petits conseils en fin d’article qui me semblent plein de bon sens pour celui ou celle qui souhaite remonter la pente en douceur !

Confidences de Sidonie

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé » disait Lamartine dans son poème L’Isolement.

Chaque rencontre dite « amoureuse » est particulière. Celle-ci m’a profondément marquée. Mettre des mots sur mon histoire me permet aujourd’hui de la comprendre, de prendre le recul nécessaire et de la partager avec vous. Ressentir le besoin d’écrire sur une expérience vécue avec un homme indique déjà que la situation a engendré des souffrances qui seront à dépasser. On laisse une part de soi chez un homme en qui l’on voyait un amant, un potentiel compagnon de vie. Renoncer à lui parce que son attitude provoque des blessures, ou parce que son amour ne semble pas réellement réciproque, dans tous les cas, le renoncement s’assimile au travail de deuil.

Lorsque je l’ai rencontré, j’ai ressenti une immense attirance vers lui. Il était charmant, agréable, sympathique, souriant. Il parlait avec humour et gentillesse. J’ai été heureuse qu’il me propose de nous revoir dans un avenir proche. Nous nous sommes régulièrement téléphoné. A chaque prise de contact, nos liens se resserraient, je me sentais conquise par cet être différent de moi : voyageur optimiste, aventurier dans l’âme. Nous nous parlions de nos projets, de nos vies, mais aussi de nos tracas. Une confiance réciproque semblait s’installer au point qu’il me confiait sa douloureuse expérience avec son ex-compagne. Elle aussi a été séduite rapidement par lui peu après leur rencontre, au point qu’elle lui propose qu’il s’installe avec elle. Au bout de quelques mois, leur passion commence à décliner, elle est de plus en plus amoureuse de l’un de ses collègues qu’elle voit régulièrement. Elle finit par mettre à la porte son compagnon, l’obligeant à dormir plusieurs nuits de suite dans les rues de Paris…J’ai été touchée et bouleversée par ces quelques confidences.

Nous avons décidé de nous revoir tous les deux un bon mois après notre rencontre. C’est moi qui me déplace jusque Paris. Lors de mon arrivée je suis anxieuse, fébrile, et même tremblante. Je le suis d’autant plus qu’il n’est pas là… Il ne m’attendait pas au lieu et à l’heure convenue. Je suis dans la plus grande incompréhension. Je lui téléphone et suite à mon appel, il me rejoint, avec un immense retard. Je ne savais quelle attitude prendre face à ce faux pas de sa part. Mais je ne voulais pas gâcher cette journée, et je souhaitais parvenir à faire connaissance avec lui, ce qui était le but premier de ma venue. Il s’est excusé dix fois de son retard. Puis nous nous sommes promenés à travers un Paris devenu romantique. Le temps était superbe, et nos mines radieuses. Nous nous sommes très vite rapprochés. Nous nous tenions la main, nous nous enlacions souvent, nous nous sommes embrassés comme deux véritables amoureux qui s’étaient retrouvés dans la ville de l’amour. Je nageais dans le bonheur, je me laissais porter par la joie et la sérénité d’être à ses côtés, dans ses bras. Nous nous disions que nous étions heureux de nous être rencontrés, et que nous prendrions le temps de nous connaître. Il m’a avoué qu’il souhaitait me proposer de venir chez lui pour faire l’amour mais que les débuts trop rapides ne mènent à rien. Et que nous avions tout le temps pour nous revoir maintes fois.

Au fil de la conversation, quel ne fut pas mon ébranlement quand il m’a annoncé que son ex-compagne a porté plainte contre lui pour motif d’agressions, de menaces et…de viol. Il admet que sa blessure et son énervement l’ont conduit à dire des injures, à lui donner une claque sur le visage, mais il me jure que les violences dont elle l’accuse sont de pures inventions contre lesquelles il devra se défendre dorénavant dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Pourtant, notre échange amoureux continue pendant cette journée. Au fond de moi grandit un attachement, une affection pour cet homme. Je le serre fort contre moi, et j’ai l’impression que je suis comblée. Je repars le soir le cœur lourd, à peine suis-je dans le train qu’il me manque déjà terriblement. Les jours suivants, je ne vis que pour le retrouver.

Le lendemain de notre tendre journée, il me téléphone pour me dire que je suis une femme « agréable et gentille », et que tout ce qu’il espère, « c’est me revoir le plus vite possible ». Mais sa convocation à la police a eu raison de nous. Il a dû donner sa version des faits face aux accusations de son ex-compagne, et a été mis en garde à vue. Désormais il prend conscience que la bataille judiciaire ne fait que commencer, qu’elle sera longue et difficile. Ce n’est sans doute pas mon rôle, mais dans tous les cas, il ne souhaite plus que je sois à ses côtés. Un soir, il me fait part qu’il ne souhaite plus aucune relation avec une femme, il me dit qu’il garde un bon souvenir de notre journée, mais qu’il ne peut rien envisager avec moi, il craint la prison, et les poursuites. Il me dit que je suis une personne « exceptionnelle, jolie dedans et dehors ». Mais qu’il ne veut pas profiter de moi parce qu’il me respecte. Je fonds en larmes pendant de longues heures après cette conversation, je ne parviens pas à dormir. Au fond, cette belle histoire que j’avais espérée et imaginée s’effondrait, elle était balayée par le vent, comme si tout n’avait été qu’un mirage. « On ne se console pas des chagrins, on s’en distrait », Stendhal, Armance.

De temps à autre, il me téléphone encore, mais beaucoup plus rarement. Je ne sais pas s’il veut vraiment me revoir. Sa voix est triste, il semble souffrant. Il accumule les ennuis, son travail ne lui permet pas de gagner assez pour payer ses frais d’avocat, il a peur, et sombre dans un état de mélancolie permanent. Et moi je pense à lui tous les jours, il me manque terriblement. Je voudrais pouvoir l’aider même si son histoire n’est pas la mienne, mais je ne sais pas ce qu’il s’est réellement passé. C’est un homme égaré que j’ai trouvé sur mon chemin. Françoise Sagan disait « Aimer, ce n’est pas seulement aimer bien, c’est surtout comprendre ». En ce sens, je pense pouvoir dire que j’ai sincèrement aimé cet homme. Je l’aime toujours. Malgré ses difficultés, s’il m’aimait comme je l’aime, je lui aurais donné toute mon affection, et je l’aurais soutenu.

Je ne peux me résoudre à l’idée de ne plus jamais le revoir. Il me manquera toujours. A présent, j’espère me réveiller un matin et avoir moins mal.

« Cet amour insensé que je lui porte reste pour moi un insondable mystère ». Marguerite Duras, L’Amant.

J’ai toujours fait confiance en la vie et surtout en mes intuitions et mes jugements. Mon raisonnement et mes élans d’affection guident souvent mes choix. Mais si une relation aboutit à de la souffrance, c’est sans doute qu’elle ne pourra jamais être sereinement vécue.

Chacun recherche le bonheur au cours de l’existence. Mais prenons garde : le bonheur n’est pas loin au sommet de la montagne, mais au contraire en chacun de nous. C’est ainsi que nous avons tous la clé pour accéder à une existence heureuse, à condition de donner au « bonheur » une définition réaliste et praticable. Le bonheur est une manière personnelle de considérer la vie, de trouver le courage de poursuivre, en prêtant attention à tous ces petits faits que la plupart des gens ne remarquent même plus. Aimant beaucoup la philosophie et étant enthousiaste de nature, j’avais élaboré, dans mes moments heureux, une liste de choses à faire ou à concevoir dans mon esprit lorsque mon moral décline afin de recouvrer la santé, et de me recentrer sur moi (chose qui ne m’est pas toujours facile). Je cherche à garder l’équilibre que je me suis construit au fil des ans. La tristesse engendrée par une relation ne doit pas nous faire perdre nos qualités, qui seront reconnues par ailleurs par des personnes de valeur. Je partage aujourd’hui ces astuces avec vous pour que vous puissiez à votre tour les mettre en place, vivre en harmonie avec vous-même pour ensuite vous sentir bien/mieux avec les autres :

  • Chanter et écouter des chansons enthousiasmantes : « Elle vendait des hibiscus et des bougainvilliers, des morceaux de cannes à sucre, des foulards, des colliers, sur le marché de Marie-Galante… ». Extrait de Marie-Galante de la Compagnie Créole J
  • Identifier les problèmes auxquels on doit faire face, et les causes de la tristesse, les énumérer, les hiérarchiser, envisager les solutions pour parvenir à les dépasser.
  • Lire un ouvrage intéressant.
  • Repenser à un souvenir heureux, ainsi qu’aux différentes étapes positives déjà accomplies dans sa vie.
  • Se percevoir jeune tout au long de sa vie, la jeunesse principale doit venir de l’esprit avant d’être corporelle.
  • Faire une liste de projets réalisables en ayant toujours à l’esprit que les plus simples sont aussi les plus satisfaisants.
  • Sourire à la chance et en faire sa principale partenaire.
  • Recourir à l’humour et à l’autodérision.
  • Imaginer une promenade dans un jardin fleuri ou un vol au-dessus de l’océan.
  • Caresser un chien ou un chat, et vivre à ses côtés.
  • Mettre des fleurs dans son salon, sa terrasse, son jardin.
  • Faire de son logement un havre de paix, un lieu de sérénité et de méditation, un lieu de beauté reflétant ses goûts, ses choix et sa personnalité. Y passer du temps !
  • A tous ceux qui me méprisent, me jalousent, m’injurient, une seule réponse : « Hors de mon chemin ! ».
  • Rire avec ceux que l’on aime, sourire aux gens, rester aimable et bienveillant.