Trois petits bonheurs par jour

RougeOh qu’il serait facile de se laisser aller à la déprime…
Se laisser glisser de la falaise
Couler au fond de l’eau
S’enfoncer dans le sable
Percer la croûte terrestre
Et cramer dans le noyau de la terre
* Soupir de satisfaction*
MAIS NON !
On est des guerrières, des warriors, des spartiates !
On va s’en sortir !
On va briller à nouveau !
Tant et si bien qu’on lui brulera la rétine jusqu’aux pointes de ses cheveux.
Alors si toi aussi – pour le moment – tu te sens misérable à manger tes chipitos trempés dans un milkshake banane emmitouflée dans ton vieux pyjama en pilou du dimanche…
Concentre-toi sur un truc tout simple : trois petits bonheurs par jour.

Sors du positif de ta journée

Même si c’est pas grand chose

Même si c’est rien

Trois petites choses qui t’ont fait sourire (même si t’avais pas envie), qui t’ont fait penser à autre chose (même si tu t’accroches à ton objet de torture), qui t’ont donner envie de faire autre chose que de te morfondre,…

Ce café du matin
Oh… Mon… Dieu…
Je ne fume pas, je ne me drogue pas mais, retirez-moi ma première tasse, et je mords.
J’aime TOUT dans le café.
Le petit cérémonial du matin… Je plie le filtre du bout de l’ongle. Admire ma manucure. Le dépose soigneusement dans le réceptacle et – instant béni entre tous – j’ouvre la boîte à café.
Rhoooo, les amis…
L’odeur du café le matin…
Ça me rappelle tous les matins du monde. Ma maman qui prépare les petits dej’ familiaux quand tout le monde dort encore, l’usine de torréfaction qu’on dépassait très tôt le matin quand on rendait visite à mamy le week-end.
Ça me rappelle aussi ce jour où je « suis devenue une grande » et que j’ai eu droit à ma tasse à moi. Fini les fonds de tasse volés chez tout le monde ! J’avais enfin le droit de finir mon repas avec les grands.
J’en respire une grande bouffée. A chaque fois.
Mon amoureux sourit. A chaque fois.
Je frissonne d’enfouir ma cuillère dans le bocal et de l’écouter frétiller sous le métal.
Une, deux, trois.
12 mesures d’eau et la magie opère !
Mon perco ronronne comme un chat, le balai des petites cuillères et des bols à céréales commence dans cette douce musique.
Je sirote ma première tasse que, déjà, ma cafetière qui sifflote m’appelle déjà aux tasses à venir…
Le café.
C’est mon « je t’aime » du matin.

Le bateau pirate
Ça m’a pris comme ça…
L’instant d’avant, c’était un tas de cubes disparates. Celui d’après, un magnifique bateau pirate !
Un fameux « un mât », fin comme un oiseau, hissez haut !
Équipé d’une pente douce pour faire entre les voitures, d’un jardinet, d’un tuyau pour arroser les poissons et d’une coupe de la « piston cup » en guise de proue.
J’ai fait deux heureux (cela va sans dire).
Mais… Pendant un moment… Mes seules pensées étaient d’accorder les cubes et de trouver de quoi fixer ma voile imaginaire…
D’imaginer leur sourire quand ils s’éveilleraient de la sieste.
Un moment hors du temps.

La découverte de la semaine
Pokémon…
Ouais…
POKEMON
On les dessine, on s’amuse à les reconnaître, on chante au karaoké, on regarde la série en sirotant du cécémel.
OU l’art d’effacer tes problèmes d’adultes en te rappelant comment c’était d’être enfant…

Et vous ?
Quels seront vos trois petits plaisirs d’aujourd’hui ?
🙂

Halte à l’autoflagellation !

Rouge(Je savoure d’avance la nouvelle audience de ce blog qui aura atterri ici au hasard d’un tag douteux…)

Je plante le décor : Vous avez quitté (de force ou de gré) votre objet de supplice préféré et  – quelques semaines de no contact plus tard – vous sentez poindre les premiers symptômes du manque : perte d’appétit et de sommeil, soudaine chute de confiance en soi, doutes, perte de ce délicieux sentiment de liberté retrouvée, chouinouilles, larmes, envie constante de s’excuser et de « tout reprendre à zéro »,…
NON !
NON NON NON et NON !
Vous vous êtes donné du mal. Vous avez souffert. Vous n’allez pas vous re-tartiner une couche de malheur sur votre pain quotidien.
Le passé est le passé.
Vous aviez de bonnes et d’excellentes raisons d’agir.
La personne que vous voulez retrouver (et que vous aimez encore certainement) est partie depuis longtemps. Idéalisée et présentée sous son meilleur jour par votre esprit saturé de larmes et de misère, vous courez après un fantasme.
* C’est le moment de respirer bien à fond *

Mais vous savez quoi ?
Ce n’est pas si grave…
Vous avez le droit d’être en colère, de pleurer, de rager,… Cette histoire a eu du sens à VOS YEUX, elle a été importante et vous y avez consacré du temps et de l’énergie.
Alors gardez les bons moments dans un coin tout doux et moelleux de votre cœur… Ils vous appartiennent.
La seule chose que vous ne devriez pas vous autoriser à faire (pas pour moi, pas pour les apparences, pas pour la famille mais POUR VOUS), c’est craquer !

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Et, dans ces circonstances, il faut bien l’avouer, la source principale de notre malheur est à un seul endroit : dans notre tête.
– Est ce qu’il pense à moi ?
– Est ce qu’il est triste ?
– Est ce que ça a compté pour lui ?
– Est ce qu’il m’a pris pour un jambon ?
– Pourquoi a-t-il dit ça ?
– Que fait-il ?
– …
Wow wow wooow…
Chacun son espace. Chacun sa tête. Chacun ses pensées.
La seule personne dont l’opinion, la vie, les émotions, etc devrait vous intéresser, c’est vous-même.
C’est illusoire de croire que vous avez quelconque prise sur les émotions d’autrui. C’est inutile de lui prêter telle ou telle intention. C’est vain de vouloir lire entre les lignes…
Il n’y a que deux options :
– Vous vous êtes quitté. Et c’est mieux comme ça.
– Il y a une erreur dans le cosmos et vous finirez par vous retrouver au moment du happy end quand le film sera fini.

Acceptez de laisser partir ce qui est – effectivement – parti
Comment ?
Le premier pas en avant, c’est encore accepter de rester dans ses propres chaussures.
A sa place.
Réinvestissez votre propre vie.
Vous savez (ou avez déjà du mal à savoir vous-même) ce qu’il en est de cette relation, de vos sentiments, de votre état d’esprit, de votre avenir…
Alors n’essayez pas de chausser ses converses usées et dépareillées que vous avez toujours imputées à son manque de style sans jamais comprendre son goût pour la chaussure grunge. Au fond… Vous savez que vous êtes faites pour marcher en stilettos…

Si vous n’êtes pas convaincus par les métaphores en semelle (ce que je déplore, évidemment), je vous invite à prendre une situation lambda et à apprécier l’éventail des possibilités qui s’offrent à vous.
Exemple classique : La dispute et le « de toute façon, je m’en fous »
– Il est sincère
– Il ment
– Ses mots ont dépassé sa pensée sur le moment
– Il cherche à vous blesser
– Il est blessé et le camoufle sous couvert de machisme
– C’est un macho
– C’est un hypersensible
– Il veut vous faire réagir
– Il veut vous faire du mal
– Il vous adresse un raisonnement par l’absurde
– Il renverse la vapeur pour sauver ses miches
– C’est un con
– C’est un incompris
– Oh… Après tout, c’est de ma faute
– Oh le *****
– Il me laisse le choix
– Quel était le ton de sa réponse encore ? Posé ? énervé ? Indifférent ?
– Non mais… Avait-il passé une bonne journée ? Etait-il en de bonnes dispositions pour discuter avec moi ?

(Liste non exhaustive)

La seule et unique réponse aux questions que vous vous posez est la suivante : LA vérité vous échappera toujours.
Le revoir une dernière dernière fois pour « mettre les choses à plat » ne vous apportera aucune paix. Aucune réponse satisfaisante.
Il faut être deux dans une relation et le seul rôle qu’on peut y jouer, c’est encore le sien.
Extrapoler, chercher le coupable, la raison-qui-a-fait-que,…
C’est déjà être hors limite.
C’est déjà se faire du mal pour rien…

Alors faites un pas de plus vers la résilience.
Il y a quelqu’un derrière cet écran qui a cruellement besoin de vous-même et il est probablement appuyé, une main sur le menton, à lire ces lignes…
😉

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A bon entendeur…
PS : Souriez… Demain, ça ira mieux !
Courage, c’est l’heure de la pause café

Un petit coup de boost ?

Et si on se libérait de nos relations toxiques ?
^^

Et si je vous proposais la traduction de la version anglaise ? Let it go ?

Le neige est d’une blancheur éclatante dans la montagne ce soir
Aucune trace de pas visible
Un royaume d’isolement
Et il semble que je sois la Reine
Le vent hurle comme cette tempête qui tourbillonne en moi
Je ne peux plus la maîtriser, Dieu sait que j’ai essayé

Qu’ils n’entrent pas, qu’ils ne voient pas
Sois la gentille fille que tu as toujours dû être
Dissimule, ne ressens rien, qu’ils ne sachent pas,
Eh bien maintenant ils savent

Vas-y ! Laisse-toi aller !
Je ne peux plus me retenir
Vas-y ! Laisse-toi aller !
Pars et claque la porte
Je me fiche de ce qu’ils diront
Que la tempête se déchaîne
Le froid ne m’a jamais dérangée de toute manière

C’est drôle de voir comment la distance,
Peut tout rendre plus petit,
Et les peurs qui autrefois me contrôlaient,
Ne m’atteignent plus du tout

Il est temps de voir ce que je peux faire
De tester les limites et les dépasser
Ni de bien, ni de mal, pas de règles pour moi
Je suis libre
Vas-y ! Laisse-toi aller !
Je ne fais qu’un avec le vent et le ciel
Vas-y ! Laisse-toi aller !
Vous ne me verrez jamais pleurer
Je suis ici et j’y resterai
Que la tempête se déchaîne

Mes pouvoirs résonnent à travers l’air et dans le sol
Mon âme virevolte en fractales de glace tout autour
Et une pensée cristallise comme une explosion de glace
Je ne reviendrai jamais
Le passé, c’est le passé

Vas-y ! Laisse-toi aller !
Et je m’élèverai comme le soleil à l’aube
Vas-y ! Laisse-toi aller !
La jeune fille parfaite n’est plus
Je me tiens ici à la lumière du jour
Que la tempête se déchaîne
Le froid ne m’a de toute façon jamais dérangée

Plus jamais ça

Bleu(Suite de l’article Du bon usage de vos relations toxiques)

Il y a eu ce mardi.
J’avais mis du temps à trouver le cadeau idéal pour ton anniversaire.
Commandé. Attendu. Reçu.
Je trépignais de voir ce demi-sourire sur ton visage. De t’entendre dire que j’étais vraiment impossible…
J’ai pris congé.
Je suis allée le chercher. J’ai laissé la vendeuse l’emballer de 1001 coccinelles parce que je suis incapable de faire un paquet décent.
Bricoler, par contre, ça me connaît. J’ai confectionné deux petits marque-pages en forme de renard pour garder tes pages. J’ai écrit deux lettres sur mon plus beau papier. J’ai laissé l’empreinte de mes lèvres rouges sur l’une d’entre elles. Il y avait du « je t’aime » et du « reviens-moi, tu me manques déjà » dans mes mots…

La journée avance… L’impatience grimpe même si il est doux-amer. C’est une dernière soirée avant une plus ou moins longue séparation.
Et un message anodin.
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Vient tout balayer…
Encore…

« Je n’aurai pas le temps de tout terminer »
« Mais si enfin… C’est notre dernière soirée »
« Mais non lol »

Il y a des jours où je me balancerais des bulots dans la tronche pour être aussi conne.
[Crudité inside OFF]
Quand je rejoue la partition de notre « amour », c’est moi que je vois planifier, anticiper, me faire jolie, faire des gâteaux, préparer de petites attentions,… C’est encore moi que j’entends consoler, rassurer, recueillir les confidences, motiver et encourager…
Comment ai-je pu accepter aussi longtemps cette relation à sens unique ?
« Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »
Rien de plus faux…
Je porte au cœur chacune des blessures qu’il m’a infligée.
Chaque incompréhension de ma part qu’il a balayé d’un rire moqueur,
Chaque heure de retard pour un message ou un rendez-vous,
Chaque « je t’aime » oublié,
Chaque sourire triste quand « il ne pouvait pas me dire ce que je voulais »,
Chaque retournement de vestes,
Chaque fausses excuses,
Chaque abandon,
Chaque baiser qu’il manque…

Et pourtant, j’ai trouvé des excuses à sa distance, à son indifférence et à sa méchanceté même parfois…
Comment aurais-je pu accepter d’être – encore une fois – retombée dans ce même piège ?
Moi qui ai les yeux ouverts depuis un an ?
Est ce qu’on peut vraiment guérir de ce type de blessure où suis-je condamnée à voir s’engouffrer tous les connards de la terre dans cette plaie béante qui semble ouverte sur mon cœur ?

Mais heureusement…
HEUREUSEMENT
Je suis riche de cette expérience.
Plus jamais ça. Je ne laisserai plus jamais ce genre de situation toxique s’installer.
Même si, encore une fois, je ne connais le salut que dans la fuite…
Au moins, cette fois-ci, le respect de moi-même prend un peu plus vite la raison sur quelques vieux souvenirs que j’ai dû édulcorer avec le temps…

Si vous me lisez, ne désespérez pas…
Oui, on peut trébucher.
Encore.
Mais la véritable chute, ça serait encore de rester à terre.

Je te déteste pour avoir semblé m’aimer si fort avant de me laisser partir sans un regard.
De notre « histoire » il ne restera qu’un paquet jamais offert et qu’un « chaton » écrit dans le sable qui s’efface sur une plage du bout du monde…
Mais si je te laisse en arrière, moi… Je continue d’avancer

Du bon usage de vos relations toxiques

J’avais linké il y a quelques temps déjà sur la page Facebook de Séraphine
(Wouaw… Gros moment de schizophrénie ici)
cet article: http://www.madmoizelle.com/relation-toxique
Évidemment, tu te dis : »On voit bien de qui elle parle *wink wink*, c’est une petite réplique du fameux PN *wink wink*, courage Séraphine.
Hé ben non.
(Wouaw… Gros coup de théâtre maintenant)
Parce que, non, c’est pas parce que tu as eu affaire à un PN que ça agit comme un vaccin.
Que nenni.
Tu crois qu’une mauvaise expérience fera – magiquement- de toi quelqu’un de raisonnable et d’intouchable…
Ah ah ah ah… C’est mignon
Voici l’histoire de « Je ne me contente pas de refaire deux fois la même erreur, je la fais 4 ou 5 fois pour être bien sûre ».

NOTA BENE : Je ne parle pas ici de relation avec un PN (dieu m’en préserve) mais d’une relation toxique. On a déjà abordé maintes et maintes fois la différence entre les deux mais, pour faire court, je résumerais la chose comme il suit :
Il y a deux types de parasite affectif, les cas pathologiques et les « honnêtes » connards.

La MadMoizelle y parle de son coup de foudre éclair avec son Jules.
La période lune de miel. La période de fusion. La période de love-bombing.
Hum hum…
Et de la désillusion qui a suivi.

…et tout a brusquement changé

Je me souviens encore de cette cassure si brutale, de ce volte-face trop rapide pour que je puisse m’y préparer. Suite à un évènement pas cool mais pas mortel non plus, il a arrêté. Net. Il a arrêté de prendre soin de moi, d’être là, de s’ouvrir, de s’intéresser à moi. Ça faisait trois mois qu’on parlait toute la journée, tous les jours, et soudain j’étais chanceuse de décrocher quelques textos laconiques.

C’est à ce moment précis de l’article que j’ai reposé ma tasse de café et me suis prise la tête dans les mains.
Ok.
Ça devenait personnel.
Parce que ce genre de relation, je connais. Et pas seulement avec PN.
Cette espèce d’euphorie. D’osmose totale. Ce grand partage et puis… Et puis…
Plus rien.
Nada.
Néant.

Parfois il m’aimait, souvent il ne m’aimait pas.
L’ascenseur émotif était insoutenable. Parfois l’idée de me perdre ne lui faisait ni chaud ni froid, parfois il me promettait que j’étais la seule chose qui le retenait dans ce monde. Parfois on avait un avenir et une chance, parfois je devais me tirer d’urgence.
Moi, j’avais encore dans la bouche et dans le cœur le goût de nos débuts si passionnés. Je me persuadais qu’on pouvait retrouver cette époque bénie.

C’est un peu le goût amer que laissent toutes relations toxiques…
Tant de gens demandent « Mais enfin ? Pourquoi tu restes?  »
Mais tout simplement parce que ça a été tellement bien… Pourquoi ça le serait pas à nouveau ? Qui n’aurait pas envie de s’acharner ?
Mais c’est là que le bas blesse… C’EST de l’acharnement. Et s’acharner toute seule ne mène à rien…

Je comprends cette MadMoizelle quand elle dit qu’elle a été infidèle plus pour ressentir de nouveau amour et tendresse plutôt que pour le sexe. C’est tellement cruel de savoir que, sans avoir changé, sans avoir chamboulé ta vie ou celle de l’autre, sans grand retournement de situation ou de twist… On peut arrêter de t’aimer (ou de te le montrer, ce qui est un peu pareil) comme ça. Du jour au lendemain.
« Bah… Tu sais chaton, finalement, je le sens plus. Hier, c’était bien. Avant hier aussi. Mais on va arrêter les « je t’aime », les grandes discussions et tout le decorum…  »
BIM
« Nan mais je sais que tu as rien changé. C’est de ma faute. C’est comme ça. Moi, je le vis mieux ainsi. »
RE-BIM

Malheureusement, ça ne s’arrête pas là.
Parce que, en plus de te manger le choc affectif. De gérer le manque. De perdre le sommeil et l’appétit à essayer de comprendre. De te réjouir de truc débile. A pleurer. Souvent. Trop souvent…
Il faut en plus affronter ta propre image qui se ternit. S’affadit. S’enlaidit même peu à peu.
Combien de fois ne me suis-je pas dit « Mais allez, tu es Séraphine. Tu lui dois rien à ce mec. Il t’apporte rien. VIRE LE »…
Et je l’ai fait.
Et il a chouiné.
Et j’ai cédé.
Une fois, deux fois, trop de fois (j’ai perdu le compte)
En me réjouissant à chaque fois « ça y est, c’est la bonne. Il ne me fera plus de mal » et en me vomissant à chaque fois « idiote, idiote, idiote, tu t’es encore bien faite avoir ».
Pfffffff… Je me désespère. Sérieux.

Reconnaître une relation toxique

Je sais à présent que cette relation était toxique grâce à plusieurs de ses aspects. Que je tente d’éviter soigneusement dans environ 1000% de mes interactions sociales présentes et futures.

C’était totalement inégalitaire : il s’est mis, seul, à agir différemment d’un coup, ne m’a jamais incluse dans cette décision (un mémo aurait été sympa, au moins), n’a pas pris en compte ses effets potentiels sur moi.

C’était totalement injuste : je n’étais pas responsable de sa baisse de moral et je l’ai chèrement payée ; il voyait que j’en souffrais énormément mais refusait de couper le cordon.

C’était psychologiquement violent : il me disait souvent qu’il ne s’intéressait pas à moi, que ça ne lui ferait ni chaud ni froid que je sorte de sa vie, etc.

Cerise sur le gâteau, il était incapable de me laisser partir. Même s’il pensait m’encourager à le faire.

J’ai presque envie de dire qu’il ne faut pas tomber sur un PN pour bien morfler comme il faut. Et je pense que j’ai raison.
Le plus dur ?
Rester avec quelqu’un qui VISIBLEMENT ne vous aime pas MAIS qui ne veut PAS DU TOUT vous quitter.
Pourquoi ?
Ben… Vous le saurez jamais.
Usant. Déprimant.
Sans fin.

La solution ? Probablement la même que pour les autres tordus…
Vous ne le sauverez pas alors sauvez-vous vous-même.
Fuyez et surtout respectez le NO CONTACT
Respectez-vous !

Aucun amour, aucune relation, aucune promesse ne vaut de pleurer si souvent, de ne pas se sentir maître•sse de son bonheur, de son avenir, de ses actes.
Si vous avez la sensation de dépendre de l’autre (que ce soit votre moitié, un•e ami•e, un•e membre de votre famille…), de ne pas être écouté•e, respecté•e, que vos sensations valent toujours moins…
Barrez-vous !

L’amitié est pavée de bonnes intentions

A toi, lectrice (mais aussi lecteur) qui voudrait débuter sereinement ton NO CONTACT, tout d’abord je te dis bravo.
BRAVO
Parce que nous savons tous que la décision est difficile à prendre et combien il est compliqué d’ouvrir les yeux quand le confort du rêve est tellement plus séduisant.
Si tu as parcouru ce blog, tu auras certainement vu que c’est un parcours, certes libérateur, mais semé d’embuches.
Et embuches, il y en aura même posées par ton « propre camp ».

Exemple :
« Oh, j’ai vu machin, t’en fais pas pour lui, il pète la forme »
OU sa variante
« Oh, j’ai vu machin, il est dévasté »

« Comment tu as pu te laisser avoir par un looser pareil? »

« Tiens… Je sais que tu l’as bloqué mais… Tu as vu sa nouvelle photo de profil ? Son nouveau statut? »

Les amis, il en faut.
Ça fait du bien. Ça soutient.
Les boulets… Ben… Ils sont aussi bien là où on les pose.En leur prêtant oreille, vous ne faites pas du NO CONTACT, vous changez juste de dealer.

2 solutions :
– L’érémitisme. Une grotte isolée. Un désert bien sec. Une chambre en haut d’une tour sans porte, ni fenêtre.
Efficace. Mais d’un ennui mortel.
– La communication. Expliquez-vous sans pour autant vous justifier !
Ce sont vos amis. Des personnes qui vous veulent du bien. Elles n’ont pas à juger vos méthodes. Si vous deviez porter un pull over rouge chaque jeudi pour conjurer le sort, elles seraient déjà en train d’apprendre à tricoter…
C’est quoi le no contact ? Quelles sont vos attentes ? Vos limites ? Que peuvent-elles vous dire ou non ? Comment vous soutenir ?
Reposez-vous sur des personnes qui ne sont pas nécessairement plus fortes ou mieux que vous (vous n’êtes pas une loque, vous êtes juste manipulé(e)) mais qui, en tous cas, sont en dehors de l’envoutement.
Déléguez affectivement.
On s’en porte bien mieux !

Laissez passer du temps.
Un peu.
Beaucoup.
Juste assez pour être bien.
Et je vous promets… Qu’un jour… Très loin… Mais très proche à la fois…
Vous en rigolerez ensemble.

Parce que, oui, un jour, VOUS, vous aurez tourné la page.
Vous ne penserez plus à lui.
Les automatismes d’autres fois (le sms du matin, du soir, le facebook en mode spion…) vous les oublierez.
Vous vous serez débarrassé du poids de sa seule présence… Alors que lui…

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Alors que lui, il en sera réduit à VOUS spionner à la discrète et à se consoler de messages envieux…

N’oubliez jamais que…
VOUS êtes la plus forte des deux.
Vous avancez.
Il reste en arrière.
CQFD

PS : Ne répondez JAMAIS à ce genre de « provocation interposée »
Remerciez votre ami.
Souriez.
Gaussez-vous intérieurement.
Et…
Oubliez
🙂

 

Va, je ne te hais point

On pourrait dire que l’eau a coulé sous les ponts, n’empêche…
C’est la première fois que je le revoyais ce week-end.
La première fois depuis… Presque un an ?

Il y a des occasions sportives qui ne se refuse pas.
Je me sentais prête.
Je n’ai donc pas refusé celle-là.

Ce soir là, il y avait 250 emplacements à pourvoir… J’avais peut-être une chance de ne même pas croiser son regard…
QUE NENNI !
Le destin te met à l’épreuve, il est comme ça, le salaud.
La place qui lui est attribuée est juste devant moi.
JUSTE DEVANT MOI…
C’est « facile », le no contact, quand la personne est loin. Quand elle est à 2m… C’est un peu plus tricky.

Malgré cela, en fait, j’ai pas envie.
Fut un temps où j’aurais TOUT FAIT pour le croiser par hasard au détour d’une rue, où j’aurais pleuré pour un regard… J’ai l’impression qu’il ne reste rien de tout ça.
Oh, attention…
Le pincement au cœur est là.
La honte, surtout, domine chez moi.
La terrible angoisse de sentir dans chacun de ses gestes, chacun des regards qu’il adresse autours de lui toute la fausseté de son être.
Une phrase tourne dans ma tête : « Mais qu’est ce qui t’a pris ma pauv’ fille? ».
Honnêtement, « mon ange », tu t’es laissé allé.
Tu es bouffi (et pas seulement d’orgueil pour une fois),
Ça doit faire quelques semaines que tu aurais du te re-colorer les cheveux,
Ton coup de pédale est mou, lent, poussif,
Tes prétentions sont revues à la baisse (2h de pédalage ? Sérieux ?)…

Où est mon guerrier ? L’homme qui me faisait rêver ?
C’est vraiment à ça que tu ressembles sans tes mirages ?

Les premières notes de musique s’égrènent et je suis déjà dans ma bulle.
Je me surprends à ne plus penser à toi, à ne plus te chercher du regard…
On est jamais vraiment guérie. Je le sais.
Et pourtant, l’espace d’un instant, tu m’as été si complètement INDIFFÉRENT

2015-06-07 16.38.58

(Ce n’est pas vraiment une victoire… Simplement ma vie qui reprend…)
Adieu Mon Amour…
Tu n’auras, décidément, jamais été à la hauteur…