Projet en cours…

Je vous en parlais sur Facebook avant mes petites vacances – délicieuses et apaisées – il y a un petit projet qui me tient à cœur en ce moment et…
J’ai besoin de VOUS !
Oui, VOUS!

Capture d’écran 2016-10-04 à 17.53.28.png

L’écriture est à la fois ma passion et une partie de mon métier.
Il me semblait donc naturel, maintenant que je suis arrivée à une certaine « maturité affective », même si ce terme me donne l’impression de ressembler à une tomme de fromage qui attendait son heure au fond d’une cave sombre, de me lancer dans un projet d’écriture sur les relations toxiques. Et encore plus particulièrement, dans un deuxième temps, sur les pervers narcissiques.
Quel est votre rôle à jouer là-dedans, me direz-vous ?
J’ai déjà concocté une proto-table des matières, opéré une première sélection d’articles à retravailler pour le livre, décidé de quoi j’allais traiter point par point,…
MAIS
Ce que j’aimerais inclure dans ce travail, c’est aussi :

  • Des témoignages portant sur les relations toxiques ou, plus spécifiquement, sur les pervers narcissiques dans les relations amoureuses MAIS AUSSI en amitié, dans la famille ou au travail. J’ai dans l’idée d’illustrer chaque propos par un petit encadré (anonyme, évidemment) plus personnel.
  • Des témoignages masculins ! Oui… Ils se font rares.
  • Des poèmes ou pourquoi pas des dessins, créations graphiques ou autres liés aux relations toxiques…

En bref, tout ce qui pourrait contribuer à en faire un ouvrage « vivant », en collaboration avec les « acteurs » de cette communauté soudée et empathique que nous formons presque malgré nous…

Alors, si vous vous sentez concerné ou que vous connaissez quelqu’un susceptible de l’être, n’hésitez pas à me contacter via Facebook ou à l’adresse du blog : callmeseraphine@gmail.com

Publicités

Se sauver n’est pas une fuite !

Cela fait un petit moment, déjà, que je cherchais cette citation :

fb_img_1473576496796

La honte… La culpabilité… La vengeance…
Ce sont certainement les sentiments qui reviennent le plus souvent après une rupture avec une personne toxique.
Ça serait oublier trop facilement qu’il faut du COURAGE pour partir, de la FORCE de CARACTÈRE pour tenir ses bonnes résolutions et de la CONFIANCE en SOI pour faire repasser ses besoins avant ceux de son mythomane préféré.

Je vous link un post plein d’amour et de bon sens : https://leperversnarcissique.wordpress.com/2016/09/09/une-mauvaise-decision-ne-fait-pas-de-vous-une-mauvaise-personne-battez-vous-pour-votre-identite-apres-labus/

Et vous fait un-bisou-qui-console
😉

PS : MAIS OUI ! On peut s’en sortir… J’ai d’ailleurs reçu un message de l’une d’entre vous qui fait bien plaisir… Un pas de plus sur le « bon chemin ». C’est sympa de recevoir de bonnes nouvelles 😉

Pourquoi je reste ?

RoseLe problème à la racine
Ce qui sert de terreau aux relations toxiques est – bien souvent – une dépendance affective qui dort loin loin loin du soleil, bien caché sous l’humus.
Une précédente relation douloureuse ? Un sentiment d’abandon passé ? Une famille dysfonctionnelle ? …
A un moment ou à un autre de votre vie, vous avez cru que pour être aimé, il fallait plaire. Et plaire activement. Séduire. Être conforme à l’image, à l’idée, au fantasme qu’une tierce personne avait de vous.

Je pense que, très jeune déjà, j’ai accepté (et adhéré!) à cette étiquette lisse et confortable de « bonne élève » que mes parents m’ont collé sur le front.
A la question « Comment va Séraphine? », ils répondaient « Très bien, elle a brillé en histoire. 20/20. Encore ». Le statut d’élève modèle me définissait. Me faisait exister.
En effet, en dehors des périodes d’interros, je redevenais anonyme. Je faisais partie du groupe : « Oui, les enfants vont bien ».
Pour être regardée, remarquée ou, tout simplement, vue, il fallait être brillante.
Soit.
Je fus, durant toute ma scolarité, excellente.
Puis vint la période redoutée de l’adolescence (bien qu’elle fut relativement tardive chez moi). Je devins « une fille ».
(Ne riez pas)
Une vraie fille (selon le terme légèrement péjoratif employé par ma mère).
Et avec tout l’attirail, en plus !
Jupes, talons hauts, maquillage, minauderies,…
A peine, ai-je mis un pied hors du cadre que je dégringolai de la cimaise.
Plus jamais je ne mériterai alors l’attention parentale.
Pour être acceptée, pour être aimée, il me fallait les applaudissements du jury. Malheureusement, une fois sortie du moule, je n’ai plus jamais pu me résoudre à y retourner… Et malgré tout, je souffrais ! Libre d’être moi-même, oui, mais sevrée trop tôt de l’amour de mes parents (et à cet âge, pense-t-on, d’Amour tout court).
Non pas que j’ai arrêté d’exceller dans tout ce que je faisais (oui, j’y ai mis assez de sueur et de larmes pour me permettre d’utiliser ce terme) mais mes efforts étaient à présent mal dirigé… Je me « trompais de voie », selon eux.
De critiques, ils sont finalement devenus indifférents, m’inculquant ainsi la plus brutale des leçons :  » Être toi-même ne suffit pas pour être aimée, si tu ne veux pas laisser indifférent alors conforme-toi à l’idée qu’on se fait de toi« .

Les bases du chantage affectif sont posées : Je vais t’aimer, si tu agis ou tu fais ce que je te dis de faire. C’est sur ce mode que viendront fleurir vos futures relations toxiques, qu’elles soient professionnelles, amicales ou amoureuses.
Du coup, quand je lis sur certains blogs un peu virulents que « la personne qui se laisse entrainer dans une relation est à moitié responsable de sa situation »…
Je dis oui… Mais non.
On est pas responsable dans le mode « Oh oui, essuie tes chaussures sales sur ma tronche que je les lessive de mes larmes », mais plutôt dans le sens où on constitue un foyer de choix pour que ce genre de vermines prolifèrent.
Un peu d’indulgence avec soi-même. Please !

De la racine aux pétales
De petite graine, je suis devenue une splendide passiflore.
(Les roses, c’est pour les nuls).
J’ai construit ma vie sur ce mode de pensée. J’ai été élevée avec ça. J’ai grandi avec ça (pour autant que je devienne grande un jour). J’ai aimé avec ça…
Jusqu’au jour où je me suis rendue compte – disons plutôt que j’ai lentement commencé à sentir, au fil de ma vie misérable et triste, qu’un truc ne tournait pas rond chez moi – que j’avais essayé de me construire sur du vide, sur du rien.
Je ne vivais pas… J’attendais.

De la même manière que j’avais toujours, en vain, attendu l’approbation de mes parents, j’attendais qu’on m’aime.
Exclusivement. Sans concession. Sans compromis. Sans condition.
C’est pour cela que c’est si dur de se sortir d’une relation toxique…
C’est parce que c’est notre « enfant intérieur » qui est encore en attente.
Attention ! Ce n’est pas parce que, émotionnellement, c’est ambiance fête foraine que nous sommes immature. Pas du tout. Et même, au contraire ! J’ai toujours adoré les responsabilités professionnelles (parce que je me sais excellente – encore – et donc utile), je suis une maman dévouée et ne suis pas dénuée de sang-froid quand les circonstances l’exigent.
Mais oui… Affectivement… Je ne gère rien.

Enfants, la tâche de remplir ces besoins affectifs est dévolue aux parents : « Tout enfant est sensé être aimé de ses parents (même si ça me fait bizarre de l’écrire) ».
Mais en tant qu’adulte… On ne dépend plus de personne ! Les oisillons sont boutés hors du nid et les petits poissons lâchés dans le grand bain. Ce n’est pas le rôle de l’autre de combler vos besoins. On est le seul artisan de son propre bonheur.
CQFD
Pour sortir de ce genre de relation,donc, il faut faire le deuil de ces attentes.
Faire une croix sur tout ce que vous aurez aimé recevoir, tout ce que vous attendez , tout ce que vous attendez de cette personne pour le prendre tel qu’il est.
Parce que oui. On ne peut pas exiger d’être aimée telle qu’on est si on exige quoique ce soit de celui qu’on aime.
Et ça, c’est moche quand on a pas été élevée comme ça…
Mais ça se soigne…

Ce qui nous freine ? Pourquoi on retarde la rupture ?

  • La peur d’être seul(e)
  • La peur de se sentir abandonné(e)
  • Peur de prendre sa place – d’être autonome dans sa vie
  • Le manque d’estime de soi
  • L’impression d’être vulnérable
  • La culpabilité

Ces sentiments ont le même tronc commun : il immobilise. Il nous garde dans l’attente.
On stagne. On a l’impression de ne pas avancer. De ne pas être entendue. On tourne en rond. On évolue pas. On ne s’épanouit pas. On ne se réalise pas.
Comme si être seul était le mal du siècle.
L’erreur à ne pas commettre.
Le faux pas à éviter.
Parce que « être seul » pèse plus lourd au cœur qu' »être bien« .
TOUT semble retarder ce moment où vous ouvrirez les yeux et déciderez de voler de vos propres ailes.
Et pourtant… C’est vous que vous laissez mourir à petit feu dans une relation toxique. Votre temps que vous perdez alors que vous pourriez dessiner, peindre, écrire des poèmes, faire du sport, du trombone à coulisse, sortir avec des copines,… BREF vivre votre vie.
Si vous ne vous occupez pas de vous, qui le fera à votre place ?

Hauts les cœurs, sortez les pinceaux (ou le trombone à coulisse),
il est temps de changer de vie…
MAINTENANT !

A lire également : http://www.madeleinelamarre.com/faire-le-deuil-dune-personne-toxique/

 

 

Et t’oublier…

RougeJ’ai eu, récemment, une looongue discussion avec l’une (et l’un ?! Oui, ça arrive…) d’entre vous sur les différentes manières de se reconstruire, d’oublier et de repartir du bon pied après une relation toxique.
On a déjà parlé de deux ou trois choses ici (écrire, s’informer, prendre conscience, s’entourer,…) mais, à la lumière de ma dernière « relation »,  je pense que ça pourrait être sympa de revenir sur quelques points de la reconstruction post-rupture.
Mon dieu que ce préambule est sérieux…

Phase 1 : Cry baby, cry baby
Vous avez cru à ses belles paroles, vous avez aimé être à son bras, vous avez une bibliothèque rose de souvenirs tous aussi roses bien fournie et PAF. Tout se casse la gueule.

Alors soyons clairs. Que la rupture se soit bien ou mal passée. Qu’elle soit passive ou active (et si vous vous débarrassez de votre relation toxique en ce moment-même, GG à vous !). Qu’elle se fasse d’un « commun accord » ou dans les cris. Dans le sang ou dans le chamallow. Romantique ou roman de gare…
UNE RUPTURE FAIT MAL
Oui
Elle blesse les sentiments, elle prive d’un futur fantasmé (et évidemment idéal), elle brise l’égo, stoppe nette les possibilités,… BREF c’est la loose.
Vous avez donc le droit de pleurer, de rester au lit, de crier, de casser des tasses (mais pensez à l’après… Visez les plus moches), de maudire, de médire, de mendier,…
Pendant un certain temps.
Il sera long pour certains. Moins long pour d’autres. Peu importe. On ne se fixe pas d’objectif.
On se prend un 36 tonnes dans la tronche… On ne peut pas vous demander d’arrêter de saigner.

Phase 2 : On se recentre sur soi-même
Vous vous êtes lancée de bonne foi dans une relation que vous ne saviez pas toxique.
Les débuts ont été hauts en couleurs. Intenses. Passionnés.
Mais ne nous voilons pas la face. Ces derniers mois, vous avez passé votre temps à l’attendre, à faire des compromis, des concessions, à pleurer, à souffrir,… C’en était trop.
Aucun bon souvenir, fut-il excellent (Ah ah futil… Jeu de mot… Ok… Je sors), ne cautionne ces loooongs jours passés à attendre que votre téléphone sonne, qu’il vous adresse « le regard »ou qu’il vous dise un petit mot gentil.
AUCUN.
Pour qu’il y ait relation, il faut deux personnes sur le même pied d’égalité.
Hé oui.
Il est donc probable que vous ayez rompu bien avant la rupture officielle.
Respirez un grand coup, il est temps de penser à vous.
Oui… A vous… Vous vous souvenez? Votre petit moi?

Par curiosité, faites le calcul et rendez-vous compte
– du temps de qualité passé avec lui
– du temps bien bien pourri passé avec lui (engueulades, reproches, concours de lancer d’assiettes, dissertations sur la meilleure manière de prendre un castor en photo (true story), problème de plomberie, sa mère, …)
– du temps où vous avez pensé à lui
– du temps passé à faire des choses pour lui (cuisiner, confectionner un cadeau, trouver un bon plan,…)
– du temps où vous avez pleuré pour lui
– du temps où vous l’avez attendu
– du temps dépensé en vain pour maintenir la relation
– du temps où vous avez fait des efforts pour lui être agréable (choisir de la lingerie, le caresser dans le sens du poil, écouter ses problèmes,…)
– …
Mais vous êtes où vous là-dedans ?

Alors, c’est le moment. Sorties entre copines. Thalasso. Faire la fête. Un nouveau livre. Une nouvelle série. Peu importe !
Vous avez retrouvé le loisir d’avoir des loisirs.
Alors oui, je sais, tout cette liberté d’un coup… C’est… Effrayant.
Mais vous verrez, il n’est jamais trop tard pour se découvrir de nouvelles passions.

Phase 3 : Faites des listes – Écrivez – Prenez de la distance – Oubliez
Qui n’a jamais écrit cette bonne vieille liste exutoire des 1001 choses que je déteste chez lui ? Sale. Vilaine. Pas toujours très objective mais ô combien jouissive…
Le principe est le même ici mais on va aller chercher la petite bête. On pousse plus loin les revendication personnelle pour étendre le concept à la relation elle-même.
Exemple : Je déteste :
– Son accent de paysan.
– Le fait que mes histoires perdent tous leurs intérêts si un faisan déboule sur le bas-côté (Oh un faisan ! … ).
– Que tu ne fasses pas la différence entre suffisance et confiance en soi.
– La photo… Je m’en fous, je m’en fous, je m’en fous mais je m’en fous tellement (Et c’est tellement bon de le dire). J’ai pas d’avis objectif à te donner parce que je m’en fous. J’y connais rien en photo. Je m’en tamponne de la photo.
– Cette obsession pour tes cheveux. Quand ton implantation capillaire commence à la moitié de ton crane, rase tout et arrête de saouler les gens avec ça. Please.
Sale et vilaine vous disais-je… C’est tout moi…

Mais allons plus loin encore : Je déteste :
– Que tu ais pu penser que j’étais « à disposition ».
– Que tu ais systématiquement minimisé mes ressentis pour ne pas te sentir trop coupable.
– T’avoir excusé quand tu me manquais clairement de respect. Oui. Même si tu souffrais, même si la situation était compliquée. Près de toi, je suis un être une humain. Loin de toi, je reste ce même être humain. Les blessures en plus.
– T’avoir trop longtemps laissé penser que je ne me respectais pas assez pour te permettre de me traiter de cette manière.
– Avoir été faible devant toi.
– M’être sentie responsable de l’échec de cette relation (pas assez bien, jolie, intelligente,…) alors que tu n’étais pas disposé à nous accorder une vraie chance de renverser la vapeur.
– Chaque promesse non tenue, chaque parole en l’air, chaque mot doux que tu as sciemment « oublié » de me dire pour préserver ta conscience.
– Ta lâcheté. Dans absolument tous les sens du termes.
Je t’en veux d’être trop lâche pour me dire que tu m’aimes si tu le penses (ainsi que tu me l’as si souvent répété),
Je t’en veux de t’être laissé quitter comme un chien,
Je t’en veux d’être trop lâche pour espérer autre chose de l’existence qu’une vie rangée (métro – boulot – photo -dodo). Qu’elle ne soit rien d’autre qu’une check-list dont tu coches consciencieusement tous les points, peu importe les circonstances,
Je t’en veux d’avoir été assez faible pour ne pas refuser mes avances avant de te draper d’hypocrite culpabilité par la suite,
Je t’en veux d’être aussi lâchement conformiste et sensible à l’opinion que les gens ont de toi,
Je t’en veux pour n’avoir JAMAIS eu les couilles de me dire que c’était fini, … Parce que oui… Niveau couilles, on dirait bien que je suis bien plus pourvue que toi.
Enfin,
– Je t’en veux pour « l’espoir ».
Même à la toute fin. Incapable de me quitter. Incapable de me dire que c’était fini. Tu préfères me laisser dans le doute… Tu refuses de rompre le contact sur les réseaux sociaux. tu refuses de « me perdre ».
La vérité, mon cœur, c’est que je suis incapable de trancher pour savoir si tu me donnes cet espoir parce que je suis ton amour perdu ou ta roue de secours…

Phase 4 – Éloignez les tentations

Même si tu revenais
Je crois bien que rien n’y ferait
Notre amour est mort à jamais
Je souffrirais trop si tu revenais

Bien sûr… Tout n’a pas été noir.
Vous pourrez vous rappeler des bons moments. Quand ça ira mieux.
Mais ne vous leurrez pas… Les bons moments font partie du passé.
(Je parle en connaissance de cause, je l’ai quitté 3 fois)
On connait mille et une métaphore pour illustrer ce problème : le papier plié ne redevient jamais plat, ce qui a été vu ne peut pas être… euh… dévu ? (je vous l’accord, elle marche mieux en anglais celle-là), un verre cassé laisse passer l’eau…
Non les filles, non les gars. C’est fini.
Reprendre cette histoire, ça serait renouer avec le côté nul de cette histoire (doutes, engueulades,…) et cautionner le mal que vous vous êtes faits. Vous ne voulez pas de ça. Croyez-moi.
On est dans la vraie vie, pas dans un roman. On ne revient pas sur les pages que l’on tourne…

Alors comme avec nos bons vieux PN, ça sera NO CONTACT !
Pas de téléphone, pas de réseaux sociaux, pas de « dernière discussion », rien…
Et, j’irai plus loin encore, ce téléphone… Rangez-le loin… Loin..
telephone

 

 

L’amitié est pavée de bonnes intentions

A toi, lectrice (mais aussi lecteur) qui voudrait débuter sereinement ton NO CONTACT, tout d’abord je te dis bravo.
BRAVO
Parce que nous savons tous que la décision est difficile à prendre et combien il est compliqué d’ouvrir les yeux quand le confort du rêve est tellement plus séduisant.
Si tu as parcouru ce blog, tu auras certainement vu que c’est un parcours, certes libérateur, mais semé d’embuches.
Et embuches, il y en aura même posées par ton « propre camp ».

Exemple :
« Oh, j’ai vu machin, t’en fais pas pour lui, il pète la forme »
OU sa variante
« Oh, j’ai vu machin, il est dévasté »

« Comment tu as pu te laisser avoir par un looser pareil? »

« Tiens… Je sais que tu l’as bloqué mais… Tu as vu sa nouvelle photo de profil ? Son nouveau statut? »

Les amis, il en faut.
Ça fait du bien. Ça soutient.
Les boulets… Ben… Ils sont aussi bien là où on les pose.En leur prêtant oreille, vous ne faites pas du NO CONTACT, vous changez juste de dealer.

2 solutions :
– L’érémitisme. Une grotte isolée. Un désert bien sec. Une chambre en haut d’une tour sans porte, ni fenêtre.
Efficace. Mais d’un ennui mortel.
– La communication. Expliquez-vous sans pour autant vous justifier !
Ce sont vos amis. Des personnes qui vous veulent du bien. Elles n’ont pas à juger vos méthodes. Si vous deviez porter un pull over rouge chaque jeudi pour conjurer le sort, elles seraient déjà en train d’apprendre à tricoter…
C’est quoi le no contact ? Quelles sont vos attentes ? Vos limites ? Que peuvent-elles vous dire ou non ? Comment vous soutenir ?
Reposez-vous sur des personnes qui ne sont pas nécessairement plus fortes ou mieux que vous (vous n’êtes pas une loque, vous êtes juste manipulé(e)) mais qui, en tous cas, sont en dehors de l’envoutement.
Déléguez affectivement.
On s’en porte bien mieux !

Laissez passer du temps.
Un peu.
Beaucoup.
Juste assez pour être bien.
Et je vous promets… Qu’un jour… Très loin… Mais très proche à la fois…
Vous en rigolerez ensemble.

Parce que, oui, un jour, VOUS, vous aurez tourné la page.
Vous ne penserez plus à lui.
Les automatismes d’autres fois (le sms du matin, du soir, le facebook en mode spion…) vous les oublierez.
Vous vous serez débarrassé du poids de sa seule présence… Alors que lui…

Capture d’écran 2016-05-04 à 14.25.09

Alors que lui, il en sera réduit à VOUS spionner à la discrète et à se consoler de messages envieux…

N’oubliez jamais que…
VOUS êtes la plus forte des deux.
Vous avancez.
Il reste en arrière.
CQFD

PS : Ne répondez JAMAIS à ce genre de « provocation interposée »
Remerciez votre ami.
Souriez.
Gaussez-vous intérieurement.
Et…
Oubliez
🙂

 

Va, je ne te hais point

On pourrait dire que l’eau a coulé sous les ponts, n’empêche…
C’est la première fois que je le revoyais ce week-end.
La première fois depuis… Presque un an ?

Il y a des occasions sportives qui ne se refuse pas.
Je me sentais prête.
Je n’ai donc pas refusé celle-là.

Ce soir là, il y avait 250 emplacements à pourvoir… J’avais peut-être une chance de ne même pas croiser son regard…
QUE NENNI !
Le destin te met à l’épreuve, il est comme ça, le salaud.
La place qui lui est attribuée est juste devant moi.
JUSTE DEVANT MOI…
C’est « facile », le no contact, quand la personne est loin. Quand elle est à 2m… C’est un peu plus tricky.

Malgré cela, en fait, j’ai pas envie.
Fut un temps où j’aurais TOUT FAIT pour le croiser par hasard au détour d’une rue, où j’aurais pleuré pour un regard… J’ai l’impression qu’il ne reste rien de tout ça.
Oh, attention…
Le pincement au cœur est là.
La honte, surtout, domine chez moi.
La terrible angoisse de sentir dans chacun de ses gestes, chacun des regards qu’il adresse autours de lui toute la fausseté de son être.
Une phrase tourne dans ma tête : « Mais qu’est ce qui t’a pris ma pauv’ fille? ».
Honnêtement, « mon ange », tu t’es laissé allé.
Tu es bouffi (et pas seulement d’orgueil pour une fois),
Ça doit faire quelques semaines que tu aurais du te re-colorer les cheveux,
Ton coup de pédale est mou, lent, poussif,
Tes prétentions sont revues à la baisse (2h de pédalage ? Sérieux ?)…

Où est mon guerrier ? L’homme qui me faisait rêver ?
C’est vraiment à ça que tu ressembles sans tes mirages ?

Les premières notes de musique s’égrènent et je suis déjà dans ma bulle.
Je me surprends à ne plus penser à toi, à ne plus te chercher du regard…
On est jamais vraiment guérie. Je le sais.
Et pourtant, l’espace d’un instant, tu m’as été si complètement INDIFFÉRENT

2015-06-07 16.38.58

(Ce n’est pas vraiment une victoire… Simplement ma vie qui reprend…)
Adieu Mon Amour…
Tu n’auras, décidément, jamais été à la hauteur…

Rester debout…

Invictus

Dans les ténèbres qui m’enserrent
Noires comme un puits où l’on se noie
Je rends grâce aux dieux, quels qu’ils soient
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances
Je n’ai ni gémi ni pleuré
Meurtri par cette existence
Je suis debout, bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs
Se profile l’ombre de la Mort
Je ne sais ce que me réserve le sort
Mais je suis, et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley (1843-1903)

Capture d’écran 2015-06-10 à 18.24.12

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of fate
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

Lâcher prise

Un petit poème pour une fois …

ATTENDRE

Un appel qui ne vient pas,
Une personne qui ne revient plus.
Une lettre qu’on ne reçoit pas,
Un enfant qu’on ne voit plus.
Une jeunesse qui n’est plus là,
Un amour qui semble perdu.

Tu t’attardes à faire revivre
Ce passé qui demande à mourir.
Et tu perds ton temps à retenir
Une illusion qui te fait souffrir .

Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs
Et de faire vieillir ton avenir.
Il est temps de te ressaisir,
Et à nouveau,
tu te dois de revivre.

Laisse au présent la chance de te séduire,
Et au futur le bonheur de t’épanouir.
Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.
Il suffit de lui sourire et de t’ouvrir.

Le chemin pour y parvenir
Est de lâcher prise, ne plus retenir..
Laisser aller, afin de grandir.
Et à nouveau tout accueillir.

Richard Migneault

Phase 1 : L’attente

L’Amour, le vrai, ne s’attend pas. Il se vit.
Si vous commencez à L’attendre, à faire vos compromis seul, à vous sentir en dehors de votre vie, dépossédé de vos amis et de votre personnalité.
N’attendez plus.
Fuyez.
On ne vit pas dans l’attente de l’Autre.

Un appel qui ne vient pas,
Une personne qui ne revient plus.
Une lettre qu’on ne reçoit pas,

Un amour qui semble perdu.

Chaque manque est une attaque.
Chaque défection est une arme.
Chaque désertion est une blessure qu’Il Vous inflige.

Phase 2 : La prise de conscience

Tu t’attardes à faire revivre
Ce passé qui demande à mourir.
Et tu perds ton temps à retenir
Une illusion qui te fait souffrir .

On ne construit pas sur du sable…
On ne construit pas une relation (de couple) quand on est seul…

Phase 3 : L’action (le NO CONTACT) après la léthargie

Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs
Et de faire vieillir ton avenir.
Il est temps de te ressaisir,
Et à nouveau,
tu te dois de revivre.

Revivre…
On se le doit à nous-même.
A personne d’autres.

Phase 4 : Le lâcher prise

Laisse au présent la chance de te séduire,
Et au futur le bonheur de t’épanouir.
Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.
Il suffit de lui sourire et de t’ouvrir.

Le chemin pour y parvenir
Est de lâcher prise, ne plus retenir..
Laisser aller, afin de grandir.
Et à nouveau tout accueillir.

Le présent, c’est maintenant !
Il nous ouvre ses bras…
Le passé est inchangeable.
Alors à quoi bon ?

🙂

PS : Je vais bien… Tellement bien…
Je vous envoie des bonnes ondes optimistes ❤

Just Like A Pill

Just Like A Pill

I’m lyin’ here on the floor where you left me
I think I took too much
I’m crying here, what have you done?
I thought it would be fun

I can’t stay on your life support,
There’s a shortage in the switch,
I can’t stay on your morphine,
‘Cause it’s making me itch
I said I tried to call the nurse again
But she’s being a little bitch,
I think I’ll get outta here, where I can

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you’re just like a pill
Instead of makin’ me better,
You keep makin’ me ill
You keep makin’ me ill

I haven’t moved from the spot where you left me
This must be a bad trip
All of the other pills, they were different
Maybe I should get some help

I can’t stay on your life support,
There’s a shortage in the switch,
I can’t stay on your morphine,
‘Cause it’s making me itch
I said I tried to call the nurse again
But she’s being a little bitch,
I think I’ll get outta here, where I can

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you’re just like a pill
Instead of makin’ me better,
You keep makin’ me ill
You keep makin’ me ill

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you’re just like a pill
Instead of makin’ me better,
You keep makin’ me ill
You keep makin’ me ill

I can’t stay on your life support,
There’s a shortage in the switch,
I can’t stay on your morphine,
‘Cause it’s making me itch
I said I tried to call the nurse again
But she’s being a little bitch,
I think I’ll get outta here, where I can

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you’re just like a pill
Instead of makin’ me better,
You keep makin’ me ill
You keep makin’ me ill