Confidences de Sidonie (partie 2)

Suite des confidences de Sidonie (à lire ici et ici)

Je dois bien dire que cette histoire m’effraie…
Je suis tiraillée entre l’envie de lui envier cette belle histoire d’amour (on se comprend, les belles histoires sont toujours enviables :p) et la peur de la voir s’empêtrer dans des filets encore invisibles pour elle.
On n’ouvre jamais les yeux des gens.
Non.
On est responsable que de soi-même… Alors je me contente de garder le mien ouvert !
Je ne peux que te donner des conseils et t’exhorter à la prudence.
Et c’est bien parce que tu es mon amie et que je tiens à toi que je ne te dirai pas quoi faire… Tu connais mon point de vue.
Mais si – par malheur – tes vœux ne se réalisent pas, je serai là.
Je suis mieux armée pour t’épauler, à présent 😉

Confidences (partie 2)

La vie se poursuit, mes rêves et mes espérances aussi… La mélancolie succède à la joie, la joie à la mélancolie, ainsi défilent les jours : certains sont beaux et lumineux, d’autres sont moroses et taciturnes, selon l’humeur et le psychique du moment.

J’ai revu récemment l’homme que j’avais rencontré à Paris… Son parcours est complexe et douloureux, son passé mystérieux, sa vie n’est qu’une longue errance à travers des chemins labyrinthiques. Il ne semble pas trouver la sortie qui lui apportera l’apaisement et le bonheur. Curieusement j’apprécie sa compagnie, sans doute en raison de la gentillesse qu’il me témoigne, et de sa sensibilité. Il se donne une contenance, mais au fond je décèle qu’il est beaucoup plus fragile que moi. Depuis longtemps, j’ai appris à gérer ma vie, à établir les choix qui me conviennent les mieux. Avec force et ténacité, je me suis toujours rendue au cap que je m’étais fixée. Et c’est précisément en ayant conscience de ce point que je me mets en garde. Si j’ai pu réaliser des études, voyager, déménager, et satisfaire dans mon travail, il en est tout autrement dans une relation amoureuse. Tout comme soi, l’homme que l’on aime est libre de son destin, il fera des choix bons ou mauvais, il aura des attitudes et des réactions adéquates ou non. Et notre rôle n’est pas d’intervenir pour modifier un comportement, qui nous semblerait plus opportun. J’assiste donc en spectatrice à un être en train de chavirer, mais qui développera peut-être des ressources pour revenir à la surface. Après maintes réflexions et un travail sur moi-même, j’en arrive à ce constat : n’essayez jamais de changer quelqu’un, vous n’y parviendrez pas. Il ne changera pas non plus pour vous satisfaire, ce serait d’ailleurs nier son identité. La vraie question est donc de savoir si vous souhaitez que cette personne, que vous aimez par amour ou amitié, entre dans votre vie. Quels risques vais-je prendre en partageant son quotidien et ses souffrances ? Est-ce que je me respecte dans la relation que j’instaure ? Ai-je plus de satisfactions ou de souffrances ? Les réponses à ces questions objectives aident en général à prendre une décision. La mienne est de ne pas m’engager dans une vie de couple avec ce jeune homme, que j’aime pourtant à ma manière.

Et c’est là qu’il faut approfondir le sujet, car les choses se compliquent lorsque vous savez qu’une relation de couple ne vous conviendrait pas mais que, pourtant, vous aimez sincèrement cette personne… Vous ne souhaitez pas vivre en permanence avec lui, vous ne voulez pas que cet homme occupe tout l’espace de votre vie car son passé et sa tristesse envahissent trop son psychique et donc la vie que vous mèneriez avec lui.

Cet homme à qui je voue de l’affection, je voudrais lui apporter des petits moments de bonheur et du réconfort. Attention les voyants sont au rouge !! : Le syndrôme du Sauveur n’est plus très loin !! Etre capable d’empathie, voire même de compassion, est humain et honorable. Mais une relation ne peut être fondée uniquement sur le fait de lui tenir la main pour éviter qu’il ne tombe dans le précipice. Je tomberai avec lui à coup sûr. Et dans le fond, est-ce juste et normal ? NON, je ne suis pas responsable des maladresses de son passé, je ne suis pas à l’origine de ses faux pas, qui lui causent aujourd’hui angoisses et amertumes. J’aurai agi autrement, j’en suis certaine, face à des situations identiques. J’aurai usé de diplomatie et de tact pour obtenir la victoire et devenir meilleure, là où il n’a emprunté que la voie de l’énervement, de la colère, et de la défaite. Nous sommes les choix que nous avons faits.

Alors, nos différences doivent-elles mener à un renoncement de connaître l’Autre face à soi ? ; En raison de son passé, doit-on exclure de passer du temps avec une personne pour qui l’on éprouve de l’amour et de l’affection ? Non, si vous évaluez que votre relation ne comporte pas de dangerosité pour vous-mêmes. Ne laissez pas une personne vous corrompre, ne faites pas ce qui est contraire à votre cœur ou au bon sens, ne la laissez pas vous engager dans une voie mortifère, n’acceptez pas de sacrifices qui pourraient être lourds de conséquences, en résumé ne dites pas oui si votre instinct dit non.

Si la relation vous semble saine et sans danger, il s’agit avant tout de passer d’agréables moments en sa compagnie, et que tout se fonde sur un échange tendre et complice. Mais alors s’agit-il d’amour ou d’amitié ?? Dans mon cas actuel, j’ai le sentiment qu’il s’y trouve un curieux mélange des deux façons d’aimer. Humm, décidemment, la vie humaine est bien déconcertante.

Je dirai alors de savourer chaque étincelle, chaque sourire, chaque moment de bonheurs. Gravez-les dans votre mémoire et votre cœur ! Etre capable de donner de l’amour et de la tendresse est la plus belle chose qui soit au monde. Si vous savez aimez tout en respectant l’Autre, la vie vous apportera beaucoup de sérénité, de joies et ouvrira la porte à de belles rencontres. La sagesse consiste, selon moi, à aimer en conservant sa lucidité, et sa clairvoyance.

Pour celles qui recherchent la rencontre décisive, je vous propose la chanson « Love etc. » de Charlotte Gainsbourg ☺

Jeune femme au physique pas si mal,
Née d´un mariage international
Les yeux noisettes, le teint clair
Dans deux pièces, célibataire
Depuis un bail

Jeune femme en état quasi neuf
Tout juste 25 ans au compteur
Deux, trois éraflures à fleurs
De cap O
Voudrait repartir à zéro

Love, love, love es-tu là
Love y es-tu?
Love, love hé me voilà
Tu n´m´attendais plus

Toi, sans moi, c´est pas la peine
Des histoires à la petite semaine
J´en ai fait le tour
Rien ne vaut l´amour
Love, etc.

Jeune femme pas vraiment fixée
Sur le type d’articles proposés
Prix d’occas’ ou prix d’ami
Bonne affaire sans garantie
Ça va, merci !

Jeune femme bien sous tous rapports
Bonne à l’ouvrage, dure à l’effort
Cherche l’âme sœur, l’âme fort
Le grand redresseur de travers
Et de tords

Love, love, love es-tu là ?
Love y es-tu ?
Love, love, hé me voilà

Tu n’m’attendais plus
J’ai fait l’premier pas
Maintenant débrouille-toi
Love, etc.

Jeune femme un peu refroidie
J’la voyais bien au chaud ma vie
De tentatives en tentations
De dérives en dérisions
J’ai pas dit non

Love, love, love es-tu là ?
Love y es tu ?
Love love hé me voilà
Love etc…

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Les réflexions de Sidonie : « qu’est ce qu’une vie réussie? »

Rouge
Je vous présentais, il y a quelques temps, mon amie Sidonie.
Celle-ci m’adressait, il y a peu, un nouveau mail qui posait, une fois de plus, une question importante :Les confidences de Sidonie :

« Je pense qu’en se posant dès maintenant la question “Qu’est ce qu’une vie réussie?”, on porte un regard neuf sur la vie que l’on veut construire. Changer de point de vue me semble intéressant. Admettons que j’ai aujourd’hui 85 ans, je discute toujours avec toi ma Séraphine, et je me retourne sur ma vie.
Je me demande quel genre de personne j’ai été, si j’ai commis des erreurs, si j’ai apporté des joies ou aussi de la souffrance. Je garde en mémoire également les douleurs que j’ai moi-mêmes subies, infligées volontairement ou non par les autres, mais envers lesquelles j’ai toujours dû me relever en conservant quelques “bleus à l’âme” comme le disait Françoise Sagan.
Je tente aujourd’hui, tant que je suis jeune, de répondre à la question des caractéristiques d’une vie réussie:
  • Pour réussir ma vie, je souhaite être/devenir quelqu’un de bien, apporter des petits bonheurs aux autres, être à l’écoute des personnes qui me sont chères.
  • Pour réussir ma vie, je veux rester intègre, honnête et incorruptible quoi qu’il arrive.
  • Pour réussir ma vie, je souhaite toujours ressentir de la reconnaissance là où les autres ne voient qu’un dû.
  • Pour réussir ma vie, je ne veux jamais perdre la gentillesse, la bonté et la générosité que je suis capable de donner. Je maintiendrai ses valeurs pour les personnes que je croiserais sur mon chemin, même si certains m’ont fait du mal.
  • Pour réussir ma vie, j’apprécie les petits bonheurs simples qui ponctuent une journée: le sourire d’un enfant, une promenade dans un lieu de nature, manger un chocolat, écouter une musique plaisante, serrer un homme (ou une femme!) dans mes bras,…
  • Pour réussir ma vie, je veux être cultivée, lire, apprendre, connaître, penser, pour être/devenir une personne réfléchie dont toutes les décisions seront prises consciencieusement en fonction des informations et du contexte. Afin de limiter les regrets, les grandes décisions doivent être prises avec clairvoyance.
  • Pour réussir ma vie, j’aime penser aux autres, mais je ne dois pas m’oublier: je dois répertorier, prendre conscience de ce qui me convient à moi, afin de me constituer un rythme de vie qui m’apporte le confort nécessaire à mon existence.
  • Pour réussir ma vie, je dois dès maintenant déterminer ce que je souhaite réaliser, dans la mesure du possible: un voyage pour découvrir une culture qui me fascine, des études pour devenir “maître” dans une discipline, trouver un travail/une activité dans lequel je m’épanouis, un logement dans lequel je me sentirai bien, fonder une famille-avoir une vie affective,…
  • Dans l’idée que “Avoir réussi sa vie”, c’est être resté fidèle à soi-même, avoir apporté le bien en évitant le mal, avoir poursuivi la tête haute malgré les dangers et les êtres néfastes, avoir appris sur soi et sur le monde ».

A mon tour ?

De mon côté (puisque c’est la question qu’elle me pose en fin de son mail), je ne puis rien retirer, ni ajouter à cette liste (mais ça englobe le tout). Je n’ai qu’une seule règle, qu’un objectif, qu’une pensée en ce qui concerne la réussite de ma vie :

Que sur la balance de mon existence, le positif pèse au final plus lourd que le négatif.
Dans toutes circonstances, tous cas de figure et dans tous les domaines.

Ça suppose donc que :
– j’aurais été plus souvent heureuse que malheureuse dans la vie,
– j’aurais plus souvent fait le bien plutôt que le mal,
– j’aurais aimé plus que détesté,
– j’aurais fait de la vie de ce que j’aime une douceur plutôt qu’une épreuve,
– etc.

Ça n’empêchera pas mon cœur d’avoir des ratés.
Mais ça ne bridera pas mes rêves et mes désirs, non plus.
DONC
Si je vois s’allumer des soleils, là où je passe, plutôt que des flammes…
Je pourrais dire sans rougir que j’ai réussi ma vie.
🙂

« On ne se console pas des chagrins, on s’en distrait »

L’écrit appelle l’écrit…
Ça me semble une évidence.
Aussi, je n’aurais peut-être pas dû tant m’étonner que le fait de raconter mon histoire pousse mes amies (et même, mes excellentes amies) à me raconter la leur.
C’est donc avec beaucoup de plaisir que je me fais l’intermédiaire entre elle et vous.

Je vous invite à parcourir attentivement ses petits conseils en fin d’article qui me semblent plein de bon sens pour celui ou celle qui souhaite remonter la pente en douceur !

Confidences de Sidonie

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé » disait Lamartine dans son poème L’Isolement.

Chaque rencontre dite « amoureuse » est particulière. Celle-ci m’a profondément marquée. Mettre des mots sur mon histoire me permet aujourd’hui de la comprendre, de prendre le recul nécessaire et de la partager avec vous. Ressentir le besoin d’écrire sur une expérience vécue avec un homme indique déjà que la situation a engendré des souffrances qui seront à dépasser. On laisse une part de soi chez un homme en qui l’on voyait un amant, un potentiel compagnon de vie. Renoncer à lui parce que son attitude provoque des blessures, ou parce que son amour ne semble pas réellement réciproque, dans tous les cas, le renoncement s’assimile au travail de deuil.

Lorsque je l’ai rencontré, j’ai ressenti une immense attirance vers lui. Il était charmant, agréable, sympathique, souriant. Il parlait avec humour et gentillesse. J’ai été heureuse qu’il me propose de nous revoir dans un avenir proche. Nous nous sommes régulièrement téléphoné. A chaque prise de contact, nos liens se resserraient, je me sentais conquise par cet être différent de moi : voyageur optimiste, aventurier dans l’âme. Nous nous parlions de nos projets, de nos vies, mais aussi de nos tracas. Une confiance réciproque semblait s’installer au point qu’il me confiait sa douloureuse expérience avec son ex-compagne. Elle aussi a été séduite rapidement par lui peu après leur rencontre, au point qu’elle lui propose qu’il s’installe avec elle. Au bout de quelques mois, leur passion commence à décliner, elle est de plus en plus amoureuse de l’un de ses collègues qu’elle voit régulièrement. Elle finit par mettre à la porte son compagnon, l’obligeant à dormir plusieurs nuits de suite dans les rues de Paris…J’ai été touchée et bouleversée par ces quelques confidences.

Nous avons décidé de nous revoir tous les deux un bon mois après notre rencontre. C’est moi qui me déplace jusque Paris. Lors de mon arrivée je suis anxieuse, fébrile, et même tremblante. Je le suis d’autant plus qu’il n’est pas là… Il ne m’attendait pas au lieu et à l’heure convenue. Je suis dans la plus grande incompréhension. Je lui téléphone et suite à mon appel, il me rejoint, avec un immense retard. Je ne savais quelle attitude prendre face à ce faux pas de sa part. Mais je ne voulais pas gâcher cette journée, et je souhaitais parvenir à faire connaissance avec lui, ce qui était le but premier de ma venue. Il s’est excusé dix fois de son retard. Puis nous nous sommes promenés à travers un Paris devenu romantique. Le temps était superbe, et nos mines radieuses. Nous nous sommes très vite rapprochés. Nous nous tenions la main, nous nous enlacions souvent, nous nous sommes embrassés comme deux véritables amoureux qui s’étaient retrouvés dans la ville de l’amour. Je nageais dans le bonheur, je me laissais porter par la joie et la sérénité d’être à ses côtés, dans ses bras. Nous nous disions que nous étions heureux de nous être rencontrés, et que nous prendrions le temps de nous connaître. Il m’a avoué qu’il souhaitait me proposer de venir chez lui pour faire l’amour mais que les débuts trop rapides ne mènent à rien. Et que nous avions tout le temps pour nous revoir maintes fois.

Au fil de la conversation, quel ne fut pas mon ébranlement quand il m’a annoncé que son ex-compagne a porté plainte contre lui pour motif d’agressions, de menaces et…de viol. Il admet que sa blessure et son énervement l’ont conduit à dire des injures, à lui donner une claque sur le visage, mais il me jure que les violences dont elle l’accuse sont de pures inventions contre lesquelles il devra se défendre dorénavant dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Pourtant, notre échange amoureux continue pendant cette journée. Au fond de moi grandit un attachement, une affection pour cet homme. Je le serre fort contre moi, et j’ai l’impression que je suis comblée. Je repars le soir le cœur lourd, à peine suis-je dans le train qu’il me manque déjà terriblement. Les jours suivants, je ne vis que pour le retrouver.

Le lendemain de notre tendre journée, il me téléphone pour me dire que je suis une femme « agréable et gentille », et que tout ce qu’il espère, « c’est me revoir le plus vite possible ». Mais sa convocation à la police a eu raison de nous. Il a dû donner sa version des faits face aux accusations de son ex-compagne, et a été mis en garde à vue. Désormais il prend conscience que la bataille judiciaire ne fait que commencer, qu’elle sera longue et difficile. Ce n’est sans doute pas mon rôle, mais dans tous les cas, il ne souhaite plus que je sois à ses côtés. Un soir, il me fait part qu’il ne souhaite plus aucune relation avec une femme, il me dit qu’il garde un bon souvenir de notre journée, mais qu’il ne peut rien envisager avec moi, il craint la prison, et les poursuites. Il me dit que je suis une personne « exceptionnelle, jolie dedans et dehors ». Mais qu’il ne veut pas profiter de moi parce qu’il me respecte. Je fonds en larmes pendant de longues heures après cette conversation, je ne parviens pas à dormir. Au fond, cette belle histoire que j’avais espérée et imaginée s’effondrait, elle était balayée par le vent, comme si tout n’avait été qu’un mirage. « On ne se console pas des chagrins, on s’en distrait », Stendhal, Armance.

De temps à autre, il me téléphone encore, mais beaucoup plus rarement. Je ne sais pas s’il veut vraiment me revoir. Sa voix est triste, il semble souffrant. Il accumule les ennuis, son travail ne lui permet pas de gagner assez pour payer ses frais d’avocat, il a peur, et sombre dans un état de mélancolie permanent. Et moi je pense à lui tous les jours, il me manque terriblement. Je voudrais pouvoir l’aider même si son histoire n’est pas la mienne, mais je ne sais pas ce qu’il s’est réellement passé. C’est un homme égaré que j’ai trouvé sur mon chemin. Françoise Sagan disait « Aimer, ce n’est pas seulement aimer bien, c’est surtout comprendre ». En ce sens, je pense pouvoir dire que j’ai sincèrement aimé cet homme. Je l’aime toujours. Malgré ses difficultés, s’il m’aimait comme je l’aime, je lui aurais donné toute mon affection, et je l’aurais soutenu.

Je ne peux me résoudre à l’idée de ne plus jamais le revoir. Il me manquera toujours. A présent, j’espère me réveiller un matin et avoir moins mal.

« Cet amour insensé que je lui porte reste pour moi un insondable mystère ». Marguerite Duras, L’Amant.

J’ai toujours fait confiance en la vie et surtout en mes intuitions et mes jugements. Mon raisonnement et mes élans d’affection guident souvent mes choix. Mais si une relation aboutit à de la souffrance, c’est sans doute qu’elle ne pourra jamais être sereinement vécue.

Chacun recherche le bonheur au cours de l’existence. Mais prenons garde : le bonheur n’est pas loin au sommet de la montagne, mais au contraire en chacun de nous. C’est ainsi que nous avons tous la clé pour accéder à une existence heureuse, à condition de donner au « bonheur » une définition réaliste et praticable. Le bonheur est une manière personnelle de considérer la vie, de trouver le courage de poursuivre, en prêtant attention à tous ces petits faits que la plupart des gens ne remarquent même plus. Aimant beaucoup la philosophie et étant enthousiaste de nature, j’avais élaboré, dans mes moments heureux, une liste de choses à faire ou à concevoir dans mon esprit lorsque mon moral décline afin de recouvrer la santé, et de me recentrer sur moi (chose qui ne m’est pas toujours facile). Je cherche à garder l’équilibre que je me suis construit au fil des ans. La tristesse engendrée par une relation ne doit pas nous faire perdre nos qualités, qui seront reconnues par ailleurs par des personnes de valeur. Je partage aujourd’hui ces astuces avec vous pour que vous puissiez à votre tour les mettre en place, vivre en harmonie avec vous-même pour ensuite vous sentir bien/mieux avec les autres :

  • Chanter et écouter des chansons enthousiasmantes : « Elle vendait des hibiscus et des bougainvilliers, des morceaux de cannes à sucre, des foulards, des colliers, sur le marché de Marie-Galante… ». Extrait de Marie-Galante de la Compagnie Créole J
  • Identifier les problèmes auxquels on doit faire face, et les causes de la tristesse, les énumérer, les hiérarchiser, envisager les solutions pour parvenir à les dépasser.
  • Lire un ouvrage intéressant.
  • Repenser à un souvenir heureux, ainsi qu’aux différentes étapes positives déjà accomplies dans sa vie.
  • Se percevoir jeune tout au long de sa vie, la jeunesse principale doit venir de l’esprit avant d’être corporelle.
  • Faire une liste de projets réalisables en ayant toujours à l’esprit que les plus simples sont aussi les plus satisfaisants.
  • Sourire à la chance et en faire sa principale partenaire.
  • Recourir à l’humour et à l’autodérision.
  • Imaginer une promenade dans un jardin fleuri ou un vol au-dessus de l’océan.
  • Caresser un chien ou un chat, et vivre à ses côtés.
  • Mettre des fleurs dans son salon, sa terrasse, son jardin.
  • Faire de son logement un havre de paix, un lieu de sérénité et de méditation, un lieu de beauté reflétant ses goûts, ses choix et sa personnalité. Y passer du temps !
  • A tous ceux qui me méprisent, me jalousent, m’injurient, une seule réponse : « Hors de mon chemin ! ».
  • Rire avec ceux que l’on aime, sourire aux gens, rester aimable et bienveillant.