Pourquoi je reste ?

RoseLe problème à la racine
Ce qui sert de terreau aux relations toxiques est – bien souvent – une dépendance affective qui dort loin loin loin du soleil, bien caché sous l’humus.
Une précédente relation douloureuse ? Un sentiment d’abandon passé ? Une famille dysfonctionnelle ? …
A un moment ou à un autre de votre vie, vous avez cru que pour être aimé, il fallait plaire. Et plaire activement. Séduire. Être conforme à l’image, à l’idée, au fantasme qu’une tierce personne avait de vous.

Je pense que, très jeune déjà, j’ai accepté (et adhéré!) à cette étiquette lisse et confortable de « bonne élève » que mes parents m’ont collé sur le front.
A la question « Comment va Séraphine? », ils répondaient « Très bien, elle a brillé en histoire. 20/20. Encore ». Le statut d’élève modèle me définissait. Me faisait exister.
En effet, en dehors des périodes d’interros, je redevenais anonyme. Je faisais partie du groupe : « Oui, les enfants vont bien ».
Pour être regardée, remarquée ou, tout simplement, vue, il fallait être brillante.
Soit.
Je fus, durant toute ma scolarité, excellente.
Puis vint la période redoutée de l’adolescence (bien qu’elle fut relativement tardive chez moi). Je devins « une fille ».
(Ne riez pas)
Une vraie fille (selon le terme légèrement péjoratif employé par ma mère).
Et avec tout l’attirail, en plus !
Jupes, talons hauts, maquillage, minauderies,…
A peine, ai-je mis un pied hors du cadre que je dégringolai de la cimaise.
Plus jamais je ne mériterai alors l’attention parentale.
Pour être acceptée, pour être aimée, il me fallait les applaudissements du jury. Malheureusement, une fois sortie du moule, je n’ai plus jamais pu me résoudre à y retourner… Et malgré tout, je souffrais ! Libre d’être moi-même, oui, mais sevrée trop tôt de l’amour de mes parents (et à cet âge, pense-t-on, d’Amour tout court).
Non pas que j’ai arrêté d’exceller dans tout ce que je faisais (oui, j’y ai mis assez de sueur et de larmes pour me permettre d’utiliser ce terme) mais mes efforts étaient à présent mal dirigé… Je me « trompais de voie », selon eux.
De critiques, ils sont finalement devenus indifférents, m’inculquant ainsi la plus brutale des leçons :  » Être toi-même ne suffit pas pour être aimée, si tu ne veux pas laisser indifférent alors conforme-toi à l’idée qu’on se fait de toi« .

Les bases du chantage affectif sont posées : Je vais t’aimer, si tu agis ou tu fais ce que je te dis de faire. C’est sur ce mode que viendront fleurir vos futures relations toxiques, qu’elles soient professionnelles, amicales ou amoureuses.
Du coup, quand je lis sur certains blogs un peu virulents que « la personne qui se laisse entrainer dans une relation est à moitié responsable de sa situation »…
Je dis oui… Mais non.
On est pas responsable dans le mode « Oh oui, essuie tes chaussures sales sur ma tronche que je les lessive de mes larmes », mais plutôt dans le sens où on constitue un foyer de choix pour que ce genre de vermines prolifèrent.
Un peu d’indulgence avec soi-même. Please !

De la racine aux pétales
De petite graine, je suis devenue une splendide passiflore.
(Les roses, c’est pour les nuls).
J’ai construit ma vie sur ce mode de pensée. J’ai été élevée avec ça. J’ai grandi avec ça (pour autant que je devienne grande un jour). J’ai aimé avec ça…
Jusqu’au jour où je me suis rendue compte – disons plutôt que j’ai lentement commencé à sentir, au fil de ma vie misérable et triste, qu’un truc ne tournait pas rond chez moi – que j’avais essayé de me construire sur du vide, sur du rien.
Je ne vivais pas… J’attendais.

De la même manière que j’avais toujours, en vain, attendu l’approbation de mes parents, j’attendais qu’on m’aime.
Exclusivement. Sans concession. Sans compromis. Sans condition.
C’est pour cela que c’est si dur de se sortir d’une relation toxique…
C’est parce que c’est notre « enfant intérieur » qui est encore en attente.
Attention ! Ce n’est pas parce que, émotionnellement, c’est ambiance fête foraine que nous sommes immature. Pas du tout. Et même, au contraire ! J’ai toujours adoré les responsabilités professionnelles (parce que je me sais excellente – encore – et donc utile), je suis une maman dévouée et ne suis pas dénuée de sang-froid quand les circonstances l’exigent.
Mais oui… Affectivement… Je ne gère rien.

Enfants, la tâche de remplir ces besoins affectifs est dévolue aux parents : « Tout enfant est sensé être aimé de ses parents (même si ça me fait bizarre de l’écrire) ».
Mais en tant qu’adulte… On ne dépend plus de personne ! Les oisillons sont boutés hors du nid et les petits poissons lâchés dans le grand bain. Ce n’est pas le rôle de l’autre de combler vos besoins. On est le seul artisan de son propre bonheur.
CQFD
Pour sortir de ce genre de relation,donc, il faut faire le deuil de ces attentes.
Faire une croix sur tout ce que vous aurez aimé recevoir, tout ce que vous attendez , tout ce que vous attendez de cette personne pour le prendre tel qu’il est.
Parce que oui. On ne peut pas exiger d’être aimée telle qu’on est si on exige quoique ce soit de celui qu’on aime.
Et ça, c’est moche quand on a pas été élevée comme ça…
Mais ça se soigne…

Ce qui nous freine ? Pourquoi on retarde la rupture ?

  • La peur d’être seul(e)
  • La peur de se sentir abandonné(e)
  • Peur de prendre sa place – d’être autonome dans sa vie
  • Le manque d’estime de soi
  • L’impression d’être vulnérable
  • La culpabilité

Ces sentiments ont le même tronc commun : il immobilise. Il nous garde dans l’attente.
On stagne. On a l’impression de ne pas avancer. De ne pas être entendue. On tourne en rond. On évolue pas. On ne s’épanouit pas. On ne se réalise pas.
Comme si être seul était le mal du siècle.
L’erreur à ne pas commettre.
Le faux pas à éviter.
Parce que « être seul » pèse plus lourd au cœur qu' »être bien« .
TOUT semble retarder ce moment où vous ouvrirez les yeux et déciderez de voler de vos propres ailes.
Et pourtant… C’est vous que vous laissez mourir à petit feu dans une relation toxique. Votre temps que vous perdez alors que vous pourriez dessiner, peindre, écrire des poèmes, faire du sport, du trombone à coulisse, sortir avec des copines,… BREF vivre votre vie.
Si vous ne vous occupez pas de vous, qui le fera à votre place ?

Hauts les cœurs, sortez les pinceaux (ou le trombone à coulisse),
il est temps de changer de vie…
MAINTENANT !

A lire également : http://www.madeleinelamarre.com/faire-le-deuil-dune-personne-toxique/

 

 

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L’amitié est pavée de bonnes intentions

A toi, lectrice (mais aussi lecteur) qui voudrait débuter sereinement ton NO CONTACT, tout d’abord je te dis bravo.
BRAVO
Parce que nous savons tous que la décision est difficile à prendre et combien il est compliqué d’ouvrir les yeux quand le confort du rêve est tellement plus séduisant.
Si tu as parcouru ce blog, tu auras certainement vu que c’est un parcours, certes libérateur, mais semé d’embuches.
Et embuches, il y en aura même posées par ton « propre camp ».

Exemple :
« Oh, j’ai vu machin, t’en fais pas pour lui, il pète la forme »
OU sa variante
« Oh, j’ai vu machin, il est dévasté »

« Comment tu as pu te laisser avoir par un looser pareil? »

« Tiens… Je sais que tu l’as bloqué mais… Tu as vu sa nouvelle photo de profil ? Son nouveau statut? »

Les amis, il en faut.
Ça fait du bien. Ça soutient.
Les boulets… Ben… Ils sont aussi bien là où on les pose.En leur prêtant oreille, vous ne faites pas du NO CONTACT, vous changez juste de dealer.

2 solutions :
– L’érémitisme. Une grotte isolée. Un désert bien sec. Une chambre en haut d’une tour sans porte, ni fenêtre.
Efficace. Mais d’un ennui mortel.
– La communication. Expliquez-vous sans pour autant vous justifier !
Ce sont vos amis. Des personnes qui vous veulent du bien. Elles n’ont pas à juger vos méthodes. Si vous deviez porter un pull over rouge chaque jeudi pour conjurer le sort, elles seraient déjà en train d’apprendre à tricoter…
C’est quoi le no contact ? Quelles sont vos attentes ? Vos limites ? Que peuvent-elles vous dire ou non ? Comment vous soutenir ?
Reposez-vous sur des personnes qui ne sont pas nécessairement plus fortes ou mieux que vous (vous n’êtes pas une loque, vous êtes juste manipulé(e)) mais qui, en tous cas, sont en dehors de l’envoutement.
Déléguez affectivement.
On s’en porte bien mieux !

Laissez passer du temps.
Un peu.
Beaucoup.
Juste assez pour être bien.
Et je vous promets… Qu’un jour… Très loin… Mais très proche à la fois…
Vous en rigolerez ensemble.

Parce que, oui, un jour, VOUS, vous aurez tourné la page.
Vous ne penserez plus à lui.
Les automatismes d’autres fois (le sms du matin, du soir, le facebook en mode spion…) vous les oublierez.
Vous vous serez débarrassé du poids de sa seule présence… Alors que lui…

Capture d’écran 2016-05-04 à 14.25.09

Alors que lui, il en sera réduit à VOUS spionner à la discrète et à se consoler de messages envieux…

N’oubliez jamais que…
VOUS êtes la plus forte des deux.
Vous avancez.
Il reste en arrière.
CQFD

PS : Ne répondez JAMAIS à ce genre de « provocation interposée »
Remerciez votre ami.
Souriez.
Gaussez-vous intérieurement.
Et…
Oubliez
🙂

 

Rester debout…

Invictus

Dans les ténèbres qui m’enserrent
Noires comme un puits où l’on se noie
Je rends grâce aux dieux, quels qu’ils soient
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances
Je n’ai ni gémi ni pleuré
Meurtri par cette existence
Je suis debout, bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs
Se profile l’ombre de la Mort
Je ne sais ce que me réserve le sort
Mais je suis, et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley (1843-1903)

Capture d’écran 2015-06-10 à 18.24.12

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of fate
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

Lâcher prise

Un petit poème pour une fois …

ATTENDRE

Un appel qui ne vient pas,
Une personne qui ne revient plus.
Une lettre qu’on ne reçoit pas,
Un enfant qu’on ne voit plus.
Une jeunesse qui n’est plus là,
Un amour qui semble perdu.

Tu t’attardes à faire revivre
Ce passé qui demande à mourir.
Et tu perds ton temps à retenir
Une illusion qui te fait souffrir .

Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs
Et de faire vieillir ton avenir.
Il est temps de te ressaisir,
Et à nouveau,
tu te dois de revivre.

Laisse au présent la chance de te séduire,
Et au futur le bonheur de t’épanouir.
Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.
Il suffit de lui sourire et de t’ouvrir.

Le chemin pour y parvenir
Est de lâcher prise, ne plus retenir..
Laisser aller, afin de grandir.
Et à nouveau tout accueillir.

Richard Migneault

Phase 1 : L’attente

L’Amour, le vrai, ne s’attend pas. Il se vit.
Si vous commencez à L’attendre, à faire vos compromis seul, à vous sentir en dehors de votre vie, dépossédé de vos amis et de votre personnalité.
N’attendez plus.
Fuyez.
On ne vit pas dans l’attente de l’Autre.

Un appel qui ne vient pas,
Une personne qui ne revient plus.
Une lettre qu’on ne reçoit pas,

Un amour qui semble perdu.

Chaque manque est une attaque.
Chaque défection est une arme.
Chaque désertion est une blessure qu’Il Vous inflige.

Phase 2 : La prise de conscience

Tu t’attardes à faire revivre
Ce passé qui demande à mourir.
Et tu perds ton temps à retenir
Une illusion qui te fait souffrir .

On ne construit pas sur du sable…
On ne construit pas une relation (de couple) quand on est seul…

Phase 3 : L’action (le NO CONTACT) après la léthargie

Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs
Et de faire vieillir ton avenir.
Il est temps de te ressaisir,
Et à nouveau,
tu te dois de revivre.

Revivre…
On se le doit à nous-même.
A personne d’autres.

Phase 4 : Le lâcher prise

Laisse au présent la chance de te séduire,
Et au futur le bonheur de t’épanouir.
Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.
Il suffit de lui sourire et de t’ouvrir.

Le chemin pour y parvenir
Est de lâcher prise, ne plus retenir..
Laisser aller, afin de grandir.
Et à nouveau tout accueillir.

Le présent, c’est maintenant !
Il nous ouvre ses bras…
Le passé est inchangeable.
Alors à quoi bon ?

🙂

PS : Je vais bien… Tellement bien…
Je vous envoie des bonnes ondes optimistes ❤

L’heure du bilan ?

RoseJe ne parle pas (encore) du mien ici mais plutôt de celui de deux nanas formidables qui font, sans le savoir, un sacré boulot.

Il y a quelques mois d’ici – même si j’ai l’impression que cela fait des années, voire une vie entière – j’étais vraiment arrivée à ce qui me semblait être le bout de ma vie.
Le désespoir.
Le fond du trou.
Mon quotidien se partageait entre honte, colère et amertume.
Je m’étais « faite avoir par un connard ».
Le fait de l’avoir quitté moi-même ne semblait rien devoir y changer.
J’étais en plein gâchis sec de mon temps.
Révoltée.
Survoltée.

C’est à ce moment-là que, aiguillée par Google, je suis tombée sur le site de Scarlett.
J’ai dévoré ses écrits. Je me suis retrouvée dans les témoignages de ses lecteurs. J’ai suivi ses conseils.
Et, tout à coup …
Je n’étais plus seule mais épaulée.
Je n’étais plus honteuse mais combative (je suis définitivement convaincue par le NO CONTACT).
Je n’étais plus une sinistre gourdasse naïve mais la victime d’un manipulateur odieux.
Bref, je suis passée d’une attitude passive à une attitude active (voire pro-active) face à la détresse dans laquelle m’avait plongé mon PN.
INFORMATION – PARTAGE – MISE EN PLACE DE STRATÉGIES D’ÉVITEMENT
Mon trio gagnant.
Je suis fière de pouvoir dire que je m’en sors un peu mieux chaque jour.
Au départ de son feu de paille, j’ai créé un incendie mais c’est à Scarlett que je dois l’étincelle.
« L’incendie sinon rien », c’était mon unique condition.

La deuxième personne à m’avoir inspiré (et une des premières à m’avoir accueillie sur le blog) c’est Lumière.
Et j’ai été heureuse pour elle en lisant son bilan à la suite de celui de Scarlett.
Je n’ai ni sa douceur dans l’écriture, ni son altruisme alors, évidemment, je me braque un peu quand je lis qu’elle remercierait presque son PN pour les choses qu’elle a appris sur elle-même… Mais je respecte ce point de vue.
Si je dois prêcher pour ma chapelle, je ne le remercierais de rien.
Je me connaissais avant, je me connais de manière égale maintenant.
Cependant, si je dois me féliciter (et non pas LE féliciter) d’une chose, ça aura été pour ce blog.
De cette expérience néfaste, j’ai l’impression d’avoir su en faire ressortir du bon.
Pour vous informer, oui.
Tenter de vous mettre en garde, parfois.
Mais surtout, pour avoir pu illustrer avec des exemples simples, des enchevêtrements complexes et des techniques de manipulation bien éloignées de nos modes de vie, à nous, les « hyper-empathiques ».

Alors les filles, j’ai envie de dire, bravo à vous !
Continuez à partager et à faire vivre cette communauté solidaire dont je suis très fière de faire partie.

A lire :
Survivre à l’abus narcissique, https://leperversnarcissique.wordpress.com/2015/10/20/le-blog-a-1-an/
La lumière effraie les vampires, https://lalumiereeffraielesvampires.wordpress.com/2015/11/01/lheure-du-bilan-apres-avoir-vu-les-quatre-saisons-defiler-une-fois/

PS : Si vous tenez un blog, un groupe, une page Facebook sur ce sujet, pourquoi ne pas le présenter en commentaire ?
Chacun/chacune a certainement sa pierre à porter à l’édifice anti-personnes toxiques
😉

Just Like A Pill

Just Like A Pill

I’m lyin’ here on the floor where you left me
I think I took too much
I’m crying here, what have you done?
I thought it would be fun

I can’t stay on your life support,
There’s a shortage in the switch,
I can’t stay on your morphine,
‘Cause it’s making me itch
I said I tried to call the nurse again
But she’s being a little bitch,
I think I’ll get outta here, where I can

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you’re just like a pill
Instead of makin’ me better,
You keep makin’ me ill
You keep makin’ me ill

I haven’t moved from the spot where you left me
This must be a bad trip
All of the other pills, they were different
Maybe I should get some help

I can’t stay on your life support,
There’s a shortage in the switch,
I can’t stay on your morphine,
‘Cause it’s making me itch
I said I tried to call the nurse again
But she’s being a little bitch,
I think I’ll get outta here, where I can

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you’re just like a pill
Instead of makin’ me better,
You keep makin’ me ill
You keep makin’ me ill

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you’re just like a pill
Instead of makin’ me better,
You keep makin’ me ill
You keep makin’ me ill

I can’t stay on your life support,
There’s a shortage in the switch,
I can’t stay on your morphine,
‘Cause it’s making me itch
I said I tried to call the nurse again
But she’s being a little bitch,
I think I’ll get outta here, where I can

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you’re just like a pill
Instead of makin’ me better,
You keep makin’ me ill
You keep makin’ me ill

De la difficulté de suivre ses propres conseils (ou pas)

RougeCe qu’il y a de merveilleux avec ces PN, c’est qu’ils sont apparemment équipés de mini antennes capables de sentir le moment où leur funeste souvenir aura déserté votre tête…
Et là…
KABOOOOM !
Coup de théâtre.
Ils reviennent comme des rats…

Pas plus tard que hier, en commentant innocemment le mur d’un ami commun, Facebook me propose – tout aussi innocemment – de rajouter comme ami ce sinistre personnage.
Non mais ?
WHAT ?
Passé un moment de surprise. J’avoue que la tentation a été assez grande d’aller voir « ce que j’avais manqué » depuis notre blocage…
Et puis non.
J’ai tout aussi prestement re-bloqué l’individu avec un certain plaisir et un grand HA HA HA HA HA.
EDIT : Il paraît qu’on peut maintenant bloquer sur facebook des personnes qui nous ont déjà bloqué. Autant pour moi.

POURQUOI IL EST CRUCIAL DE SE DIRE « STOP »

  • Parce que, non, c’est pas dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Un PN ne change pas, ne s’amende, ne demande pas pardon, ne cherche pas à se faire pardonner,… NON.
    Par contre, il doit certainement se sentir en insécurité et revient vers une proie qu’il a déjà serré.
    Et encore une fois, c’est NON !
  • Parce qu’il ne revient pas pour vous. Au pire, il aura encore quelques miettes de votre santé mentale à grignoter chez vous. Il ne vous aura pas encore tout pris…
  • Parce que vous n’avez pas « subi » tous ces jours, semaines, mois de NO contact pour rien.
  • Parce que vous ne lui donnerez pas la satisfaction de lui faire croire qu’il est important pour vous. Il n’est RIEN.
  • Et, enfin, parce que c’est le plus BEAU coup de parpaing que vous pouvez lui encastrer dans sa petite tête de bellâtre…

Je vous livre mon mantra :

Tu n’es rien pour moi.
Tu ne m’as pas manqué.
Je t’ai beaucoup aimé, oui.
MAIS je t’ai démasqué.
J’ai relevé la tête et continué ma vie sans toi.
Je t’ai oublié.
Je n’arrive pas à croire que tu aies l’audace de venir mendier mon attention.
Maintenant, je te dis NON !
Et je te le dis de la plus délicieuse manière qui soit : en ne te témoignant plus LA MOINDRE attention.

😉

Le droit à l’image

RougeUne tasse de café et ça repart !

Il y a décidément un moment pour aimer et un moment pour oublier…

Il fut un temps où la colère et l’amertume guidaient spontanément mes doigts sur le clavier,
où écrire était une nécessité,
où les sentiments débordaient sur cet écran.
! IT’S TIME !
J’avais besoin de m’éloigner de « ce monde obscur » et de décrocher quelques rayons…
Je vous rejoins aujourd’hui avec un état d’esprit nouveau, plus détaché, plus léger peut-être MAIS avec une question cruciale : celle du droit à l’image !

Après en avoir discuté avec l’une d’entre vous, je reviens avec quelques recherches sur un sujet qui a préoccupé bon nombre d’entre nous… :

Le droit à l’image

Chacun a droit au respect de sa vie privée (art. 9 du Code Civil). Le droit à l’image, en tant qu’attribut de la personnalité, fait partie de la vie privée. Toute atteinte au droit à l’image constitue de ce fait une violation de la vie privée.

Le Droit à l’image des personnes est un droit absolu :

CA. Paris, 1re ch., 23 mai 95 (D.96, som.com 75, obs. Hassler) :
Toute personne a sur son image et sur l’utilisation qui en est faite, un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à sa reproduction sans son autorisation expresse et spéciale.

Le droit à l’image est-il applicable à Internet ?
Oui. Le droit à l’image est applicable quel que soit le mode de diffusion de la photographie ou de la séquence vidéo.

Conséquences pour la personne souhaitant diffuser une image d’une personne physique
Obtention de l’accord express de la personne :

  • Contenu de l’accord : L’accord doit porter sur la prise l’image elle-même ainsi que sur sa publication si cette image doit être publiée. Si l’accord n’autorise pas la publication de l’image, elle est interdite.
  • Images concernées : L’autorisation de la personne est indispensable qu’elle soit une personne publique, une connaissance ou un membre de sa famille. Il en est de même pour la publication sur Internet de photos montage (Fake).
  • Photo prise dans un lieu public : Le fait que la personne prise en photo soit dans un lieu public n’a aucune conséquence si elle apparaît de manière isolée grâce au cadrage réalisé par le photographe (Civ. 1re 12 décembre 2000, Bull.civ.I, n°322).
  • Forme de l’accord : L’accord doit être écrit car, en cas de litige, il faut apporter la preuve qu’on a obtenu l’autorisation de la personne.

Exceptions à l’obtention de l’accord de la personne

  • Accord tacite : Parfois, l’accord tacite peut se déduire du comportement de la personne. Mais ce cas est strictement limité aux personnes publiques dans le cadre de leurs activités publiques. Les juges exercent un contrôle strict la photo doit avoir un lien avec l’activité publique de la personne et avec les circonstances publiques de la prise de vue (CA Paris 1re Ch., 19 septembre 1995, D.95, IR 238). Il n’y a pas accord tacite si :
    • – la photo n’est pas en relation directe avec les activités professionnelles,
    • – l’utilisation du cliché est faite en dehors de son contexte ( CA Paris, 12 septembre 1995, Legipresse mars 1996, n°129-III, p.21).
  • Le droit à l’information : Le droit à l’information permet de limiter le caractère exclusif du droit à l’image si l’image illustre l’événement d’actualité. Il autorise la publication d’images de personnes impliquées dans un événement.

Publication d’une image déjà publiée

Un accord donné pour la publication d’une image n’est valable que pour cette publication. En cas de rediffusion ultérieure de cette image et pour une autre finalité, un nouvel accord de la personne concernée doit être donné. C’est le cas par exemple, d’une photographie publicitaire d’un mannequin parue dans un magasine et réutilisée dans un magasine spécialisé dans les photos de nus (Versailles, 11 mars 1998, Bull. Inf. C. Cass. 15 octobre 1998)

Sanctions

La reproduction d’une image sans l’accord de la personne concernée peut entraîner la responsabilité civile ou pénale de la personne ayant diffusé l’image.

  • Responsabilité civile : L’article 9 du code civil, permet d’engager la responsabilité civile de la personne ayant publié une photo sans l’autorisation de la personne concernée.

Le juge de référé pourra alors prescrire toutes mesures propres à empêcher ou faire cesser l’atteinte. Les condamnations peuvent être des dommages et intérêts, la publication judiciaire dans un organe de presse, la saisie des images ou biens incriminés. Dans le cas d’images publiées sur Internet, le juge condamnera le responsable du site à retirer les images des pages du site.

  • Responsabilité pénale : L’usage d’une image d’une personne avec intention de nuire est sanctionné pénalement. Les textes applicables sont le code pénal (CP) ainsi que la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Est sanctionné :

  • L’atteinte à la vie privée par la fixation, l’enregistrement ou la transmission de l’image d’une personne dans un lieu privé et sans son consentement (art. 226-1 du CP : un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende).
  • La conservation, le fait de porter ou de laisser porter à la connaissance du public ou d’un tiers ou l’utilisation de quelque manière que ce soit tout enregistrement ou document obtenu sans le consentement de la personne. (art. 226-2 du CP : un an de prison et 45 000 euros d’amende).
  • La publication par quelque voie que ce soit, d’un montage réalisé avec l’image d’une personne sans son consentement, s’il n’apparaît pas à l’évidence qu’il s’agit d’un montage ou s’il n’en est pas fait expressément mention (Art. 226-8 du CP : un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende).
  • L’atteinte à la dignité des victimes d’attentats (Art. 35 quater de la loi du 29 juillet 1881 : 15 000 euros d’amende).

Conséquence pour les personnes physiques :

Toute personne a un droit absolu sur son image. Elle peut ainsi :

  • S’opposer à être prise en photographie ou en vidéo et/ou s’opposer à leur diffusion sur quelque support que ce soit.
  • Lorsque la photo ou la vidéo a été diffusée sur Internet sans son accord, demander à la personne ayant diffusé son image de la retirer des pages web.
  • Lorsque son image a été diffusée sans son accord exprès, intenter une action en justice pour faire cesser le trouble que la diffusion lui cause ou pour obtenir réparation de son préjudice. La victime devra alors faire la preuve du préjudice constitutif d’une atteinte à sa vie privée.

Source : http://www.e-juristes.org/le-droit-a-l-image-des-personnes/

Je vous encourage donc à mettre vos maîtres chanteurs face à leurs responsabilités, de ne céder ni au chantage, ni à la menace car, malgré ce qu’ils en disent… NOUS sommes dans notre bon droit.
A bon entendeur…
😉
Séraphine

Oui, j’aimerais te défoncer la tête à coups de parpaings MAIS …

RougeIl y a des articles qui nous brûlent les doigts,
des articles qu’on ne peut pas écrire,
et, enfin, il y a ceux qu’on aurait VOULU NE PAS écrire.
Hé oui, on en est là.

Aujourd’hui est un jour ordinaire.
On devrait réellement se méfier des jours ordinaires.
Par des moyens détournés, sans sollicitation de ma part, je reçois une nouvelle des plus énormes…

Non seulement PN, ce petit sournois, se permet de diffuser des photos de moi à des tiers MAIS,
cherry on the cake,
il se plaint de harcèlement.
DE HARCÈLEMENT ?!
Allant jusqu’à chouiner qu’il a été porté plainte à la police…

Première réaction, à chaud :
Maintenant quoi ? Je m’en vais te le dire moi quoi ! J’appelle deux experts complètement défoncés au crack qui vont travailler nos deux copains. Avec une paire de pinces, un chalumeau et un fer à souder. Est-ce que tu m’as entendu ! Espèce de porc ! Je suis très loin d’en avoir fini avec toi ! Je vais te la jouer à la flamme bien moyenâgeuse !
(Monsieur Marsellus Wallace, Pulp Fiction)

* On souffle un bon coup *

Pourquoi ?
Parce que ce n’est qu’une provocation de plus sur un gros tas bien pourri de provocations de toutes sortes.
Ne jamais rompre le no contact…
Même si le no contact a ses failles et laisse fuiter des choses de temps à autre.
Tenir bon.

* On souffle un bon second coup *

Rationalisons ensemble

  • Dans l’hypothèse où ce débile a effectivement porté plainte pour harcèlement et qu’il n’a pas menti ( ET QU’IL N’A PAS MENTI, tu sens bien ma perplexitude).
    Il a quoi en main ?
    Quelques vieilles photos.
    Quelques et vieilles.
    Ben, je suis pas de la maréchaussée, mais c’est vachement light pour un harcèlement.
    Si on ajoute cela au fait qu’on a plus de contact depuis le mois de mai,
    que je vais plus à son cours depuis le même mois de mai
    et que je prône le no contact depuis des mois …
    Hé ben, MON DIEU, je suis vraiment la plus nulle des harceleuses !Mais admettons… Juste pour rire.
    Poussons la chose un peu plus loin.
    Il a gardé les photos. J’ai gardé les logs des conversations.
    Qui a demandé les photos ?

    Ben oui, vous avez deviné.
    Oo
  • Partons maintenant du principe qu’il ne m’attaque pas pour harcèlement mais pour diffamation.
    En effet, dans un « moment troublé » de notre « relation difficile », j’ai moi-même porté plainte contre lui.
    Imaginons qu’il n’a que récemment reçu sa convocation (ce qui expliquerait sa venue chez moi) et qu’il a comme une poussée de haine envers moi.
    Je ne peux pas nier le fait d’être retombée dans ses filets après la plainte.
    Je ne nierai pas la relation malsaine qui s’est établie par après.
    Ça serait mentir.
    Mais les faits sont les faits. Les menaces restent des menaces.

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Effectivement, il va peut-être payer pour ses actes à retardement mais c’est tellement pas mes affaires que je me demande encore pourquoi j’ai encore une pointe de compassion dans le cœur…

Alors quoi ?
C’est bien ce que je me demande…
A partir du moment où je mets, moi-même, un terme à la relation et où je ne te parle plus…
Qu’est ce que tu attends de ce genre de menace ?
Ta position est indéfendable.
Qu’est ce que tu veux alors ?
Me mendier un peu d’attention ? Un dernier contact ?
Je ne donne pas la charité aux rats, moi…

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La diplomatie selon Séraphine…

Tes coups de fils, savamment passé le jour de mon départ et celui de mon retour de vacances ne sont qu’une preuve supplémentaire de TON obsession pour moi.
Fais ton deuil…
Il n’y a pas de victoire pour toi au bout de cette histoire.
Raisonne-toi…
Tu as la chance inestimable et complètement non-méritée d’avoir une famille qui t’aime autour de toi.
Secoue-toi…
Ce n’est même pas moi qui causera ta perte, tu te débrouilles très bien tout seul.
Ouvre les yeux…
Tu as déjà perdu.
Va t’en…
Je n’ai que la plus basse des pitiés à ton égard…

Deuxième réaction – Réaction finale
Maintien du no contact

Madame Marsellus Wallace